‹ Le photographisteChapitre 51 sur 92 · MAURICE SIMON · texte numérisé non relu

MAURICE SIMON

coloristes emploient des disques sur lesquels, par segments, les teintes à combiner se trouvent disposées; durant la rotation du disque le premier segment impressionne la rétine en bleu par exemple, cette impression dure encore lorsque le segment suivant émettra une couleur rouge, les deux teintes se fondent et donnent l’illusion de leur mélange.

Ce moyen permet de reconnaître si les trois couleurs (bleu, rouge, jaune) utilisées dans la photographie des couleurs sont de tonalité voulue; peintes par segments leur ensemble doit constituer un noir, au contraire les couleurs du spectre solaire ainsi disposées donnent une teinte blanche.

Les phénakistiscopes enfantins sont construits d’après la même remarque optique; un miroir tournant montre les images successives d’une bande de papier sur laquelle est dessiné un sujet animé dans les diverses phases de son mouvement; l’image dans le miroir, vue par l’œil, semble animée, étant donnée par une suite rapide de petites images toutes décalées d’un détail insignifiant; le cinématographe est une application de ce genre : le sujet, au lieu d’être dessiné, est

reproduitpar la photographie; c’est le document animé; chaque image doit se substituer exactement à la précédente alors que l’impression de la première image persiste encore; les épreuves doivent être prises et projetées avec un écart de un dixième de seconde les unes des autres. La plaque photographique est, comme notre rétine, influencée par des rayons infiniment faibles, mais cette étude nécessite au préalable la connaissance des diverses radiations, la grandeur de l’onde agissante, la sensibilité particulière des corps chimiques occlus dans l’émulsion et, en général, la lumière blanche sur une plaque de sensibilité moyenne provoque une impression, alors que la rétine n’est aucunement influencée; un dixième de seconde suffit. Ces diverses questions feront l’objet de futures causeries en avançant pas à pas dans ce domaine si obscur de la lumière.

C’est ce qui reste à 7{ome des quatorze arcades de l'aqueduc de Claude, commencé par Caligula, et plus tard utilisé par le pape Sixte-Quint pour l’aqueduc Vélicc. Jîurélien s’en servit pour ses murs d’enceinte et en forma les portes Labicana et Prœnestina. Tionorius ferma la première. Trois inscriptions relatives à la construction et aux restaurations de l'aqueduc se déroulent sur le haut de cette porte monumentale. Jl son flanc extérieur se dresse le tombeau du boulanger Eurysaccs. o o

MAJ{CEL MOEimÉ.

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