INTRODUCTION
Dermatose « à physionomie générale de pseudoexanthème » fréquente et quil faut bien reconnaître, car c'est une des dermatoses qui prêtent le plus aux erreurs de diagnostic.
(L. Broca.)
L'Etiologie du Pilyriasis rosé à fait l’objet de nombreuses discussions.
Pendant longtemps deux écoles se sont opposées, d'une part, l'Ecole de Vienne avec Kaposr qui considérait l'affection comme une éruption causée par un parasite d’origine externe, d'autre part, l’école Française avec les dermatologistes de l'Hôpital Saint-Louis qui envisageaient le Pityriasis rosé comme un pseudo-exanthème, puis quelques temps après comme le résultat d’une infection générale de l'organisme par un agent pathogène indéterminé.
M. le P° pu Bois (de Genève) eut, après Vinar, le grand mérite d'apporter quelques précisions à la question à une époque où justement l’origine parasitaire du Pilyriasis rosé fort discréditée tombait dans l'oubli.
mode
En effet l'hypothèse de Kaposr et de ses élèves ayant entraîné une confusion entre le Pitvriasis rosé et les trichophyties, était rejetée et l’étiologie mycosique, n'ayant pas fait ses preuves, était alors à peu près abandonnée.
Si, à cette date, la communication de pu Bois fit sensation, ses travaux ne lardèrent pas à être fort critiqués, car les chercheurs ne trouvèrent pas, chez les sujets atteints de cette affection, la levure décrite par ce dernier.
Cette théorie ne fut reprise que quelques années plus tard.
MM. Joyeux, BurMER ét Ducné, recherchant comme l'avait fait pu Bois le cryptogame dans les squames des malades, publièrent dans les Archives dermatologiques de la Clinique de l'Hôpital Saint-Louis, le résultat de leurs travaux : soit 30 cas de malades atteints de Pityriasis rosé chez lesquels l'examen attentif des squames avait révélé la présence de levures sur 32 cas examinés.
Sur les conseils de M. le D' BuRNIER, assistant du Professeur GOUGEROT, nous avons repris ces recherches et examiné pendant plusieurs années les malades atteints de Pityriasis rosé qui se sont présentés, soil à la consultation, soit au dispensaire.
Avec l’aide de M. Ducné, chef de Laboratoire de mycologie, nous avons pratiqué chez ces malades la recherche du cryplogame dans les squames des éléments de l’éruption.
C'est le résultat de ces recherches qui fera le principal objet de ce travail.