RECHERCHE MYCOLOGIQUE
Du Bois (de Genève), comme nous l'avons montré, est un des premiers à avoir insisté surtout sur la technique. En effet, prélever des squames est une chose délicate demandant du doigté surtout dans le montage de la préparation qu'on est obligé d’éclaircir.
Horanp (158), pour ses recherches emplovyait la technique suivante : il faisait macérer pendant 24 heures dans de l’éther ce qu'il appelait de la « poussière épidermique », obtenue par râclage des squames, il lavait à l’alcool après évaporation de l’éther et montait sa préparation avec de la glycérine et de l’acide acétique. Procédé déplorable, à éviter.
Après Du Bois, MM. Joyeux, Burner et Ducné ont insisté sur le mode de prélèvement des squames et leur montage. Les recherches de ces auteurs (170) portent, comme nous l'avons vu, sur 32 cas de Pityriasis rosé typiques où 30 fois l’examen microscopique fut positif. Dans les 2 cas négatifs, il s'agissait de Pityriasis rosé à leur déclin et pourtant 15 préparations avaient élé faites. Ils rapportaient également 4 cas d’'éruptions pityriasiformes telles que : séborrhéides, éruptions alimentaires où tous les examens furent négatifs.
Les auteurs insistent tout particulièrement sur la technique de la recherche du champignon. Il semble en effet que
le résultat dépend à la fois d’une technique impeccable el d'une persévérance acharnée.
« Le micro-organisme est souvent difficile à trouver. H ne faut pas craindre de multiplier les préparalions et d’examiner le malade pendant plus d’une heure avant de découvrir le champignon. On le recherche de préférence dans les éléments jeunes n'ayant pas encore l'aspect de médaillons. Comme le conseille Du Bois, il faut s'abstenir de gratter la lésion; on soulève délicatement la squame avec la pointe d'un scalpel ou d’un vaccinostyle en évitant de la froisser. Si elle est parfaitement sèche, on la dépose sur une lame avec une coutte de xylol pour l’aéclaircir. Au cas où elle ne serail pas bien sèche, on la déshydrate par l’alcool absolu avant de la passer au xylol. On recouvre d’une lamelle et on examine. »
Pour obtenir une préparation définitive, les auteurs conseillent de faire pénétrer un peu de baume du Canada sous la lamelle. M. Ducné emploie parfois une technique différente, au lieu de xylol il se sert de la solution potassique ordinairement utilisée pour la recherche des champignons dans les squames.