COINS DE FRANCE
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Le Galoaipe de Pontehâteau
UR le bord du sentier qui conduit en spirale à la plate-forme, il y a place pour i5 petites chapelles ou oratoires. Trois seulement sont achevées.
Le moment est venu de donner à cet ensemble une consécration solennelle, la grande fête ne pouvait être mieux fixée qu’au jour même de l’Exaltation de la Croix, 1 4 septembi e. Montfort est muni de pleins pouvoirs par l’Evêque de Nantes, quatre prédicateurs doivent se faire entendre en même temps des quatre côtés du monument.
Et l’on est au soir de la veille de ce grand jour, lorsque, à 4 heures, un messager paraît, qui remet à Montfort un pli portant le cachet de l’Evêché de Nantes.
C’est la défense de bénir le lendemain son Calvaire.
On se représente l’émotion qui se répand en un clin d’œil dans toute la foule. Le saint missionnaire est le seul à garder tout son calme. Sans perdre un moment, il part pour Nantes et voyage toute la nuit. Dés le matin, il est aux pieds de Sa Grandeur. Hélas ! c’est pour entendre confirmer de vive voix la défense qui lui a été faite.
Montfort n’ignorait pas que ses ennemis les Jansénistes, rendus de plus en plus furieux de ses succès, avaient juré d’entraver son œuvre et, pour cela, agi de tous côtés.
Un rapport mensonger, évidemment dicté par la secte, a représenté à la Cour, le pieux monument comme une foVteresse qui serait dangereuse pour la sécurité du pays.
(1) Voir le n“ 6 du Pholographiste.
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