DÉPLOIEMENT DE LA MASSE DE MANŒUVRE
déxiros de mener les choses rondement, donnait l'ordre au général von Kluck de mettre en marche ses premiers éléments dès le 15, de sorte que ses têtes de colonnes atteindraient la Meuse le 14. | Il faut retenir cette date du 14 août parce qu’elle marque le moment où le détachement chargé de la prise de Liége devait s'être rendu maître du camp retranché ou au moins des quatre forts du front est, dont le canon commandait les routes attribuées à la ["° armée. Toute journée qui s’écoulerait après le 14 sans que la voie fût dégagée impliquerait un retard dans le déploiement, compromettant la réussite du plan de campagne.
Les forces réunies pour l’attaque de Liége étaient placées sous les ordres du général von Emmich, titulaire du . commandement du X° C. A.; elles comprenaient 6 brigades . mixtes empruntées aux ['° et [l° armées, plus la IXe D. C. \ destinée à protéger l'opération à l’ouest et au sudouest: les deux autres divisions du corps de cavalerie von der Marwitz, [l° et IV°, avaient l’ordre de franchir la Meuse en aval de Liége et d'explorer le terrain | vers Anvers et Bruxelles. Le passage de la frontière . était prévu pour le 4 août, l'ouverture du feu d'artillerie contre la place pour l'après-midi du 5 et l'assaut pour la ù nuit suivante.
… Ala I armée, dont la zone de concentration, bordant le territoire belge d’Aix-la-Chapelle à Malmédy, constituait . la base de départ de l'attaque, revenait le soin de l’alimenter el de la soutenir si le besoin s’en faisait sentir. On avait mis à sa disposition Jusqu'à nouvel ordre leIX° C. A., 4 appartenant organiquement à la [°° armée. On lui accor- + dait liberté de manœuvre complète sur tout le territoire ennemi entre Namur et la frontière hollandaise, y compris par conséquent la future zone de marche de la ["° armée, . mais à condition d’évacuer celle-ci en temps opportun
pour faire place aux colonnes de Kluck, c Festa-dire pour le 14 août. it vu
Le quartier général de la I? armée se mOlRHBAE à Hanovre et ne quittait celte ville à destination de Montjoie, son futur quartier général, que le 7 août dans la
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soirée. Pour se tenir au courant des événements, Bülow avait adjoint à Emmich son sous-chef d'état-major, le général de brigade Ludendorff, et envoyé en avant à Montjoie un autre officier de son état-major, le capitaine 4 de la Motte-Fouqué. 1
Le camp retranché de Liége, œuvre du célèbre Brialmont, consistait en une ceinture de 12 forts, situés à une dis- à
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tance moyenne de 8 kilomètres du centre de la ville. Celleci n'avait pas d'enceinte continue, le noyau central se réduisant à la citadelle ‘ qui touchait presque les dernières maisons de la cité. Les forts de Liers et de Pontisse sur la rive gauche, de Barchon et d'Evegnée sur la rive droite commandaient les accès des ponts en aval de la place. |
L'assaut lancé dans la nuit du 5 au 6 août ne réussit pas. Les troupes allemandes se tirèrent les unes sur les autres dans l'obscurité et ne parvinrent en aucun point à forcer la ligne des ouvrages extérieurs. Le 6, elles restèrent clouées au sol. La nuit suivante, Ludendorff, prenant le commandement d’une brigade dont le chef avait été tué, parvint à franchir l'intervalle entre deux forts et pénétra dans la ville qui n’était pas défendue. Avec une hardiesse extraordinaire, il se présenta presque seul devant la citadelle et sut si bien en intimider les défenseurs qu’ils la lui livrérent. Emmich et son état-major l'y suivirent, mais derrière eux le cercle se referma et toute communication fut coupée avec l'extérieur. C'était une étrange situation. Une brigade allemande occupait la ville même, mais s’y trouvait presque prisonnière, quoique victorieuse, car tous les forts restaient au pouvoir des Belges.
À partir de l'après-midi du 7 on n'eut plus aucune nou- … velle en Allemagne de ce qui se passait dans Liége. Le … bruit courut que le général von Emmich avait péri avec tout son monde. Le commandement suprême, très inquiet, hâta le transport de l'artillerie de siège et envoya l’ordre à Montjoie, le jour même, de pousser en avant les unités de la Il° armée à mesure qu’elles débarqueraient. Bülow n’était pas encore arrivé. En son absence le capitaine de
À. Le vieux fort Chartreuse, adjacent à la lisière sud de la ville, était désarmé.
Li deux jours suivants. Le 10 août seulement, de "1 fort de Barchon fut entevé par un coup de main et la lai son put être rétablie avec le général von Emmich. oi Berlin, on respira enfin. Le lendemain on prit le fort d'Evegnée.
Les batteries de gros calibres Dre poste le 12 eu 4 à partir de ce moment l'allure des opérations changea, Les projectiles de 420 écrasèrent successivement tous les ouvrages. Le 13, on s’empara des forts de Pontisse et de : Chaudfontaine, le 14, de ceux de Fléron et de Liers. Rien n'empêchait plus le passage de la Meuse en aval de la ville. Les unités de la Il° armée évacuerent la zone de marche de la I, entre Liége et la! foRÈre | hollandaise. : FA
Le 44, les Lêtes de colonne de l’armée Kluck atala aient cl le fleuve; le 45, ses trois premiers corps d'armée l'avaient | franchi par le pont d'Héristal, trouvé intact à l'intérieur du camp retranché, et deux ponts de campagne construits … près de Visé. Dans ces conditions on crut pouvoir dissoudre le détachement Emmich et rendre le IX° C. A. à la L'° armée. La Il° armée remit de l’ordre dans ses unités un peu enchevêtrées tout en continuant à faire bombarder les forts encore tenus par l'ennemi. Les deux derniers, ceux du secteur ouest, succombèrent le 16 août. La petite place de Huy, sur la Meuse, entre Namur et Liége, ne fut pas défendue ; on l’occupa le même jour.
À cette de du 16 août, la l'° armée avait commencé à se déployer à hauteur de Tongres; la I[° en faisait autant à sa gauche. Entre temps, la cavalerie avait constaté au prix d'engagements très coûteux pour elle, livrés par le. Ile C. C. à Haelen (12 août) et le I°' C. C. à Dinant (15août), . que les forces de campagne belges s'étaient postées sur la.
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