LES RADIATIONS EN PHOTOGRAPHIE
songez, ami lecteur, que, dans ces conditions, la lumière met huit minutes pour nous parvenir du soleil, quelques années pour venir des autres étoiles ; comme la particule émise l’est d’autant plus anciennement qu’elle est plus éloignée du corps lumineux, on déduit que, d’après la théorie de l’émission, la réception à un instant donné, de la particule émise, par le soleil, a été faite huit minutes auparavant.
Malheureusement, cette théorie très simple, permettant la facile explication des principaux rudiments de l’optique se trouve en désaccord avec l’expérience dans un grand nombre de faits ; pour n’en citer qu’un seul, l’émission attribue au rayon une vitesse plus grande dans l’eau que dans l’air, or la mesure directe prouve exactement le contraire.
11 était donné au physicien français Fresnel, d’imaginer une théorie en rapport avec l’expérience, cette hypothèse dite de V ondulation repose sur des principes absolument différents; la marche du pinceau lumineuxestpluscomplexe à saisir, mais essayons d’allumer notre lanterne.
Avez-vous, dans une heure de désoeuvrement, lancé des pierres dans l’eau?
Sans doute cette occupation vous a semblé tout à fait dépourvue de conséquences? Un penseur, cependant, à l’aspect de ces rides circulaires, devait y voir la raison majeure de phénomènes jusqu’alors bien obscurs, tout en ayant rapport à la lumière. Que de grands effets viennent ainsi, souvent et sans qu’on y prenne garde, de petites causes !
(A suivre.)
MARCEL MOLINIÉ
La Vologne à Rctournemer
FRtDKRJC DILLAYF
Jïprès avoir formé cette si pittoresque et si charmeuse nappe J'eau qu‘est te tac Je T{eiournemer, la délicieuse petite Yologne s'épanJ en cascades sur un énorme bloc de rocher d'une pente de 40^ environ. l.es hêtres et les sapins l'entourent, masquant sa fuite dans une gorge sauvage invitant au repos et à la rêverie, l^epos ! soit... on a mis des bancs un peu partout... T^êverie ! .. . C'est plus diffeile à certaines heures du jour. 000-
SPECTTiALE
PBOTOGJiJlPnJE
ANS un de ses volumes intitulés T^ouveautés photographiques, notre rédacteur en chef a longuement traité la question de la photographie fantômale. Les moyens qu’il donne sont excellents. Il y en a d’autres encore indiqués par hA. Hopkins dans le
Scientific American.
Ainsi, par exemple, on peut faire une image positive très transparente sur verre, de la même grandeur que la plaque sensible à employer pour la photographie spectrale. Cette plaque sera ensuite placée dans le châssis négatif, comme d’habitude, mais on aura eu soin d’appliquer préalablement contre sa surface sensible le faible positif.
C’est ce positif qui reposera sur feuillures du châssis et c’est au travers de lui que la plaque sera exposée, après qu’on aura tenu compte de l’épaisseur du positif pour vérifier la mise au point. De cette façon on obtient sur le phototype négatif, en même temps que la personne, un objet fantasmagorique préparé antérieurement. C’est là un très bon procédé pour les professionnels qui usent de la photographie spectrale.
Ils peuvent être trahis cependant par l’emploi réitéré de la même diapositive.
On peut encore peindre les contours de la figure désirée sur le fond de la chambre noire à l’aide d’une solution de sulfate de quinine. Lorsqu’elle est sèche, l’image est invisible, mais elle n’en influence pas moins assez nettement la surface sensible pour être suffisamment vue sur le négatif.
Des expériences récentes ont amené encore à un autre procédé.
11 consiste à suspendre devant l’objectif photographique un miroir de diamètre plus petit que celui de la lentille, de façon qu’il reçoive l’image d’un objet, situé à droite ou à gauche de l’objectif, mais dans un plan perpendiculaire à son axe horizontal. Cette image se réfléchira dans la chambre noire et impressionnera simultanément la plaque en même temps que l’image [d’un modèle situé, lui, dans l’axe de l’objectif et qui est formé, sur la surface sensible, par les rayons marginaux de l’objectif contournant le miroir.
Le miroir étant situé en dehors du foyer n’apparaîtra pas sur la plaque photographique. On obtiendra des objets variés à l’aide de cet artifice des plus simples.
La quantité de lumière réfléchie dans la chambre noire, par le miroir, est réglée par la distance de ce dernier à l’objectif et les rayons marginaux peuvent l’être également par l’ouverture du diaphragme.
L’appareil nécessaire est = très simple. Il consiste en une plaque percée de façon qu’on puisse l’adapter entre le tube de l’objectif et la
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