OBSERVATION VIII
(Observation du D' VIVIER)
Enfant P.., sexe masculin, à Chinon, 9 ans. L'enfant présente a sa naissance un double pied-bot varus équin. Le varus est plus marqué à droite. A l’âge de trois ans, les parents inquiets. de voir s'affirmer la déformation décident l'intervention d’un chirurgien qui pratique une ténotomie suivie de manœuvres modelantes. Le résultat, excellent au début, ne persiste pas, la contention du redressement étant en effet mal assurée et pratiquée d'une façon irrégulière. ;
En décembre 1911, on présente l'enfant au D" Vivier, Le varus est extrêmement marqué; le petit infirme repose tout à fait sur le bord externe de son pied, l’astragale fait en dehors . une saillie prononcée, l'enroulement est complet. C'est un véritable moignon qui ‘empêche l'enfant d'aller à l'école où ses parents doivent le porter.
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On décide une intérvention, elle a lieu le 1% janvier 1912.
Par une première ponction au lieu d'élection, lastragale est atteint, on le perce et on agrandit l'orifice creusé. Puis, retirant le bistouri, on enfonce la curette et on évide complètement l’astragale et l'extrémité antérieure du calcanéum ; on essaie la réduction. Un obstacle existe encore ; on pratique une deuxième ponction au-dessus du cuboïde, on perfore cet os que l’on mine en entier. Le pied, devenu plus malléable, peut être mis en hypercorrection. Cette technique est appliquée successivement aux deux pieds. ;
On fixe la position nouvelle par un plâtre que l'on enlève deux mois après. L'enfant ne porte plus que des chaussures ordinaires. On le masse quotidiennement.
Revu à Pâques 1913, c'est-à-dire un an et demi après avoir subi l'opération, on constate encore.un peu de varus à droite. On conseille le massage. L
Actuellement ce varus à disparu. Les deux pieds ont tout à fait normaux. L'enfant ne porte aucune chaussure orthopédique ; il dit avoir fait plusieurs kilomètres sans fatigue. Et, de fait, sa marche est excellente.