‹ Le pirateChapitre 5 sur 59 · LES HOMMES · texte numérisé non relu

LES HOMMES

Quelle ivresse !

Le vent cesse.

CHOEUR

Ah! i)our plus d'alarmes,

' eux '

On vient de les sauver ; Les dangers ont des charmes Pour qui sait les braver.

Lu noble Imogène ,

Notre châtelaine ,

Sensible à leur i>eine ,

Va les protéger.

CHOEUR

Noire chàlelaiuL' Va les protéger.

Son noble cœur s'attendrira sans pt-int Au récit de leur danger.

Oui , la prcvideuce Et notre constance Ont su les soustraire au trépas cruel ; De leur délivrance Rendons grâce au ciel !

(Les naufragés sont débarqué» sur le rivage. Chacun les entoure ei s'empresse de leur prodiguer des soins.)

GODEFROY (aux pécheurs.)

Fort bien, mes cnfans! voilà qui s'appelle exercer l'hos-

pilalilô «Ml braves lirelous. Noin; cliàlclaiiH» vous ^aina j^ié do faire ainsi les lionnours do ses domaines, (aux ch'av}r('r.s) Vous, mes amis, que vous ayez inNOtjué saint (icorgcs ou srtinl Yves , c'csl-à-dire que vous soyez Anglais ou Bretons, vous n'en êtes pas moins sauvés.... Soyez les bien venus. —Ça, comptez-vous bien, mes uiaîlrcs , voyez si ])ersonne ne vous manque , alm que , >'il on est temps encore, nos pécheurs tendent leurs lilots.

( Les éiraiigors semblei't se compter. ) KERNOC.

Kn vous remerciant, messire, personne n'a péri, excepté notre pauvre navire, qui va servir de gîte aux poissons, après avoir si long-temps balancé sur son lillac des braves....

YVES ( bas ù Kernoc. ) Yas-tn donner licence à ta langue, bavard maudit...

KEIINOC.

Non, lieuienant: maisjne me quitte pas, pour le plus sûr.

GODEFROY

Je vais Lcisjours vous annoncer à ma noble maîtresse, en faire en sorte q'ie vous puissiez bientôt boire à sa sauté autant de bon vin que vous eussiez bu d'eau salée sans le CGiirrge et le dévoûment de ces braves gens, (aua; fiéclieurs et aux paysans.) Yenez avec moi, mes amis, recevoir les félicitations de la châtelaine. (Aux étrangers.) Et vous, attendez ici notre retour.

(II sort avec les pêcheur». )

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