‹ Le placenta des rongeursChapitre 60 sur 88 · Ceci est une description exacte de l’entoderme distal · texte numérisé non relu

Ceci est une description exacte de l’entoderme distal

membranes de l’œuf. En effet elle contient les deux éléments qui entrent dans la constitution de l'allantoïde, c’est-à-dire d'une part une membrane vasculaire interne, dont les gros vaisseaux font fortement saillie en dedans, et sont remplis de globules rouges nucléés ou fœtaux. Ces globules nucléés, à ce stade, où les parois ventrales ne sont pas fermées, n’ont pas encore de matière colorante. D'autre part la couche externe de cette formation allantoïdienne est constituée par des cellules épithéliales disposées en une ou deux couches, et qui, comme on le voit sur les coupes du cordon, se continuent avec le revêtement épithélial du canal de l’allantoïde. Ce canal se continue avec celte couche. Il est facile de comprendre que cette couche représente ainsi, par ses deux rangées épithéliales, les revêtements des deux parois opposées de la vésicule allantoïde, parois qui se sont soudées de facon à former une simple enveloppe de l'embryon. » (P. 348.)

Après avoir donné sur l’amnios, quelques détails que nous n'avons pas à reproduire ici, l’auteur continue en ces termes (pages 348-349) : « Il reste à déterminer la part que prennent ces diverses enveloppes de l’œuf à la constitution du placenta. D'abord il est évident que la couche vasculaire allantoïdienne des membranes se continue directement avec la couche vasculaire du placenta. A cet effet ses vaisseaux se développent extrêmement et il se forme une sorte de tissu myxomateux qui entoure les vaisseaux. Ces vaisseaux traversent celte formation et, sortant presque nus de sa surface externe, pénètrent dans la couche épithéliale fœtale (Fœt. Ep.), et, refoulant celle-ci et s’en revêtant, forment ainsi les villosités choriales. La couche épithéliale de ces villosités, couche très épaisse à ce stade du développement, pourrait peut-être être considérée comme dérivant de la couche épithéliale allantoïdienne, vu la grande ressemblance de ces deux ordres d'éléments épithéliaux; mais il est impossible de constater aucune continuité entre ces deux couches, et je vois sur mes préparations la couche épithéliale de l’allantoïde s’amincir graduellement en approchant du placenta, et disparaitre sans se continuer avec aucune autre formation. D'autre part je ne retrouve pas la couche cellulaire de la membrane séreuse dans la région du placenta, et il faudra certainement étudier d’autres stades du développement pour trancher la question de savoir si réellement cet épithélium de l'enveloppe

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séreuse disparaît au niveau du placenta ou s’il prend part à la constitution de celui-ci '. »

Les pages suivantes et terminales du mémoire sont consacrées à développer cette idée que le placenta de l'espèce humaine doit être constitué sur le même type que le placenta du rat, mais que sur ce dernier animal la composition histologique des parties est plus facile à étudier. L'auteur enfin s'applique à interpréter, à l’aide des notions qu'il a acquises sur le rat, la constitution du placenta du lapin, tel qu'il a été décrit par Minot. Nous ne le suivrons pas dans cette partie de son travail, dont nous n'avons reproduit si complètement les passages précédents que parce que l'exemple des erreurs incessantes qu'ils contiennent porte en soi sa moralité, à savoir qu'il faut étudier la structure des organes en suivant toutes les phases de leur évolution, et non se livrer à des hypothèses en présence d’une seule de ces phases.

Explication des planches. (Placenta du type Pat-Souris.)

PLANCUE VII.

Fig. 71. — Coupe transversale d'une corne utérine de souris à l'état de vacuité; grossissement de vingt-huit à trente fois.

MM, mésomètre; — ml, museulature longitudinale; mf, musculature circulaire, — On

voit en dedans la muqueuse, avec son chorion épais, ses glandes rares, et la lumière verticale de la cavité utérine.

Fig. 72. — Mème coupe sur une corne au onzième jour de la gestation retardée par l’allaitement (ce qui équivaut au cinquième ou sixième jour de la gestation d'une femelle qui n'allaite pas); grossissement de vingt-huit à trente fois; — Gl, glandes; — O, œuf à l'état sphérique. — Ce sont les œufs de cette femelle qui ont été représentés dans les figures 75 et 76.

Fig. 73.— Deux coupes d’un œuf sphérique au cinquième jour de la gestation ; grossissement de trois cent cinquante fois; — A, coupe passant par le milieu de l'œuf; B, coupe entamant l'œuf superficiellement (selon la ligne b, de la figure A); — ep, ectoderme proximal et pôle proximal ; — ed, ectoderme distal et pôle distal; — in, entoderme.

Fig. 74. — Deux coupes d’un œuf sphérique au cinquième jour (même femelle que pour la figure précédente); grossissement de trois cent cinquante fois. — Sur cet œuf l’ectoderme du pôle proximal est déjà plus épais que sur l’œuf de la figure 73.

Fig. 75. — Deux coupes d'un œuf sphérique au onzième jour de la gestation retardée par l'allaitement; grossissement de trois cent cinquante fois; — VO, la cavité blastodermique ou cavité vitelline.

Fig. 76. — L'œuf et le fond de la cavité utérine de la figure 72, à un grossissement de trois cent cinquante fois. — CC, cellules de la caduque; — Ep, épithélium de la muqueuse utérine.

4. Nous pensons avoir, dans le présent mémoire, avec assez de détails, tranché ces questions, mais d’une manière bien différente de celle supposée par Klebs; nous ne prenons pas la peine de réfuter la description qu'il donne, dans les lignes précédentes, de la constitution du placenta; elle ne pouvait qu'être erronée, ayant pour point de départ des notions si étranges sur la nature des membranes qui peuvent y prendre part.

Fig. 77. — OEuf et fond de la cavité utérine, en coupe, au sixième jour de la gestation normale (mère n'allaitant pas); grossissement de trois cent cinquante fois. — Les lignes A et B indiquent les directions selon lesquelles ont été obtenues les parties A et B de la figure 79. — Lettres comme précédemment; — 1, cellule plate de l’ectoderme distal; 2, cellule hypertrophiée, future cellule ectodermique géante; — zx, épithélium utérin commencant à entrer en dégénérescence.

Fig. 78. — Le mème œuf, sur une coupe qui ne passe pas par son centre.

Fig. 79. — OEuf au sixième jour (même femelle que pour la fig. 77), coupé perpendiculairement ou un peu obliquement à son axe (voir les lignes A et B de la fig. 77); grossissement de trois cent cinquante fois.

Fig. 80. — Coupe d'un œuf au huitième jour d'une gestation retardée.

Fig. 81. — Coupe d'une corne utérine au septième jour (nous avons obtenu des préparations semblables sur une autre femelle, au dix-septième jour de la gestation retardée); grossissement de vingt-huit à trente fois.

O, l'œuf (voir la fig. 83); -—S, sinus utérins; — Gl, reste de glandes.

Fig. 82. — L'œuf et la cavité qui le renferme, au septième jour, au grossissement de quatrevingts fois. — CV, cavité utérine (comparer avec la fig. 85); — Ep, son épithélium conservé ; en æ, son épithélium dégénéré; — O, l'œuf; VO, sa cavité blastodermique; — 89, région dont les parlies sont reprises à un grossissement plus fort dans la figure 89; — G, cellule ectodermique géante (ectoderme distal); comparer avec la figure 84.

Fig. 83. — OEuf au septième jour; grossissement de trois cent cinquante fois. — GE, cellule géante ectodermique; td, cellule entodermique distale provenant de l’entoderme proximal et ayant traversé directement la cavité blastodermique pour atteindre sa place distale; — 1, cellule ectodermique distale mince et aplatie (par opposition à la cellule GE).

Fig. 84. — Autre œuf, au septième jour, provenant de la même corne utérine que le précédent; il est représenté avec les parties utérines immédiatement adjacentes (voir fig. 82); grossissement de trois cent cinquante fois. — CN, première indication du cône ecto-placentaire; — 1, cellule ectodermique distale mince et aplatie; — 2, cuticule ectodermique; — 3, bord de l'entoderme proximal ; — id, cellule entodermique distale provenant de ce bord (comparer avec la cellule id de la figure 83); — GE, celluie géante ectodermique ; — CV, loge utérine de l'œuf; — Ep, épithélium utérin intact; — x, amas formés par l'épithélium dégénéré. |

Fig. 85. — Coupe longitudinale d'une portion de corne utérine de rat; grossissement de vingthuit fois. — CV, cavité utérine; — O, l'œuf logé dans une dépression qui limite l'hypertro-

phie de la région anti-mésométrique de la muqueuse; — MM, mésomètre; — mt, musculature circulaire: — ml, musculature longitudinale. Fig. 86. — Coupe longitudinale de corne utérine de rat, plus avancée que la précédente:

grossissement de vingt-huit fois. — Lettres comme ci-dessus; de plus : P, plis de la muqueuse de la région mésométrique.

Fig. 87. — Coupe transversale d'un renflement utérin de la souris, au huitième jour de la gestation; grossissement de trente fois. — CV, lumière du canal utérin; — CD, cavité de la caduque proprement dite; — S, S, sinus utérins; — Gl, reste de glandes.

Fig. 8S. — Les éléments du chorion de la muqueuse utérine aux premiers jours de la gestation (Gg. 71 et 76); grossissement de trois cent cinquante fois. — Cp, capillaire; — Ep, épithélium d'une glande; — CC, cellules du chorion (cellules de la caduque).

Fig. 89. — Les mèmes éléments aux septième et huitième jours, avec les cellules ectodermiques distales de l'œuf; grossissement de trois cent cinquante fois, — GE, cellules géantes ectodermiques ; — CC, CC;. cellules de la caduque.

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