‹ Le Phlegmon Périnéphritique Chez l'EnfantChapitre 3 sur 10 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons eu occasion d'observer, à l'Hôpital de Ia Conception, à Marseille, durant notre passage au service des Enfants, deux cas de « phlegmon périnéphrétique ». Nous recueillimes alors les observations de ces deux cas sans songer à les utiliser plus tard. Arrivé aux termes de nos éludes, il nous a semblé que la rareté de cette affection chez l'enfant, l’évolution particulière qu'elle présente chez lui, pouvaient nous permettre de présenter l'étude de cette maladie comme sujet de thèse.

Nous avons trouvé dans la littérature médicale française fort peu de chose sur le phlegmon périnéphrélique chez l'enfant. | * Cette maladie, dit Comby, dans son Traité des maladies de l'Enfance, ne joue qu’un rôle effacé dans la pathologie de l'Enfance. |

Toutes les observations publiées sur la périnéphrite suppurée chez l'enfant remontent à peine à quelques années.

Jusque-là l'adulte seul passait pour être tributaire de cette affection. Et encore jusqu’à Ravyer, qui, en 1839, dans son

A0 Traité des maladies des Reins, décrit la maladie que nous étudions, on ne trouve pas de bonne PEprpues du phlegmon périnéphrétique.

Pourtant, la liste des auteurs avant publié des observa-

tions de Périnéphrite primitive ou consécutive à une affection calculeuse du rein est fort longue :

… Hippocrate, Rufus, Fabrice de Hilden, Franck, Cabrol, Blaud, Th. Turner, Gardien, Butter, Contegril, Ducasse, Pépin, Bell, Choppart, Civiale, tous ces auteurs avaient signalé des cas de suppuration péri-rénale.

Mais on n'avait pas donné de description d'ensemble de la maladie, on ne lui avait pas même attribué un nom. C'est Rayer qui iutroduisil dans la nomenclature médicale le nom de « périnéphrite ».

Le travail de Rayer, très remarquable, ne fut pourtant pas remarqué, et il fallut à la périnéphrite des parrains illustres pour s'inscrire sur le registre des maladies reconnues. Ce furent les leçons de Trousseau, à qui l’on doit la dénominalion de phlegmon périnéphrétique, celles de Demarquay, publiées, en 1862, par son élève Parmentier, dans l’Union médicale, enfin celles de Guéneau de Mussy, qui établirent nettement et définitivement son identité.

En peu d'années parurent alors, sur ce sujet, trois thèses de doctorat en médecine, toutes trois soutenuêés devant la Faculté de médecine de Paris. En 1860, celle de Féron et celle de Picard. En 1863, celle de Hallé. Cet auteur, résumant tous les travaux qui avaient été publiés jusque-là et ayant pu réunir trente cas de phlegmons périnéphrétiques, s'exprime ainsi : j

« Les enfants sont exempts des phlegmons périnéphrétiques, de même que chez eux les maladies des reins sont très rares. » ?

Depuis Hallé, les auteurs modernes ont ajouté à l'étude

Page 1