‹ Le philosophe sans le savoir;Chapitre 32 sur 105 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

lo M. VANDERK père, en robe de chambre ; M, VANDERK fils,

M. Vanderk fils. Ah, mon père ! que je suis fâché î c'est la faute d'Antoine : je le lui avais dit ; mais il aura fait du bruit, il vous aura réveillé.

M. Vanderk père. Non, je l'étais.

15 M. Vanderk fils. Vous l'étiez ! Apparemment, mon père, que l'embarras d'aujourd'hui, et que...

M. Vanderk père. Vous ne me dites pas bonjour.

M. Vanderk fils. Mon père, je vous demande pardon, je vous souhaite bien le bonjour.

20 M. Vanderk père. Vous sortez de bonne heure.

M. Vanderk fils. Oui : je voulais...

M. Vanderk père. Il y a des chevaux dans la cour.

M. Vanderk fils. C'est pour moi, c'est le mien, et celui de mon domestique.

25 M. Vanderk père. Et où allez-vous si matin ?

M. Vanderk fils. Une fantaisie d'exercice; je voulais faire le tour du rempart: une idée... un caprice qui m'a pris tout d'un coup ce matin.

M. Vanderk père. Non, non, dès hier vous aviez dit 30 qu'on tînt vos chevaux prêts.

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