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CONSTITUTION D'UNE ÉPREUVE DIAPOSITIVE EN COULEURS NATURELLES

Tout d’abord, il m’a semblé qu’on arrivait plus facilement à une image légère, quoique suffisamment dense, avec les plaques dites à ton chaud et, point beaucoup plus important encore, il paraît bien que ce soit avec ces plaques-là, comme je l’ai noté plus haut, que le verdâtre du bleu apparaît le mieux. Or, il est de première nécessité que ce phénomène ait lieu.

Un bleu franc ou un bleu liliacé n’amèneront jamais l’image finale à sa vérité.

Une action trop prolongée dans le bain de ferricyanure, c’est-à-dire un blanchiment par trop complet, et une action aussi trop prolongée dans le bain de perchlorure de fer, donnent facilement naissance à un bleu vif, en dehors du programme.

On peut donc, si besoin, fortement diluer la solution de perchlorure de fer.

Si l’on arrive mal, en ne prolongeant pas cette double action, à obtenir une épreuve suffisamment dense, il faut alors supprimer le rinçage avant le fixage.

Dans le fixage, il se produit souvent un précipité noir pulvérulent. Pour éviter tout accident de ce chef il faut fortement balancer la cuvette pendant toute la durée du fixage; même, il est d’une bonne pratique, au bout d’une minute d’immersion dans ce bain, de passer la plaque dans un second bain de fixage composé comme le premier.

La gélatine impressionnée doit être d’une clarté parfaite. On fera donc bien, après un lavage sommaire à la sortie du fixage, de mettre la plaque cinq minutes dans un bain clarifiant indiqué au fixage du négatif.

Si, malgré cela, la gélatine présentait une teinte brunâtre provenant d’une sous-exposition et d’un développement trop poussé, on arrive souvent encore à l’éclaircir en plongeant la plaque dans un bain de :

Eau : Q. S pour 25o cm''; Alun de potasse pulvérisé : î5 g ; Acide sulfureux : 4g

Une solution d’acide oxalique à 5 pour 1 00 pourrait être employée, avec beaucoup de ménagement. L’acide oxalique est, en effet, un dissolvant du bleu de Prusse, lequel constitue le monochrome bleu.

Une fois bien lavé, le monochrome bleu est mis à sécher dans une chambre à température moyenne et constante.

Vernissage du monochrome bleu. — Aussitôt l’épreuve bleue sèche, il faut tout d’abord la vernir avec un vernis spécial au celluloïd (i ). Je n’insisterai pas sur cette opération qui n’a rien de plus particulier que celle qui consiste à vernir un négatif.

Par quels négatifs doivent être constitués les monochromes rouge carminé et jaune franc. — Pour des raisons semblables à ce qui a été dit au commencement du ^ 1 de cette seconde partie, l’écran vert-jaune ayant arrêté les radiations rouge-carmin, et l’écran bleu-violet les radiations jaune-franc, ce seront ces radiations éliminées qui ont constitué les parties transparentes des images négatives prises sous ces écrans, donc qui formeront les images positives que l’on obtiendra avec ces négatifs. Pour le monochrome rouge-carminé nous emploierons le négatif vert-jaune et pour le monochrome jaune-franc le négatif bleu-violet.

On peut très aisément faire en une seule opération le tirage de ces deux monochromes, puisque, en principe, nous avons visé à ce que nos trois négatifs aient la même valeur.

(1) J’ai donné dans mon ouvrage : LeslSoJvcautcsPhotographiques, i^nnic \ page 84. le moyen de fabriquer soi-même un tel vernis.

Le Glanage Georges héun

. — ^ Glaner parait chose des plus naturelles. Combien de bons esprits cependant tiennent ce geste pour un crime. J\e conduit-il pas souvent au vol? Qui résoudra le problème, bien que l'ancienneté de l'usage établisse prescription 00000000000000000

LE PTiOTOGT{JlPTiJSTE

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