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| Hataiuu à DE LA “MARNE. —— PREMIÈRE PÉRIODE 235
z theil qu D. C: } ét Béton-Bazoches {x D. C.). Quant au IC. C., toujours rattaché à l’armée Bülow, il avait eu le plus grand mal à dépasser les colonnes de la I" armée, qui se trouvaient devant lui et interceptaient les routes. Les escadrons de Richthofen se virent contraints de marcher à travers champs pour n'arriver, en fin de Journée, qu’à hauteur des avant-postes d'infanterie à Chartronges (D. C. de la Garde) et à Sancy, où la V° D. C. bivouaqua pêle-mêle avec les fantassins du ITF° C. A.
Dans la nuit on reçut les instructions qui prescrivaient le repli échelonné des corps d'armée, le IX° C. A. devant
LL. rester seul en place, à Esternay. Le Il° C. C. avait pour
mission dese porter en avant sur Lumigny et Rozoy pour masquer le mouvement de repli, le [* C. C. de marcher vers la vallée de la Seine et d'y mettre la voie ferrée hors de service.
Dans la matinée du 6, les Il° et IX° D. C. en se dirigeant à l'ouest, trouvèrent Touquin et Rozoy occupés par les Anglais et se mirent en devoir d’altaquer ces deux localités. L'ennemi, au lieu de se replier comme les jours précédents, résista sur place et se renforça en infanterie et en artillerie. Puis de la cavalerie parut sur le flanc gauche du corps Marwitz vers Péey et Jouy-le-Châtel. Il fallut détacher deux régiments pour la contenir.
| La D. C. de la Garde s'était, de son côté, heurtée aux environs de Courtacon à des escadrons français. La V° D. C., quand elle voulut se porter au sud de Sancy, tomba sous de violentes rafales d'artillerie; elle mit ses pièces en batterie, mais le tir adverse devint si vif et si précis que les servants les abandonnèrent pour s’abriter. A l'extrême gauche de la I" armée, les éléments avancés d’une des divisions du IX°C. À. furent surpris dans les mêmes conditions et leurs canons réduits au silence.
Les aviateurs signalaient devant tout le front des IT et
IX‘ C. A. des colonnes remontant du sud au nord.
Il s'agissait évidemment d’une offensive générale. La 1° armée se voyait attaquée en flagrant délit de manœuvre. Après le [l° C. AÀ., parti dans la nuit, le IV° C. À. s'était lui aussi misen mouvement pour repasser le Grand Morin. Du! C. À., qui avait l’ordre de revenir à la Ferté-Gaucher, seule la division qui avait passé la nuit à Sancy s'était mise en marche; elle revint d’ailleurs sur ses pas à lPappel du commandant du IX° C. A. et reprit sa position à hauteur de l’autre division du IIl° C. AÀ., restée à Monticeaux.
Kluck voyait son aile gauche vivement pressée alors que d’un instant à l’autre son aile droite allait être assaillie par des forces au moins égales aux siennes, même après l'intervention du I[° C. A. Seulle centre, oùilne conservait que de la cavalerie, ne paraissait pas devoir être pris à partie immédiatement. Dès ce moment, de toute la T° armée, il ne restait que le IV° C. A. disponible, tout le reste était engagé ou sur le point de l'être.
Quelle orientation fallait-il donner à la bataille? Dévaiton aller au secours de la droite, de la gauche, ou boucher le irou qui se creusait au centre? Dans cette crise imprévue, Kluck ne perdit rien de son calme et de sa ténacité; ilresta fidèle au seul principe qu’il admiît, celui de Schlieffen. Au milieu des dangers qui l’assaillaient soudain, il ne vit, il ne voulut voir qu'une chose. En attaquant sur la rive droite de la Marne, l’aile gauche de l'ennemi ne s’appuyait plus à rien; si loin qu’elle s’étirât vers le nord, on pourrait allonger la ligne allemande plus que la sienne, la déborder, enfoncer son flanc. La hantise de la bataille d’anéantissement, du nouveau Sedan, du nouveau Cannes poursuivait toujours le commandant de la F° armée.
Quelques heures auparavant, quand il avait fait rebrousser Chemin au Il° C. A., Kluck aurait bien voulu le porter en entier à la droite de la ligne tenue par Gronau et
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prendre aussitôt l'offensive dans le flane gauche du général Maunoury. Mais de Coulommiers au plateau d'Etavigny, où cette offensive aurait dû se produire, il y a 40 kilomètres bien comptés. Mis en route à 3 h.30, le IT C. A. n'y serait parvenu avec ses têtes de colonnes que dans l’aprèsmidi et il aurait eu besoin encore de beaucoup de temps
pour se déployer avant de commencer l'attaque. Il était peu probable que la ligne du IV° C. A. R., surtout sa gauche,
très faiblement étayée, püt tenir jusque-là. Aussi Kluck avait-il dû, non sans regret, aiguiller une des divisions du IF C. A., laITF°, par Varreddes sur le plateau qui sépare
la Marne de la Thérouane, tandis que l’autre, la IV*, conti-
nuait à marcher vers le nord en défilant derrière le front de Gronau.
Kluck n’eut pas besoin d'attendre que la manœuvre de celte division se développät pour comprendre qu'elle manquerait de la puissance et du souffle nécessaire à l’accomplissement de son projet; elle réussirait sans doute à tirer d'affaire le détachement Gronau, mais ne remporterait aucun avantage décisif sur un adversaire qu'on savait nombreux et qui pourrait encore se renforcer. D'autre part il considéra que la partie de son armée qui se trouvait encore face au sud trouverait, pour prolonger la défense, les coupures profondes du Grand Morin, du Petit Morin et de la Marne. Se fiant à la solidité de ses IIT° et
IX° C. A., escomptant la lenteur des Anglais à profiter du
vide qui se trouvait devant eux, il décida de jeter dans la bataille le corps d'armée encore disponible, le IV° C. A., au point qu’il estimait le plus important, à l'extrême droite, et grâce à lui, à écraser l’armée Maunoury avant que les Alliés
eussentpercé lefrontallemand au sud delaMarne. A17h.50, . ji] lui envoya l’ordre de ne pas s'arrêter à Doué, comme le
comportaient ses précédentes instructions, mais de pousser
. jusqu’à la Ferté-sous-Jouarre. Dans la soirée, à 22 h. 30
nouvel ordre, prescrivant au EV° C. À. de continuer sa marche pendant la nuit de manière à arriver au point du jour derrière la droite de la ligne allemande combattant au nord de la Marne. |