IM CATALOGUE SPÉCIMËM DE F. SARTORIUS
abord* dangereux, aussi bien que l'abord des petites lies qui renfironnenl. subit de brusques variations de température; ces variations rendent le climat désasréable. C'est de cette lie que le docteur Victor de Rochas a fait une étude complète l'I toute particulière. Trois années durant il a vécu à ia >'ouvello-Culédonic dont il vi- ;>ita toutes le» tribus ; il a donc l'avantage d'avoir vu ce dont il parle ; mais outre cel:i il a interrogé les missionnaires de ce pays, mienx à même que pc^^o^ne de connaître les habitants au milieu desquels ils passent leur vie. L'ouvrage du docteur Hochas était fait, comme on le voit, dans les condition:» nécessairespour offrir tout l'intérêt possible, bans une seconde partie plus ntirayante que la première, le docteur Victor de Rochas parle des habitants ae la .N ou voile-Cal édonie. Après avoir fait leur portrait et énuméré leurs qualités physique:*, il nous apprend leur façon de vivre et de s'habiller, nous donne des r^nsei^mements sur leur caractère, leurs (tassions, leur degré d intelligence, leurs qualités et leurs défauts. Avec l'auteur nous voyons leur industrie, leurs travaux, nous bavons à quel point en «ont chez i-es peuples sauvattes le» arts, les sciences et la littérature; nous éludions leur gouvemementjeur état social, nous assistons à leurs fêtes, à leurs réjouissance», et nout apprenons à connaître leur religion, leur culte et le rôle qui> jouent parmi iMix les sorciers.
UB DÉMON DIS L'JULCSOVE, par HEMtv db Kock.
Dans ce livre M. Henry de Kock a voulu peindre l'histoire de ce» amours inexplicables, qui tuent chez ceux qui les ressentent le talent, la volonté; quisuptiriment toutes les nobles facultés de l'homme en les annihilant à leur prohl. >ans ce ronrao, un artiste, un homme de talent, à l'esprit léger et inconstant, aprésavoirété souvent dupe de son cœur, se repose enfln dans un amour vrai, se laisse prendre par un de ces honteux altachcmonts, et tout en maudissant sa faiblesse. rougis>antde l'objet qui lui inspire cette passion, n'a pas la force nécessaire pour réagir vigoureu.semenl contre cet entnttnement, et seront perdu si un de sestimis ne le sauvait comme malgré lui. Il fallait à l'auteur une grande habileté pour taire accepter le sujet de son livre et rendre intéressant un homme assez faible nuur a mer encore une femme qu'il n'estime plus. M. Henry de Kock s*e>t habilement tiré de ces diflicultés; nous aurions bien quelques querelles de détails à lui faire, mais cela nous entraînerait trop loin, et, d'uilleurs, certains passages d* ct> livre sont remplis d'une morale saine et élevée.
LS THEATRE DU FIGARO, par Ghaki.rs 31onsei.et.
M. Charles Monselet a recueilli dans ce livre les principaux articles publiés par lui dans le Figaro. Beaucoup d'esprit d'observations, fines et saisissantes, de la gaité, voilà ce que l'on trouve dans ce livre. Voilà ce qu'on y trouve toujours dès le premier motde la préface. Quant aux sujets, ils sont les plus diversdu monde. <'e sont des études, des piiotographies, servuus-noiA des mots modernes, des .scènes de mœurs prises sur le fait. Si la forme de ces récits e^t vive, légère, spirluelle comme une gracieuse Parisienne, si les aventures de Monistroi, les prilentiOHs de 0. Plamhard, le Tealatuenl de Barbastoult les émotions d'un Bourgeois Ihanl son journal, les souffrmices d'un Emprunteur, sont rhoses amusante» à la •«uperficie, il y a au fond le germe de bien oos réflexions philosophique:*, la peinture vraie de> petits actes de nos mœurs ii times, l'iniliaiion anx ptlils mystère.^ des succès arli^tiques et littéraires. I.e Ihéâire du Figaro dans cent aus pourru T'tre utilement consulté par les romanciers du temps qui voudront esqni».-er les ligures ou les ma>ur8 du nôtre. .Nous devons des éloges à M. \oilleniot ))our le iharmant frontispice à l'eati-forte dont il a décoré le livre de M. Monselet. Cette gravure dans le goût du ivm* siècle est d'une cliarmanie facture et d'une admirable finesse de composition.
LE FUL8 DE JEAN-JACSQUES, par En. Dbvicqiik.
(>. roman, d'un véritable intérêt, charme et plaît tout à la fois. L'auteur y luit utter son héros (le fils de Jean-Jacques), arraché brusquement aux charmes d«f
ÉDITEUR, 27, HUE DE SEINE, A PARIS i9
la vie des champs avec toutes les séductions du luxe: séduit un moment, il est sur le point de se laisser vaincre ; mais ce qu'il y a ae bon en lui se réveille : il fuit, laissiint à d'autres la rictusse, à laquelle il préfère le bonheur. 11 préfère, au souvenir posthume d'un père qui l'a tenu éloigné de lui pemlantsa vie, ramitié de celui qui Ta recueilli et aimé depuis son enfance; à tous les rharmes et les enivrements de la richesse, il préfère 1 amour de sa fiancée, la flile de son père .tdoplîf. Tous les caractères des personnages du livre sont peints avec talent et vérité, ils vivent; celui des deux frères adoplifs est charmant et attachant ; loin de suivre l'exemple de tous ses confrères, M. Uevicque repousse les peintures qui pourraient venir assombrir son livre, Il sait être intéressant sans violence, original sans rfccherclie, amusant sans grossièreté, son style, frais, original et coloré, sait éviter la boursouflure, la sécheresse et raffélerie. ,
GAROLIMS VARUER , roman de mœurs intimes, par M. David Soldi, 1 vol.
Caroline Varner est une jeune Viennoise, belle comme un jour d'été, et que ba mère a vendue aux plaisirs d'un riche banquier. Cette liaison est cachée et la jeune fille s'éprend d'un véritable amour pour Edouard Lawenstein Un jour, tjdouard apprend la vérité, les amants se séparent et la pauvre femme, désespérée et qui aime véritablement, se laisse entraîner, la tête perdue, sur la pente fatale (les amours réprouvés. Edouard n'a pu cependant oublier sa Carolme; il veut la retrouver et la poursuit, à ^aples, a Florence, h Rome; ils doivent enfin, d'un 'ommun accord, se réunir ù Paris; mais la Fatalité (c»'tte Fatalité dont Y. Uugo a fait le mobile de son roman, Îiotre-Dame de Paris) rejette toujours Caroline dans la route où sa mère l'a engagée.
Cette histoire étant authentique, on ne peut attaquer la conception romanesque de l'auteur, et il faut bien admettre le récit tel qu il est présenté. Ici, du moins, la femme est toujours intéressante, je l'avoue, elle n'est point vicieuse, mais seulement entraînée.
LES MÈRES COUPABLES , par Ed. Dbvicquk.
Le livre de M. Devicque se compose de deux éludes, pnisque c'est aujourd'hui le nom qu'on e-t convenu de donner à cette production tilti^raire. Ces deux études n'ont d'autre lien entre elles que la parité du but ei du fond. Dans la première, lin fils souffre et meurt pour ne pas être témoin de la honte de sa mère, et nous reprocherons ici à M. Devicque le rôle qu'il fait jouer à ."oo héros : Léonce, qui, dans la dernière partie du récit, accu&e et accable sa mère, nous parait contre nature; un fils ne peut accuser sa mère. La seconde partie nous plaît davantage: ici l'héroïne se sacrifie ei meurt, sans exhaler une plainte, sans faire entendre un reproche. Le livre de M. Devicque, à part ce que nous venons d'en dire, est soigneusement écrit, d'un style ferme et coloré; les détails, comme l'ordonnance «générale du drame et des caractères, sont bien tracés.
CSAPRIGES DE BOUDOIR, par Armand Renaud.
M. Renaud, un vrai poëln après les Poèmes de V amour ^ abandonnant le rbythme tout en conservant la poésie vraie, celle qui part du cœur, nous avait donné la tiri''fe rose, aujourd'hui, revenant à ses premières amours, il nous donne les Capr ces de Boudoir, ce qui prouve une fois de plus la vérit' du proverbe, t'ette foiii le volume uoivean renferme i^ie réunion de poèmes erotiques : la dédicace est h Vénus; c'est donner une idée du ton général du volume.
Ce n'est pas préci>ement la déesse des Amours pur<< que chante M. Renaud, c'est une divinité un p^u dégénérée; sur >on vêlement peul-étre y trouverait-on quelques taches : cousine germaine de la déease des amoilrs vrais, elle en a l'apparence, non la réalité, etc., etc.
La reprise de la Mue'te de Portici a fait songer à un éditeur qu'il serait bon î réimprimer un livre peu i ^" o»-__i- n*i n— — : .^ i« «x— i...
de Naples en 1647i faite par
de réimprimer un livre peu connu, de Charles Ribevrolles, qui raconte la révolte "" " ' le pérbeur Mazaniello. On sait que la pièce de TOpéra