PÉRIODE DE DÉBUT
Peu de symptômes en effet la caractérise. Les phénomenes généraux sont souvent si frustes que bien souvent le malade ne s’est aperçu de rien, et lorsqu'il vient consulter à la période d'état, on a parfois bien du mal à lui faire préciser le début de son affection.
Toutefois, si l'absence des phénomènes sénéraux est de règle, un interrogaloire approfondi décèlera quelquefois une altération de l'état général, un iéger amaigrissement, la perte de l’appétit, une sensation de malaise général, accompagné parfois de fatigue, de dépression, de courbalure, en somme peu de chose.
Des auteurs ont pourtant insisté sur ces phénomènes généraux, MonGErarp (233) signale deux cas ayant été précédés des phénomènes généraux assez accentués, SzABokY (303) dans 50 % des cas, trouve l'existence de fièvre. Le Danany et LEBRE- TON, dans un cas sur deux, PAPONNET (253), trois cas sur cinq.
Chez la plupart de nos malades, il ne paraît pas y avoir de phénomènes généraux bien marqués, mais il n’est pas rare, en les interrogeant, d'obtenir des précisions qu'ils semblent exagérer en considérant leur état présent: aussi est-il (ort difficile de faire la part des choses, en présence de malades pusillanimes. |
Néanmoins, ces phénomènes généraux, légers quand ils existent, précèdent de quelques jours la plaque primitive. (Fig. 1). C’est une macule de forme arrondie ou ovalaire dont la coloration sur les bords est d’un rouge orangé assez vif: celui-ci un peu surélevé est recouvert de très fines squames. Le centre légèrement plissé, plus pâle, est de coloration chamois. Sa grandeur oscille entre un em. et demi à cinq em. environ, suivant le stade auquel on est appelé à l’examiner. Elle augmente à la périphérie, tandis que le centre se fétrit et se décolore. (Fig. 1 et 2.)
li ic est analogue, à la période d'élat, à cerlains éléments «le l’éruption secondaire : les médaillons. Pourtant en général,
FiG. 1. — Plaaue primilive du creux poplité gauche à son stade de plein développement. On remarque ure dizaine d'éléments jeunes aulour de la plaque. (Observation 43.)
s1 forme sensiblement plus grande la fera reconnaître même si le malade n'a pas eu l'attention attirée par elle.
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Cette plaque persiste seule pendant un temps variant de 5 à 15 jours environ. -
Il semblerait qu'elle puisse persister plus longtemps. Nous avons rencontré deux malades chez qui elle avait persisté pendant près d'un mois (obs. 18 et 20). MoixGEanRp signale un cas où elle est restée solitaire un mois, chez un malade de Horann, 1 mois 1/2 (158), deux mois d’après Harcopeau (140). En tout cas ce sont Jà des faits peu courants, généralement unique, elle peut être multiple, comme le fait remarquer Broce (48). On peut alors observer deux et parfois trois éléments ordinairement voisins qui s'unissent quelquefois pour ne former ensuite qu'un seul élément. ,
C’est sur ce môde d'apparition multiple que s'appuie MoixGEaRD (233) pour nier toute valeur à ce symptôme.
La plaque primitive est diversement interprétée par les auteurs, nous croyons ‘avec BrocQ qu'elle doit toujours exister. Si elle fait défaut, c’est qu'elle a échappé à |” observation ou que les médaillons de l’éruption secondaire sont confondus avec elle.
Il nous apparaît que la plaque primitive est le mode de début habituel de l'affection. Nous l'avons rencontré d’une manière indiscutable dans 51 Pityriasis rosé sur 57 cas typiques examinés.
Elle siège en général sur n'importe quel endroit (26 bis) du tronc, c’est à la poitrine que nous l'avons le plus couramment observé chez nos malades, ensuite à l’abdomen et puis dans le dos; plus rarement aux membres. Horanp (158) a observé chez un enfant de 11 ans une plaque au talon gauche. Enfin la plaque primitve reste solitaire généralement pendant un temps variable, allant de 4 à 15 jours, puis apparaît :