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— Mon frère, dit-elle, à la fin ; la fille aux couleurs -pâles, est aimée d’Areskoui....
— Qu'ai-je à faire avec ton Areskoui ?
— Ce quiest, sera. Le lézard vert s’est arrêté en travers sur la ligne médiane; c'est un signe de mort,
— Mais Angèle....
La vierge se conforme aux volontés suprèmes |
— Est-ce que le rebelle est chez Pierre Morlaix ?
— L'abeille se réfugie dans le calice embaumé, pour y pomper un suc nourrissant.
— Que le diable t'emporte avec ton jargon, auquel je n’entends rien!
— Le serpent rampe ; il atteint sa proie plus facilement que l'aigle qui fond}sur elle. Va donc, à la faveur des ténèbres...
La Vipère-grise parla longuement à l'oreille de Jacques Bourgeot ; tantôt l'interrogeant, tantôtrépondant à ses questions.
Enfin, le jeune homme la quitta, en lui promettant de revenir le lendemain. Il ne manqua pas à sa promesse, et durant plusieurs jours, de fréquentes entrevues eurent lieu entre l'amant d'Angèle et la sorcière iroquoise. À la suite de leur dernière rencontre, la Vipère-grise lui dit :
— Ouahiche m'est apparu, que mon frère soit satisfait! la vérité brille! Si mon frère se rend, cette nuit, dans la rue des Voltigeurs, près du wigwam de Pierre Morlaix, et si mon frère appelle trois; fois, Au secours,” il saura ce qu'il veut savoir : si la vierge aux pâles couleurs le trahit.
Fidèle à cette recommandation, Bourgeot, vers deux heures du matin, caché dans l’embrasure d’une porte, lieu d'ou il pouvait épier ce qui se'passaitchez le charretier, cria de toutes ses forces :
—( Au secours |”
C'est alors que l’imprudente Angèle se montra, comme nous l'avons dit, à la fenêtre de la chambre occupée par Alphonse Maigret.