‹ Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution 1923Chapitre 31 sur 107 · DÉPLOIEMENT D£ LA MASSE DE MANCŒUŸRE · texte numérisé non relu

DÉPLOIEMENT D£ LA MASSE DE MANCŒUŸRE

chiffre considérable de 42 brigades. Molike se trouvait donc, bien plus que son prédécesseur, dans l'obligation d’écraser les armées alliées à la première bataille, puisqu'il s'était enlevé le moyen de se renforcer, pour la seconde, à Paide des réserves que Schlieffen échelonnait sagement derrière la droite de son front. Il arrivait d'ailleurs à cette première bataille avec des ressources encore imposantes et qu'il estimait à juste titre très supérieures en nombre eten outillage à celles que pourrait lui opposer la coalition belge, française et britannique‘. Elles se décomposaient de la manière suivante : |

F° armée (Colonel-général von Kluck; chef d'étatmajor von Kuhl) : [1°, 11°, IV°, IX° C. À., [Ie, IV°C. A.R,, plus 3 brigades de iandwebr, 4 bataillons d'artillerie de siège, À régiment du génie de forteresse. Zone de concentration : Crefeld, Neuss, Bergheim, Juliers; Q. G. à Grevenbroich.

1° armée (Colonel-général von Bülow; chef d’étatmajor von Lauenstein) : VII, X° C. A., C. A. de la Garde, VII, X° C. À. R., C. A.R. de la Garde, plus 2 brigades de landwehr, 5 bataillons d'artillerie de siège, 2 batteries de mortiers de côte, 2 régiments du génie de forteresse. Zone de concentration : Düren, Euskirchen, Blankenheim, Malmédy, Eupen; Q. G. à Montjoie.

IIFE armée (Colonel-général von Hausen, chef d’étatmajor von Hoeppner) : X°, XIL°, XIX° C.A., XIF° C.'A.R., plus 4 brigade de landwehr, 2 bataillons d'artillerie de siège, 4 régiment du génie de forteresse. Zone de concen-

1. En fait, les 52 divisions de première ligne de la masse principalé allemande eurent à combattre 45 unités de même ordre depuis le début des hostilités jusqu’à la fin de la première bataille générale, qu’on peut . fixer au soir du 24 août. Ces 45 divisions alliées ne se présentèrent pas toutes en même temps devant les armées germaniques, ce qui constituait un avantage pour celles-ci, qui eurent, en revanche, à réduire, pendant la même période, plusieurs places fortes (Liége, Namur, Longwy).

di tration : Saint-Vith, Prim, Witlich, Bihan; q8 si

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Prüm, IV® armée Duc Albert de wire vi, XVI, VE C. A., VILLE, XVIII C. À. R., plus 4 brigade de land- | wehr, 2 bataillons d'artillerie de siège, { régiment du génie de forteresse. Zone de concentration : Trèves, | È Luxembourg, Diekirch ; Q. G. à Frèves. LES V® armée (Prince héritier de Prusse) : V’, XIE, XVI ; CG. A., Ve, VE C. A R., plus 5 brigades de landwehr, 4 bataillons d'artillerie de siège, 2 régiments du génie de forteresse. Zone de concentration : Thionville, Lehaëi," os Sarrebruck, Metz; Qc G. à Sarrebruck.

NUS Cavalerie d'armée : AE PU . 1° C. C. (Général von der Marwitz); Ile, EVS, EX* D. @, Ÿ débarquées à Aix-la-Chapelle et Elsenborn. | C. C. (Général von Richthofen) : D. C. de la Garde, V: D. C., débarquées à Diekirch et Mersch. De AC IVe C. C. (Général von Hollen) : Il, Que D. ie débar- “. quées à Remich et Thionville. ; Ea dehors de ces forces et de la nan évullerie de siège, notamment des batteries de mortiérs de 420 et de 305 (ces dernières austro-hongroises), le commandement suprême n'avait aucune unité à sa disposition sauf le [X° C. A. R., maintenu provisoirement pie Ja: es 2 du canal de Kiel.

L'emploi de cette énorme masse de combattants restait

à celui que Schlieffen avait fixé en 1905. Rompant avec la 1 tradition du vieux Moltke, qui faisait volontiers marcher L. ses armées séparées les unes des autres pour les réunir | à sur le champ de bataille, il imposait à ses sous-ordres un

De: dispositif continu, formant comme une muraille mouyante.

1e Il pensait balayer ainsi tout le terrain de Verdun jusqu’à Dunkerque, ou au moins jusqu'à Lille, et être sûr de | “ péborder la ligne ennemie, malgré tous les efforts qu'elle …

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