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REFLETS

Gëlatino Bromure

LE PHOTOGT{JlPmSTB

LA GOMME Bl-CHROMATEE AU DELA DES VOSGES

purs et ne résistant que peu à l’action de la lumière. En général, on n’emploie pas une grande variété de couleur : noir d’ivoire, sienne brûlée, rouge brun, bleu de Prusse, vert de chrome, ocre rouge, ocre jaune et carmin pour les mélanges visant aux teintes violettes. On rebroie ces couleurs aussi finement que possible avant de s’en servir. On se sert, à cet effet, d’un mortier ou d’une large lame de verre dépolie et d’une molette de verre, également dépolie.

Ustensiles. — La brosse dite « queue de morue » est employée pour l’encollage du papier. U ne brosse large et courte pour étendre la couleur; un blaireau assez grand pour égaliser la couche de celle-ci et chasser l’excès de couleur. Bien entendu, là-bas comme ici, un photomètre est nécessaire pour l’insolation ; une cuvette de porcelaine ou de fer émaillé, pour pouvoir chauffer l’eau à volonté.

"Encollage du papier. — Le réencollage, que nos voisins, à l’encontre de quelques-uns de nos grands gommistes, considèrent comme absolument nécessaire pour empêcher la pénétration de la couleur dans les pores du papier, se fait par un enduit uniforme de gélatine. M. G. Gaedicke préconise un encollage à chaud formé de ;

Gilatine : 2 parties; Eau : 100 parties; Alcool ; 10 parties

On dissout la gélatine à chaud dans l’eau et l’on ajoute l’alcool. On agite et on laisse reposer. Vous fondez de nouveau pour l’usage.

D’autres auteurs, dont N\.. Watzeck, soutiennent que la solution chaude a maints inconvénients et qu’il est préférable de se servir de gélatine froide fluidifiée.

Voici sa préparation : 5o grammes de gélatine gonflée dans de l’eau froide que l’on verse dans un pot eri terre contenant ] .000 centimètres cubes d’eau chaude. On remue lorsque la gélatine est dissoute, puis on place le pot dans un lieu où la chaleur et l’air fassent mûrir la solution, ce qui se produit au bout de 8 à i5 jours.

Lorsqu’elle commence à se moisir à la surface, on décante avec précaution la gélatine liquéfiée dans une grande bouteille, l’on ajoute 5 à 10 centimètres cubes de formol du commerce. A l’aide de la queue de morue, on applique, sur le papier, une couche égale et on le suspend pour le faire sécher. Chaque fois qu’il a servi, le pinceau doit ètie soigneusement nettoyé. Le formol conserve à la gélatine ses propriétés à l’égard du papier, même si l’on immerge le papier dans l’eau chaude.

Si la queue de morue a abandonné des poils sur le papier, il faut attendre que l’endroit ait quelque peu séché pour les extirper aisément.

Sensibilisation. — En France, les gommistes, de même qu’ils ne veulent pas démordre de l’emploi du bic.hromate de potassium, tiennent essentiellement à mélanger la solution sensibilisatrice à la gomme et à la couleur. Il n’en va pas de même au delà des Vosges. On préfère sensibiliser d’abord et étendre la couleur ensuite. C’est, plus ou moins modifiée par le mode opératoire, la méthode dite de Packham qui pourrait bien être la méthode à Maskell, ou réciproquement. Le papier encollé est fixé par les coins sur une planche à dessin préalablement recouverte d’une feuille de papier buvard, et l’on y verse la solution chromatée de façon à en former une couche assez épaisse que l’on égalise avec une touffe de ouate. On promène cette touffe sur toute la feuille pour qu’elle soit entièrement imprégnée et prenne une teinte jaune caractérisée. Puis, on la suspend dans l’obscurité complète pour être séchée.

Eglise à Innsbrück

Capitale du Tyroï, 7nnsbrück, construite sur les rives de llnn, offre au photographe des constructions d'un caractère assez particulier. oooooooo

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LE PTiOTOGT\/lPTiJSTE

LA GOMME BI-CHROMATEE AU DELA DES VOSGES

Étendage de la couleur. — C’est sur ce papier sec qu’on étend la gomme colorée.

On peut se rendre compte de la proportion du mélange gomme et couleur en enduisant légèrement le papier. Suivant qu’il sèche plus ou moins vite, on connaît les poids en couleur et en gomme. J1 faut avoir une pratique assez longue du procédé pour diagnostiquer avec sûreté.

Voici, à titre d’indications utiles, quelques formules :

Pour le brun

Couleurs en tubes (Noir d’ivoire et Sienne brûlée en quantité égale), en tout : 5 g. Solution de gomme et de colle de poisson : 20 g. ; Eau : 17 cm'.

Pour le vert-bleu

Couleurs en tubes bien broyées (Noir d’ivoire ; 2 gr. ; Vert de chrome ; 2 g. ; Bleu de Prusse : 1 g.) en tout : 5 g. ; Solution de gomme et de colle de poisson ; 21 g. ; Eau : 18 cm'.

Ici, comme dans le procédé à la gomme seule, il faut une proportion de gomme assez forte pour obtenir des blancs bien purs. Son excès a l’inconvénient, toutefois, de nuire au dépouillement des demiteintes et à la venue des détails dans les clairs, ce qui amène fatalement à une épreuve dure et sèche. Une proportion moindre de gomme favorise le dépouillement des demi-teintes, mais nuit à la pureté des blancs. Le juste milieu, si cher à la photographie, reste toujours de mise.

Ces formules sont préconisées par M. Cari Spohr.

En voici d’autres indiquées par M. G. Gaedicke qui emploie des couleurs en poudre.

Pour le noir

Noir d' ivoire : lo parties ;

Noir de fumée : 3 parties ;

Solution de gomme et colle de poisson ; 40 parties;

Eau : 20 parties.

On prend un volume de cette mixtion que l’on mélange à 7 volumes d’eau pour une image à tons vigoureux, mais on met 1 o parties d’eau pour une image à tons délicats et lumineux.

Pour le brun

Terre de Sienne brûlée : 10 parties ;

Solution de gomme et de colle de poisson : 20 parties ; Ea u : 20 parties.

Cette mixtion mère est étendue d’une quantité égale d’eau.

L’insoJation doit avoir été suffisante dans tous les cas. line insolation, trop prolongée ou insuffisante, produit les mêmes effets que trop de gomme ou insuffisance de gomme. Nous verrons, plus tard, comment cette insolation se fait.

Ces formules ne sont, en somme, que des indications types. 11 va de soi qu’en choisissant dans la palette que nous avons indiquée, deux couleurs à mélanger, avec une pointe d’une troisième, on peut obtenir une infinie variété de tons. Toutefois, pour que ces tons soient francs, il ne faut jamais mélanger plusieurs pouleurs ensemble, et s en tenir à ce que nous venons de dire : deux couleurs et une pointe d une troisième. C est là une règle d aquarelliste qu’il est bon de ne pas perdre de vue.

bourrasque Je la Jernière maree en profite pour laisser ses flancs à Vexamen des calfats. L'etoupe aveugle les joints

disloques. Le goudron

le tout ctenJ sa couche protectrice.

(Jl suivre.)

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