‹ Le Pityriasis Rosé de GibertChapitre 15 sur 69 · IL, — LA PÉRIODE D'ÉTAT · texte numérisé non relu

IL, — LA PÉRIODE D'ÉTAT

Cette période d’étal est caractérisée par l’apparition soudaine et brysque d’une éruption de plaques multiples érythé-

Cliché Maire. Musée de l'Hôpital Saint-Louis:

FsG. 2. — Plaque primitive de la cuisse gauche. Sur cette figure se trouvent rassemblés tous les éléments d’une éruption typique de Pityriasis rosé de Gisert. Petits éléments jeunes (lenticulaires dans lesquels on recherche les levures; à noter les médaillons placés à gauche de la plaque primitive. (Observation 52.)

mateuses devenant bientôt squameuses. C'esl presque toujours à ce stade que les malades viennent consulter.

L'éruplion se développe au début autour de la plaque primitive, puis brusquement recouvre le thorax et l'abdomen le plus souvent; les bras, les cuisses, sont couverts d'éléments lorsqu'elle est complètement généralisée; parfois le cou est atteint, mais le visage est toujours respecté. On a signalé l’atteinte des organes génilaux, ce qui est assez rare. Pourtant dans une de nos observalions, nous avons constaté la présence d'éléments sur le fourreau de la verge {obs. 37). Elle est conslituée de plaques multiples érythémateuses diverses et inégales, les unes lenticulaires d’un rose assez vif, ce sont les éléments jeunes. D'autres plus grandes varient de 1 à à 2 m sont cénéralement plus squameuses. Il existe enfin des éléments bien délimités, arrondis ou ovalaires, présentent deux parties bien distinctes : le centre légèrement plissé est plus pâle par rapport aux éléments jeunes et sur le pourlour on remarque une colerette squameuse; ce sont les médaillons. Leur grandeur est variable; parfois la plaque primitive est difficile à se distinguer parmi eux. Les plaques apparaissent en plusieurs poussées successives, de sorle qu'à l'examen d’un malade se présentant à la période d'état, on constate des éléments d'âge différent, c’est d’ailleurs un des caractères dislinctifs de cette affection. Les éruptions sont plus ou moins fournies. À ce sujet il est bon de comparer les fig. des obs. 49 et 51, examinées sensiblement à la même époque de leur évolution.

Cette éruption persiste pendant une durée variable de 15 jours à 6 semaines, puis les éléments se flétrissent, pâÂlissent et disparaissent peu à peu.

L'évolution est cyclique, aboutissant à la guérison spontanée en six semaines environ, sans laisser de traces. Dans quelques cas particuliers, lorsque l’éruption est très prurigineuse, chez certains nerveux notamment, les éléments érup-

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lifs, irrités par le grattage, s’eczématisent; parfois l'application intempestive d’une pommade soufrée a transformé la dermatose, qui demande alors plusieurs semaines, quelquefois des mois, avant de céder aux traitements appropriés.

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