SCENE VII MARTHE, BERNARD
BERNARD, au public.
Le phoque est rentré chez lui.
MARTHE
Encore vous, monsieur?
BERNARD
Oui. (Montrant son portrait.) J'avais oublié, en vous quittant de prendre mon portrait, alors...
MAUTHE.
C'est bien... Prenez-le et allez-vous en.
BERNARD, s'asseyant.
Je m'en vais, mademoiselle, je m'en vais.
MARTHE, à part.
Il s'installe!
Seulement, avant de partir, avant de m'éloigner pour toujours, je veux tout vous dire, plaider ma cause et obtenir votre pardon.
C'est inutile, monsieur, je ne vous écouterai pas.
BERNARD
Si, mademoiselle, vous m'écouterez.
MARTHE
Non, monsieur.
BERNARD
Vous m'écouterez, parce que vous êtes femme et que les femmes écoutent toujours, même aux portes. — C'est de naissance.
MARTHE
Vraiment ?
BERNARD
De naissance, oui... Donc, mademoiselle, j'ai coinmis une première faute, celle de convoiter le bien d'autrui, c'est-à-dire la femme du phoque... (se reprenant.) de mon prochain... Cette femme, c'est votre voisine, la phocataire... (se reprenant.) la locataire du dessous... Elle est jolie, très jolie! MARTHE, protestant.
Oh ! jolie!... Pas tant que cela!
BERNARD
Vous voyez bien que vous m'éco'ulez. (changeanl de ton.) Sou mari est plutôt moins bien, il est même lai l, tré.-^ laid.