‹ Le pilote américain [microforme]Chapitre 4 sur 54 · VARIATION ; 14° N · texte numérisé non relu

VARIATION ; 14° N

Les jours de pleine et nouvelle lune, if est jieine mer sur Ja côteS. de l’île à huit heurestrente minutes, et à dix heures trente minutes sur celle du N. La mer monte jusqu'à onze heures dans l'étang. Le terme moyen de l'élévation deseaux, dans Îes grandes marées, est de sept pieds, et de quatre dans les mortes eaux. Le flot vient du S. 22° 30' Q. , avec une vitesse d’un demi-mille ; sa direction dévie, et sa rapidité augmente près des extrémités de l'île. À mi-flot il porte au N., et au S. à mi-jusant, avec une grande rapidité sur les barres du N. E. et du N. ©. ; ce qui en rend les approches dangereuses lorsqu'on n’a pas une brise suffisante, La barre du N. E, s'étend à quatre lieues dans l'E, 22° 30' N, de l'extrémité E. de l'ile; elle est fort basse dans toute son étendue, n'ayant deux, trois ou quatre brasses, que dans un petit nombre d’endroits ; de là elle continue dans l'E. et VE, 11° 15° S.; le fond augmente graduellement jusqu'à douze, quinze et dix-huit brasses, à Ja distance de dix lieues, alors elle se détourne dans le$. etleS.E., et celui-ci [ le fond], décline à soixante et soixante-dix brasses. Au N.etàlE,, elle est fort accore. Dans une routé de trois milles, la profondeur atteint cent trente brasses, Les sondes sont plus graduelles par le travers de l'île, Le bas-fond de Ia barre du N. ©. se dirige vers PO., et augmente proportionnellement jusqu’à soixante-dix brasses, à la distance de vingt à vingt-cinq lieues de l'ile, puis il se tourne vers l'E. et le S, jusqu’à ce qu’il rencontre les sondes de la barre du N. E. La qualité du fond en général est un très-beau sable mêlé de quelques pierres transparentes. Dans le N., et près de Ja barre du N.E., celui-ci est mêlé de beaucoup de taches noires;

; “près de la barre du N. O. il a une couleur verdâtre. Celle Ecosse du N. E. brise, pendant le mauvais temps , à la distance de \ huit ou dix lieues de File ; mais quand il est modéré, un bâ-

Lltiment peut {a passer à la distance de cinq lieues, en toute ; î sûreté, par un brassiage qui n'est pas in{érieur à huit ou neuf

brasses ; si [e temps est clair, la terre peut être aperçue très-

ME Sur à distinctement de ce point par un bateau. La barre du N. 0. « heures 4 brise , lorsqu'il vente, à sept, et quelquefois ? à huit milles de à onze l'ile; cependant, quand a merest unie, les navires peuvent "$ Eaux, L: : la franiéhie , par sept brasses d’eau, à moins de quatre milles

quairé | de cette dernière.

D avec Plusieurs hauts-fonds [ spits | éomposés de sable, qui s’érapidité ‘à tendent parallèlement les uns aux autres, à moins d'un mi iile

l porte * du rivage , sont placés sur les côtes N. et S. de l'île. Les bädité sur ! timens peuvent mouiller entr'eux sur le coté du N. de cette les ap- dernière , sans être exposés à dérader avec les vents de. S.: fisante, : le côté du corps de l’île qui fait face à ceux-ci est plus E. 22° … accore , le brassiage y étant de dix à douze brasses à moins e dans d'un mille du rivage , mais ce même côté est plus bas vers 'rasses , : la barre, et d’une approche dangereuse, en raison de f'in- >ntinue certitude des courans, fort influencés par Îles vents qui ont duelle- précédé. Le ressac est continuel , et, par un temps calme , se la dis- | fait entendre à plusieurs lieues.

es.E., . L’attérage de cette île est praticable sur le côté du N.

)rgsses, pour des bateaux, et seulement après une succession de Je trois beau temps.

sondes L'ile entière, dont la surface est bouleversée et compod de Ia sée d'éminences, de petites collines et de roches largement ortion- , groupées ensemble, se compose de beau sable blanc, entre- > vingt | mélé de petites pierres transparentes, et beaucoup plus gros etlesS, que celui donné par les sondes dans ses alentours.

E, La On remarque à l'intérieur des excavations et des étangs êlé de d'eau fraiche, dont les bords abondent, pendant toute l’année, abarre + de coussinets de marais [ cram berries |, de même que de noires ; baies bleues [ blue berries |, dans leur saison, ainsi que

(26) de canards, bécassines et autres oiseaux. Cette île sablonneuse offre une grande quantité d'herbes marines [ beachgrass |, de pois sauvages, et autres herbages propres aux

chevaux, bêtes à cornes, potes &c., qui errent en pleine

Biberté. IL n’y croît point d'arbres, mais la grande quantité de débris et de bois entraînés sur la côte peut être recueillie

pour le chauffage. De forts vents du N. déplacent les hauts- 4

fonds de sable [ the spits |, et souvent même engorgent lentrée de l'étang ou barachois, qui se rouvre habituellemént à la première bourrasque de S. Cet étang contient un nombre prodigieux de veaux marins et quelques poissons

plats, anguilles &c.; sur le côté du S,, on'trouve un lit de + ;

moules d'une grandeur remarquable. Le rivage du S. est si bas entre les roches, que ia mer brise entièrement audessus en plusieurs éndroits, quand le vent bat en côte. The Ram’s-Head, qui est la colline Ia plus élevée de File, a un rocher éscarpé dans le N. ©. , et une inclinaison douce dans le S. E. Les collines de sable, entièrement à nu, sont élevées de cent quarante-six pieds au-dessus du niveau de la pleine iner, et apparaissent toujours très-blanches. Le mont Knight, dont la forme est pyramidale, est situé dans un fond, entre deux rochers à pic. Le mont Luttrelf est un tertre remarquable, sur Ja partie supétieure d'un large exhaussément du térrain. Gratia-Hill ( colline } à la forme d’une bosse ; elle est assise sur 14 cime d'un rocher; son élévation est de cent vingt-six pieds au-dessus de 14 marque de !# haute mer. The Vale-of-Misery [ Ia Vallée de Misère ] est aussi remarquable que Smith’s-Flag -Staff, large colline, dont la pente est régulière en tous sens. Le côté S. de l’île apparaît du large sous fa forme d'une longue chaîne de roches escarpées, mêlées de sable, qui s'amoindrit vérs l’ettrémité OÔ., qui est fort basse.

Les bancs de la Nouvelle-Ecosse, qui s'étendent à près de soixante-dix lieues dans l'O. de l’île de Sable, en ont de vingt à vingt-cinq de large ; leurs accores intérieures en sont

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( 27) quatorze ou dix-huit de la côte ; ils sont entrecoupés de

‘canaux sinueux et étroits, dont le fond est vaseux, et la di-

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4 ontinuant vers l’O., celui-ci devient plus gros. A Îa distance de vingt-trois es dans le S. de Prospect-Harbour,

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pleine “rection S. E. ét N. O. cintre ces bancs et la terre, il existe

et un fond de vase. L'eau augmente graduellement à partir de l'ile de Sable jusqu’à la distance de vingt-deux lieues, où

Non rencontre de trente à trente-cinqbrasses, grosses pierres ; et allant vers lO., à l'extrémité occidentale des bancs, les ondes indiquent des roches et diminuent jusqu'à dix-huit et quinze brasses ; le cap de Sable est alors éloigné de quinze lieues au N. 11° 15° O.

! L'extrémité S. ©. du Banquereau.[ Bankquero | est . située à vingt-six milles à l'E. 23° N. ‘de l’extrémité E. de % l'île de Sable. Ce banc court E. r1°,30/; N: et ©. 11 °30' S., (sur une étendue de trente-cinq lieues. Sa partie la plus basse Lest à environ cinq lieues de son -extréihité de l'E. , par seize

% et dix-huit brasses , sable vasard, De Rà , le fond augmente

régulièrement de tous côtés vers ses bords, jusqu’à soixante

Let soixante-dix brasses. Cé banc ést accore, et, de ses

sondes, sur le côté du N., on tombe à quatre-vingt-dix Let cent brasses, vase noire; et à cent vingt brasses sur celui du S.

Voyez les cattes de la côte ci-dessus mentionnée, publiées gpar M. E. M. Blunt, 1808.

Remarques.

: L'extrémité de l'E. de Great-Breton-Island [ l'île de le | Grande-Brtagne ], sur laquelle fes bâtimens qui se rendent

+ d'Europe à la Nouvelle - Ecosse ont l'habitude d’attérir, * semble stérile et parsemée de roches sur le bord de la mer ;

* elle offre Je mêmié aspect à quelque distance dans l'intérieur

du pays ; les sommités des collines étant toutes semblables , n'offrent rien de remarquable. Lorsqu'on découvre cette partie de l'ile, on aperçoit immédiatement le phare et la #

ville de Louisbourg. La côte de ©. continue d’être rocailleuse sur le rivage ; elle est semée d'un petit nombre de buttes de terre rouge , et paraît moins aride.

Le cap Blancheroite , placé exactement dans l'E. de l'ile 4 du Saint-Esprit (qui est petite, boisée, située à deux milles

du rivage, et a extérieurement un brisant d'un mille et

demi) , est une éminence remarquable, composée de terres # blanchâtres. À partir de ce point, la terre est basse jusqu'aux # îles Richmond, sur lesquelles apparaissent plusiéurs petites # levéesde terre rouge et brillante, séparées les unes des utres

par des plages. Albion-Cliff [ Mont-Albion | est semé de roches, et remarquable par sa hauteur et son escarpeiment. Lorsqu'on fait voile par le détroit de Canso, on passe entre

cette montagne et les les du même nom, quisontentourées de 4 plusieurs roches blanches; à fleur d’eau, ainsi que de brisans qui s'étendent dans Jetir voisinage. La côte S. de [a baïe de Chedabucto est roïde et fort accore; celle du N. est le plus ordinairement composée de roches rouges et de plages. # Partant de l'entrée du S. et se diriseant vers le N., le rivage »

de l'O. est élevé, chargé de roches et sain; celui de l'E. est bas et offre des plages vers l'extrémité N. du canal ; de là au port Rood, l’un. et l’autre sont d’une assez grande hauteur, rocaïlleux et eSarpés. Sur la côte O. de George’s-Bay, entre le canal et le cap George, il existe plusieurs monticules de plâtre que leur extrême blancheur rend très-remarquables. Le cap George est une côte de fer. Son élévation estgrande, son sommet étant élevé de quatre cent vingt pieds

au-dessus du niveau de la mer. Environ à mi-chemin entre :

lui et le port Luttrel, on trouve the Barn [ la Grange |, roche blanche, haute et susceptible de fixer l'attention, qui a pris son nom de sa ressemblance. De celle-ci à Port- Luttrel, Pitou-Harbour, Tatmegoushe , Ramshge, Linzee-

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River et ja baie Verte , et jusqu'aux ports Chediack et re cette e et la ! desquelles s'étendent des plages. L'intérieur de l'île, entre Frederic’s- Bay et the Bason of Cobequid [ bassin ], paraît

* d’une élévation notable aux bâtimens qui viennent du large.

Cocaigne, le rivage est bordé de roches rouges au-dessous

En se dirigeant, à partir de Canso, vers l'O. et Torbay, la côte projette plusieurs caps et pointes de roches

de White - Head [ cap Blanc |, plusieurs pierres blanches peuvent être prises pour des troupeaux répandus dans Îes

nences de terre rouge et des plages; de ce dernier à Rugged-Islands ( à l'exception des îles blanches qui ne sont autres que des roches }, les caps et Îles îles extérieures sont

1 revêtus de roches, de l’espèce des ardoises noires, qui s’é- \ tenuent en plus grande partie au large, de VE. à l'O., et urées de * brisans ‘4 baie de t le plus * plages.

e rivage | À

donnent lieu à des hauts-fonds![ spits | ; enfin de Rugged- Islands à l’île du Diable [ Devil's-Isfand ], située à l'entrée du port d'Halifax , il existe plusieurs roches rouges , d'une grande roideur, qui sont liées entr'elles par des plages ( beaches ). | Lorsqu'on se dirige d'Halifax vers l'O. et Charlotte-Bay, la campagne, vue du large, paraît semée de roches et tourmentée ; [a côte est escarpée et bordée de roches blanches fort élevées. Les terres hautes d'Haspoiageon, sur la. côte de l'E. de la baie de Mecklemburg , sont très-remarquables. Poursuivant plus loin vers lO., les roches qui entourent la côte sont noires et entremêlées de terres rouges. On en remarque de semblables qui font face au S. 1)., au-dessous du cap Haoe, promontoiredigne d’attention, dont le sommet est dépouillé. Entre fui et le port Jackson on rencontre plusieurs enfoncemens aux environs desquels le pays paraît bas et au niveau de la mer; le rivage offre des roches blanches et des plages pierreuses , ainsi que plusieurs pointes basses et pelées ; de là au port Campbell la terre est baisée, on dis-

tingue aisément du large plusieurs lieux stériles qui sont # vers l'entrée du port Haldiman et plus dans l’intécieur, De #6 ceux-ci au cap de Sable, le sol continue d'êtie bas et uni; quelques éminences d'un sable extrêmement blanc, trèsremarquables quand elles sont vues de la mer, s'élèvent # sur le rivage, particulièrement à l’entrée du port Haldiman 4

et sur le cap de Sable.

Faisant voile de ce cap pour {a baie de Fundy, on passe 4 près des îles aux Loups-Marins | Seal ] et Tusket-Bald. Ces /4 dernières, petites et verdoyantes, offrent quelques couches de terre rouge; le rivage, entre elles et Ie cap Snint-Mary, est bordé d'éminences semblables ; l'intérieur paraît par-tout

bien couvert de boïs.

De la partie S. de Long-Island jusqu’au goulet d'Anna- L

polis, la côte forme presque une ligne droite; le rivage est

bordé de rochers escarpés sur lesquels s'élève une chaîne de 4 montagnes d'une hauteur considérable ; leurs sommets pa- M} raissent unis et non interrompus, excepté près du grand M

passage, du petit passage, de Sandy-Cove et Guliver’s-Hole,

où ces monts s’abaissent. Lorsque, de cette coupure, on re- hi monte Îa baïe vers le cap Split, la côt: se prolonge et con- k

serve presque la même direction; quelques escarpemens rocailleux existent aux environs de cette dernière, ainsi que plusieurs éminences de couleur rouge au-dessous de terres fort élevées, qui semblent très-unies. Du cap Split au cap Blow-me-down, et du cap Dore, sur le çôté du N., à Partridge-Island, la terre s'élève presque perpendiculairement, du rivage à une grande hauteur, dans le goulet qui conduit au bassin. Entre le cap Blow-me-down et Partridge-sland on trouve beaucoup d’eau, et la vitesse du courant, même dans les mortes marées, n’est pas moindre de cinq à six nœuds.

Les caps Dore er Chignecto sont des terres élevées dont les pentes, qui sont très-roides, sont formées par des rochers et de la terre rouge; on trouve immédiatement au-dessous

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beaucoup d’eau, Onrencontre presque la même espèce de côte à l'entrée de [a baie de Chignecto, où des hancs de vase fort étendus et des sables mouvans restent à sec de basse mer. Les marées s’y élancent avec une grande rapidité : il est reconnu qu'elles s'éfèvent, aux équinoxes, de soixante à soixante-dix pieds.

L'île Hanto est remarquable par la grande élévation et la roïdeur de ses mornes, qui semblent suspendus sur sa partie occidentale.

Routes à suivre lorsqu'on se dirige vers le golfe Saint-Laurent.

( Toutes les directions indiquées sont celles du compas, Îa variation étant supposée de 16 à 17° O. Les distances ont été déduites de plusieurs calculs trigonométriques qui ont été la suite de divers relèvemans. )

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