‹ Le plan de campagne allemand de 1914 et son exécution 1923Chapitre 98 sur 107 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

chefs russes. En second lieu Kluck caleula mal ses distances. La ligne du Petit Morin, sur laquelle la cavalerie allemande devait arrêter ou au moins retarder l’ennemi venant du sud, était beaucoup trop rapprochée du champ de bataille de l’Oureq; elle n’en était séparée que par une journée de marche. Il en résulta qu'une partie des troupes engagées contre l’armée Maunoury dut faire volte face et quitter son poste de combat avant que l'attaque débordante eût seulement commencé. |

En somme, Bülow a fait échouer la manœuvre enveloppante préconisée par Schlieffen là où elle promettait de grands résultats, Kluck s’est entêté à vouloir la réaliser là où son rendement ne pouvait être que médiocre. Ainsi tous deux ont contribué à l’insuccès de la campagne, mais leurs torts ‘sont légers comparés à ceux de leur chef, qui a approuvé l’un et laissé faire l’autre.

Moltke représentera dans l’histoire le modèle achevé du général incapable dont l’impéritie voue les meilleures armées à la défaite.

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