LES HOMMES
Quelle ivresse !
Le vent cesse.
CHOEUR
Ah! i)our plus d'alarmes,
' eux '
On vient de les sauver ; Les dangers ont des charmes Pour qui sait les braver.
Lu noble Imogène ,
Notre châtelaine ,
Sensible à leur i>eine ,
Va les protéger.
CHOEUR
Noire chàlelaiuL' Va les protéger.
Son noble cœur s'attendrira sans pt-int Au récit de leur danger.
Oui , la prcvideuce Et notre constance Ont su les soustraire au trépas cruel ; De leur délivrance Rendons grâce au ciel !
(Les naufragés sont débarqué» sur le rivage. Chacun les entoure ei s'empresse de leur prodiguer des soins.)
GODEFROY (aux pécheurs.)
Fort bien, mes cnfans! voilà qui s'appelle exercer l'hos-
pilalilô «Ml braves lirelous. Noin; cliàlclaiiH» vous ^aina j^ié do faire ainsi les lionnours do ses domaines, (aux ch'av}r('r.s) Vous, mes amis, que vous ayez inNOtjué saint (icorgcs ou srtinl Yves , c'csl-à-dire que vous soyez Anglais ou Bretons, vous n'en êtes pas moins sauvés.... Soyez les bien venus. —Ça, comptez-vous bien, mes uiaîlrcs , voyez si ])ersonne ne vous manque , alm que , >'il on est temps encore, nos pécheurs tendent leurs lilots.
( Les éiraiigors semblei't se compter. ) KERNOC.
Kn vous remerciant, messire, personne n'a péri, excepté notre pauvre navire, qui va servir de gîte aux poissons, après avoir si long-temps balancé sur son lillac des braves....
YVES ( bas ù Kernoc. ) Yas-tn donner licence à ta langue, bavard maudit...
KEIINOC.
Non, lieuienant: maisjne me quitte pas, pour le plus sûr.
GODEFROY
Je vais Lcisjours vous annoncer à ma noble maîtresse, en faire en sorte q'ie vous puissiez bientôt boire à sa sauté autant de bon vin que vous eussiez bu d'eau salée sans le CGiirrge et le dévoûment de ces braves gens, (aua; fiéclieurs et aux paysans.) Yenez avec moi, mes amis, recevoir les félicitations de la châtelaine. (Aux étrangers.) Et vous, attendez ici notre retour.
(II sort avec les pêcheur». )