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LA CONSTITUTION D’UNE EPREUVE DIAPOSITIVE EN COULEURS NATURELLES

Au demeurant, grâce à l’émulsion au bromure d’argent qui recouvre la pellicule, nous possédons un moyen de contrôle de l’exposition. Si nous ouvrons le châssis, sous une lumière très faible, nous voyons, en effet, au dos de la pellicule une image légèrement brunâtre. Quand cette image donne un ensemble complet, mais non complètement détaillé, l’exposition est suffisante. Ceux à qui le procédé au platine est familier sauront que l’exposition est correcte si l’image a les qualités requises pour une bonne épreuve au platine.

Développement des pellicules. — Quand l’exposition est jugée suffisante, la pellicule est plongée, à la lumière du jour diffusée, dans une cuvette contenant de l’eau à la température de 38 à 40° C. Au bout de deux à trois minutes, on voit la gélatine friser, se détacher de-ci, de-là, en pelures menues, en même temps que l’eau devient laiteuse et jaunâtre. C’est la gélatine, non ou peu atteinte par la lumière, qui se dissout entraînant avec elle le bromure d’argent qu’elle contient.

On laisse ainsi la pellicule dans l’eau, constamment maintenue à la température ci-dessus indiquée, jusqu’à ce qu’en regardant l’image sur un fond noir ou sombre, elle apparaisse très distinctement en blanc dans tous ses menus détails. Les parties qui doivent être d’un blanc absolu dans les épreuves finales devront alors être totalement débarrassées de gélatine et montrer le celluloïd à nu, ou tout au plus de la gélatine mince, sans trace de bromure d’argent. L’image prend alors l’aspect de ces images sur pâte de porcelaine appelées lithophanies.

Si l’exposition a été un peu trop longue, on peut sauver les images en augmentant graduellement la température de l’eau.

Quand le développement est nettement terminé, la pellicule est plongée dans un bain d’hyposulfite de sodium à 20 p. 100. L’image en relief se débarrasse alors de tout le bromure d’argent qu’elle contient. On lave ensuite à grande eau jusqu’à élimination complète de l’hyposulfite.

Mise en couleurs des monochromes rouge-carminé et jaune franc. — Après un lavage suffisant, les pellicules peuvent être séchées ou employées humides pour la mise en couleur.

Les bains de mise en couleur, comme tous ceux d’ailleurs relatifs à ce procédé, doivent être mis dans une cuvette de porcelaine blanche rigoureusement propre. La durée de la mise en couleur est réglée suivant la force du relief de l’image. Impossible de donner une indication précise. Avec un

fort relief, une immersion de huit à douze heures donne une coloration complète.

Le bain pour le rouge se compose de :

Eau distillée :

Q. S. pour 1 .000 cm ' ;

Solution à 3 p. 100 d’érythrosine J : î5 cm-‘.

Le bain pour lejaunesera :

Eau distillée : Q. S.

pour ) .000 cm'* ; Chrysophénine G : 4 g.

Faites dissoudre à 70° C, et ajoutez :

Alcool : 200 cm*’.

L’érythrosineJ estlen’SqS de la table de Seyewetz et Sisley; la chrysophénine G est le numéro 207 de la même table.

Les bains doivent être à la température ordinaire.

Contrôle des mises en

COULEUR DES MONOCHROMES.

Mont Bride Dessous

— Xin des nombreux villages rencontrés dans la merveilleuse route de Sixt au Ter à Cheval. Jîu fond, le Tanneverges silhouette la colossale architecture de ses aiguilles. C est une des routes les plus curieuses de cette intéressante Tiaute^Savoie. Son nom de Sixt lui-meme a sa curiosité. T^'allez pas croire que c'est une des heures canoniales retenues (sexte) pour dénommer l'abbaye voisine. Six ou siz, en patois du pays, signifie clôture d’arbustes. Tt la haie

foisonne ici. oooooooooooooooooooo

LE PJiOTOGTiJfPTUSTE

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