PE EE A ALT
HAS — se présentent sous la forme de trois lamelles qui se séparent très facilement les unes des autres. La plus interne, appliquée par places sur le corps de l'embryon, est l’amnios, formé d'une simple couche de cellules plates fusiformes. Vient ensuite, en dehors de l’'amnios, une enveloppe se colorant d’une teinte foncée, et qui contient des vaisseaux dilatés par de nombreux globules rouges nucléés ou fœtaux (All, fig. LXXVIIL); c'est la membrane allantoïde ‘, qui n’est pas formée seulement de vaisseaux et d'éléments mésodermiques, mais aussi d’une couche continue d’épithélium allantoïdien ; sur diverses coupes j'ai pu constater la continuité de cette couche épithéliale avec le revêtement épithélial du canal du pédicule de l'allantoïde ?. Enfin la troisième membrane, la plus externe, mérite de fixer particulièrement l'attention. Elle est formée d’une fine membrane à double contour, sur la surface interne de laquelle sont disposés des éléments cellulaires. Les noyaux de ces derniers éléments sont sphériques et fortement saillants, tandis que le corps cellulaire est réduit à très peu de chose *. Cette membrane ressemble par suite, sur la coupe, à un cordon de perles (SM, fig. 1), dont les perles seraient toutes placées sur un même côté. Vue de face, elle montre des cellules polygonales dont les bords se prolongent en fins filaments, circonscrivant entre eux des espaces intercellulaires, aspect qui rappelle parfaitement celui bien connu des cellules endothéliales contractiles de la surface interne de la membrane de Descemet. Je me crois forcé d'y voir les restes du revêtement cellulaire primitif de la zone pellucide, formation provenant d'éléments migrateurs. Y voir, avec Minot, des éléments ectodermiques me paraît très douteux; c'est pourquoi je la désigne, sur les figures, comme membrane séreuse (SM). En tout cas les cellules de cette couche ne sont pas en continuité avec les éléments épithéliaux qui, du côté de l'allantoïde, appartiennent aux enveloppes de l'œuf : elles diffèrent complètement de ces derniers quant à leur configuration. »
« Il est plus facile d’être fixé sur la signification de la seconde enveloppe, que j'ai considérée comme la couche allantoïdienne des
1. Est-il nécessaire de faire remarquer qu'il s'agit de la vésicule ombilicale, de son hémisphère proximal, dont la disposition est bien connue depuis Cuvier et de Baer?
2. Malheureusement l’allantoïde du rat n’a ni cavité dans sa parlie renflée, ni canal dans son pédicule, faits déjà démontrés par Polleston il y a près de trente ans (voir le début du présent historique).