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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

SUR LES Effets de Nuit

I l’on veut bien ne pas trop en abuser et choisir nettement son motif, les effets de nuit en photographie peuvent incontestablement produire certaines sensations artistiques. Ce fut, il me semble bien, vers i SqS ou 1896 que les premières manifestations, dignes d’intérêt, parurent en ce genre. Sans vouloir me piquer d’une sûreté d’érudition impeccable, je crois me souvenir que ce fut M. Paul Martin, qui, le premier, nous procura en France une sensation artistique de la Photographie nocturne par de superbes vues de Londres à réverbères allumés. Je dis sensation artistique, car il nous avait été donné de voir, en ce genre, de nombreuses tentatives, plutôt documentaires qu’artistiques, nous représentant des fusées de feu d’artifice ou des éclairements de masses par des projecteurs électriques.

Depuis la manifestation de M. Paul Martin, on a beaucoup photographié la nuit et beaucoup écrit sur le sujet. M. Paul Martin de ce côté, M. Fraser de cet autre, M. Alfred Stieglitz ici, M. Ellis Kelsey là et... tutti quanti. M. E. Kelsey est cependant un de ceux qui me paraissent avoir le mieux résumé la question. En somme, elle n’est point compliquée. Ce qu’elle exige surtout, c’est de la bonne humeur, de la patience et une bonne santé.

Le matériel du nocturniste est le même que celui du diurniste. Appareil de voyage ou à main avec pied articulé. Plutôt à foyer fixe qu’à foyer variable. La mise au point, par une faible lumière, n’est point chose facile, en effet, et mieux vaut s’assurer de la mise en plaque du sujet avec le viseur qu’en ayant recours à la glace dépolie.

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