‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 11 sur 138 · Les Feuilles d'automne, xxxiv : (Bièvre · texte numérisé non relu

Les Feuilles d'automne, xxxiv : (Bièvre

. Où le chevreau lascif mord le cytise en fleurs, Où chante un pâtre assis sous une antique arcade, Où la brise du soir fouette avec la cascade

Le rocher tout en pleurs !.

Dans un de ses recueils les moins pittoresques, on a la surprise de trouver ce petit tableau qui rappelle, par ses trois derniers vers, les peintres hollandais et plus particulièrement certains tableaux de Ruisdael ou d'Hobbema :

.… Des ocres et des craies, Plaines où les sillons croisent leurs mille raies, Chaumes à fleur de terre et que masque un buisson, Quelques meules de foin debout sur le gazon, De vieux toits enfumant le paysage bistre ?.…

Il ébauche en trois vers un tableau champêtre

Les charrettes de foin dans les chemins roulant Laissent leurs cheveux verts et flottants, à poignées, Aux branches qui les ont au passage peignées *.

Ce peintre de paysages est également un portraitiste. Son portrait de Charles X fait songer aux peintres anglais, en particulier à Lawrence :

Une double épaulette à couronne chargeait

Son uniforme vert à ganse purpurine,

Et l’ordre et la Toison faisaient sur sa poitrine, Auprès du grand cordon moiré de bleu changeant Deux foyers lumineux, l’un d'or, l'autre d'argent .

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