‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 13 sur 138 · Les Rayons et les Ombres, n : « le 7 août · texte numérisé non relu

Les Rayons et les Ombres, n : « le 7 août

INTRODUCTION 2h)

Ailleurs, il nous donne cette esquisse admirable de mouvement et de vie, un sujet de Callot traité par Gustave Doré :

Quel est donc ce brigand qui là-bas, nez au vent,

Se carre, l'œil au guet et la hanche en avant,

Plus délabré que Job et plus fier que Bragance, Drapant sa gueuserie avec son arrogance,

Et qui, froissant du poing sous sa manche en haillons L'épée à lourd pommeau qui lui bat les talons, Promène d'une mine altière et magistrale

Sa cape en dents de scie et ses bas en spirale ! ?

Ailleurs il fait songer à Rembrandt par la profondeur pensive de l’ombre, du miroitement et de l'attitude :

Le grand prêtre est assis. fatal comme un prophète, Et l’on voit remuer vaguement sur sa tête, Comme au vent de la nuit brille et tremble un fanal La tiare, clarté du sombre tribunal ?.

La Fête chez Thérèse évoque les peintres du xvin° siècle, Pater, Lancret, et surtout Wateau. C'est l’Embarquement pour Cythère qui revit ici et que tout rappelle: sujet, composition, paysage, attitudes des personnages, couleur, atmosphère, poésie. La transposition d'art est parfaite.

Des couples pas à pas erraient de tous côtés. C'étaient les fiers seigneurs et les rares beautés, Les Amyntas rêvant auprès des Léonores,

” Les marquises riant avec les monsignores, Et l’on voyait rôder dans les grands escaliers Un nain qui dérobait leur bourse aux cavaliers.

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