‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 104 sur 138 · D DD · texte numérisé non relu

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. La Légende des siècles a été publiée en trois séries, et la diminution du pittoresque s’y accuse d’une série à l’autre. La première (1859) est extrêmement riche, et c’est à elle que nous avons fait le plus d'emprunts. (« Le Petit roi de Galice », « Eviradnus », € la Rose de l’infante », etc.). La seconde (1877) est encore très importante (€ la Ville disparue », « l’Aigle du Casque », « Masferrer », « Montfaucon »). La troisième (1883) ne contient qu'un seul poème vraiment pittoresque, «la Vision de Dante ». En revanche, le pittoresque épique garde partout ses caractères essentiels. Le changement affecte la place qu'il occupe dans l'œuvre, et non sa nature. Ces remarques gardent leur valeur si l'on considère non plus les dates d'apparition des séries, mais les dates de composition des pièces telles que les portent les manuscrits. Cf. Paul Berret, les Thèmes d'inspiration de la Légende des siècles, Revue universitaire, 156 année, n0 9 (Année 1906, t. I, p. 389). Mais la diminution du pittoresque est encore plus sensible. « La Vision de Dante » (3 série) est datée de 1853. « Masferrer » (2e série) de 1859. « L'Aigle du Casque » (2: série) est de 1873. « Le Titan » (2e série) de 1879.

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