‹ Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution 1923Chapitre 21 sur 107 · Deutsche Dokumente, vol. II, N · texte numérisé non relu

Deutsche Dokumente, vol. II, N

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LE GRAND QUARTIER GÉNÉRAL 44 d'Allemagne à la Haye crut devoir demander aux braves Hollandais de procéder à une enquête; ils répondirent, avec quelque ironie, que leurs routes étaient surveillées, toutes les automobiles arrêtées’. L'étrange cortège décrit par le représentant de l'Allemagne n'aurait pu passer inaperçu. Quand cette réponse parvint à Berlin, la guerre était déclarée depuis la veille.

Tandis que les Allemands clamaient wrbi et orbi que nous les avions attaqués perfidement, nous nous contentions de protester officiellement des violations de frontières, réelles celles-là, dont ils s'étaient rendus coupables près de Delle, où une reconnaissance de leur 5° régiment de chasseurs à cheval était venue tuer le caporal Peugeot, du 44 d'infanterie, à plus de dix kilomètres à l’intérieur du territoire français. Moltke nia impudemment pendant deux jours. Il finit par avouer, mais par un singulier hasard, cet aveu n’arriva dans les bureaux de la Wilhelmsirasse qu'après la rupture avec l'Angleterre, le 5 août?

Le même jour, le même Moltke poussait l’inconscience jusqu’à adresser au département des Affaires Étrangères une espèce de factum, où on lit ce qui suit : « La politique déloyale de nos ennemis nous donne le droit d’agir contre eux sans aucun ménagement ». Les troupes allemandes ne devaient que trop bien se conformer aux intentions ainsi exprimées par leur chef. Les massacres de Dinant, d'Andenne, les ruines de Louvain, de Reims, de tant d’autres villes en portent témoignage.

Dans cette communication du 5 août au ministre des Affaires Etrangères, le chef d'état-major recommande

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