CONSTITUTION D'UNE ÉPREUVE DIAPOSITIVE EN COULEURS NATURELLES
Choix de la plaque pour le monochrome bleu-verdatre. — A/Vettons donc la plaque négative dans un châssis-presse ordinaire et recouvrons cette plaque d’une plaque positive pour projection, enduite d’anti-halo au dos, et gélatine contre gélatine. Rien là, en somme, qu’un tirage ordinaire de plaque de projection. On emploiera pour cela, à volonté, des plaques diapositives à tons noirs ou à tons chauds. 11 se pourrait bien que les tons chauds donnent plus de légèreté à la teinte générale ultérieure et surtout se prêtent mieux à la coloration finale.
Exposition. — L’exposition se fait à une lumière artificielle. Je préfère une lumière douce plutôt que vive. Par exemple, un bec de gaz papillon brûlant derrière un verre dépoli et à soixante centimètres duquel on fait l’exposition. Donc, emploi des plaques à tons noirs ou à tons chauds avec exposition aussi juste que possible. Toutefois mieux vaudra qu’elle soit plus longue que plus courte.
Développement. — La plaque diapositive exposée sera de préférence, à mon avis, développée à l’acide pyrogallique. La formule que j’ai donnée dans une brochure intitulée : L’Art dans les Projections fournit d’excellents résultats.
Au surplus, agissez comme bon vous semblera, pourvu que votre diapositive soit claire, brillante et avec une très parfaite gradation de tons.
Transformation de l’image noire en image bleue. — Quant le développement est achevé, vous mettez la plaque à plat, sous un robinet d’eau ouvert, gélatine vers le robinet, et vous laissez couler l’eau dessus pendant loà i5 minutes, sous la lumière rouge ou jaune du laboratoire. Puis vous la plongez pendant 40 à 90 secondes dans une solution de ;
Eau distillée ; Q. S. pour 1 00 cm'' ; Ferricyanure de potassium 10 g.
Cette solution doit être conservée à l’abri de la lumière lorsqu’on ne s’en sert pas.
L’image blanchit et disparaît. Quand le blanchiment est complet ou à peu I près (i minute à i minute et demie suffit), vous la reportez sous le robinet,
1 dans les mêmes conditions que précédemment, et vous la laissez se laver
1 ; pendant 10 minutes. Vous la plongez ensuite, pendant une minute environ,
dans le bain suivant :
I 1 Eau distillée : Q, S. pour 5o cm"; Solution de perchlorure de fer au 1 / 1 o : 5o cm"
/[ dans laquelle l’image réapparaît brusquement et dans toutes ses parties.
Il n’y a plus qu’à la rincer rapidement et à la plonger dans un bain d’hyposulfite de sodium à 18 pour 100 environ, où elle prend aussitôt une belle teinte bleu-verdâtre.
11 n’est pas nécessaire que ce bain d’hyposulfite soit acidifié avec du bisulfite de sodium. Toutefois, je n’ai pas remarqué que les résultats fussent sensiblement changés en l’acidifiant.
Sitôt que la débromuration de la plaque est achevée, ce qui demande environ une minute, celle-ci est mise à laver comme s’il s’agissait d’une image de projection ordinaire.
Observations relatives au monochrome bleu. — En somme, l’obtention de ce monochrome bleu ne présente pas la plus petite difficulté opératoire. Mais il est nécessaire que le résultat soit franc. C’est justement de la franchise de cette épreuve et de sa plus ou moins grande densité que vont dépendre ultérieurement la vérité et la densité de l’image finale. Je crois donc bon de noter ici quelques observations.
Port du Croisic paul trémant
Le Croisic, un délicieux endroit à visiter pour te photographe . Ses habitants, leurs mœurs et leur industrie offrent encore un vif intérêt. Presque aussi vif que les vers de 7ff"‘de la Materais, à qui Voltaire, dupé, adressa un galant madrigal, alors que la soi-disant demoiselle n’était qu'un auteur du cru : 'Desforges-Maillard, o o o o o o c
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