‹ Le plan mentalChapitre 29 sur 36 · LES DÉVAS OU ANGES · texte numérisé non relu

LES DÉVAS OU ANGES

Le langage humain ne nous permet guère de décrire ces êtres merveilleux. Le lecteur trouvera dans le manuel du Plan Astral à peu près tout ce que nous en savons. Mais, pour ceux qui ne posséderaient pas ce manuel, voici de nouveau les considérations générales qu’il consacre à ces entités.

Le plus élevé des systèmes évolutifs plus spécialement en rapport avec la terre est, croyonsnous, celui des êtres appelés par les Hindous » Dévas et ailleurs anges, fils de Dieu, etc. Nous pouvons en somme le considérer comme le règne immédiatement au-dessus du règne humain, comme le règne humain se trouve lui-même immédiatement au-dessus du règne animal ; mais avec une différence importante. Si l’évolution par la voie du règne humain est la seule qui soit possible à 1 animal, l’homme en atteignant le niveau de 1 Aseklia ou Adepte accompli, se trouve en présence de plusieurs modes d’avancement et, entre autres, de la grande évolution Déva. (V. Les Aides invisibles, trad. franç., p. 143).

Dans la littérature orientale, le mot « Déva » est souvent employé d’une manière assez impré-

cise et donnée à presque toutes les entités nonhumaines, si bien que le terme s’applique souvent aux puissances spirituelles les plus exaltées comme aux esprits-de-la-Nature ou aux élémentals artificiels. Ici nous ne donnerons ce nom qu’à la hiérarchie dont nous considérons en ce moment l’évolution magnifique.

Tout en étant en rapport avec notre terre, ces anges n’y sont pas confinés. Loin de là : l’ensemble de notre chaîne de sept mondes n’est pour eux qu’un monde unique et leur évolution s’échelonne sur un système grandiose de sept chaînes. Jusqu’ici leurs armées se sont principalement recrutées parmi d’autres humanités appartenant à notre système solaire, humanités dont les unes sont moins, d’autres plus élevées que nous. La raison en est qu’un très petit nombre d’hommes sont arrivés assez haut pour pouvoir passer dans le règne Déva. D’autre part il semble certain que, parmi les nombreuses classes de Dé vas, il en est qui n’ont jamais passé dans leur évolution par aucune humanité comparable à la nôtre.

Nous ne pouvons nous faire encore une idée bien nette de ce qu’ils sont mais le but, en quelque sorte, de leur évolution est certainement beaucoup plus haut que celui de la nôtre.En d’autres termes, le but de notre évolution humaine étant d’élever au grade d’Adepte Asekha, avant

HABITANTS

la fin de la septième Ronde, ceux d’entre nous qui auront réussi, révolution des Dévas a pour objet d’élever beaucoup plus haut dans le même temps leurs rangs les plus avancés. Pour eux comme pour nous un sentier, plus escarpé mais plus court, conduisant à des sommets plus sublimes encore, s’offre au pionnier vaillant. Vers quelles destinées s’avancent les Dévas ? Nous ne pouvons sur ce point que former des conjectures.

HlÉRARClilE

Les trois grandes divisions inférieures, en commençant par la plus basse, sont généralement appelées Kamadévas, Roupadévas et Aroupadévas ; on pourrait traduire respectivement ces mots par les Anges du monde astral, du monde céleste inférieur et du monde céleste supérieur. De même qu’ici-bas notre corps habituel — le moins élevé qu’il nous soit possible d’employer — est le corps physique, de même le corps habituel d’un Kâmadéva est le corps astral ; ce Déva représente donc assez exactement ce que sera l’humanité quand elle atteindra la planète F ; occupant habituellément un corps astral, il le quitte dans un corps mental pour passer sur le plan supérieur, comme

nous le ferions nous-mêmes pour employer le corps astral. De même un Roupadéva aura pour corps habituel le mental,puisqu’il vit sur les qua tre niveaux « roupas » du plan mental. Quant à rAroupadéva, il appartient aux trois niveaux les plus élevés de ce plan ; pour lui point de corps plus dense que le corps causal. Au-dessus des Aroupadévas, il existe quatre autres grandes classes faisant partie du même règne ; elles habitent respectivement les quatre plans supérieurs de notre système solaire. Plus haut enfin et bien au delà du règne Déva, viennent les armées des esprits planétaires. Mais l’étude d’êtres aussi exaltés ne peut trouver place ici.

Chacune des deux divisions principales ayant pour séjour, avons-nous dit, le plan mental, se subdivise en classes nombreuses. Seulement, leur existence est à tous égards si éloignée de la nôtre qu’il est inutile d’entrer sur ce point dans le moindre détail. Je ne puis faire mieux comprendre l’impression produite sur nos investigateurs qu’en citant textuellement les paroles de l’un d’eux, à l’époque où se poursuivait cette étude en commun. « J’ai le sentiment d’une conscience prodigieusement exaltée, d’une conscience dont la gloire est indicible. Mais que l’impression est étrange 1 Elle est si différente, si totalement différente de tout ce que j’ai encore éprouvé jusqu’ici,

HABITANTS

si étrangère à toute expérience humaine, que tenter de l’exprimer en paroles serait absolument inutile. »

Il serait tout aussi vain, sur notre plan physique, de vouloir donner aucune description de ces êtres puissants, car leur apparence se transforme avec chacune de leurs pensées. Nous avons parlé plus haut de la magnificence et de la force d’expression merveilleuse de leur langage en couleurs. De même dans notre description des habitants humains rencontrés sur le plan mental, plusieurs passages auront montré que dans certaines conditions il est possible pour les hommes activement conscients sur ce plan, de recevoir des Dévas de précieuses leçons. Le lecteur se rappellera qu’un Déva, en animant la figure d’un ange créé par un choriste pendant sa vie céleste, enseignait à l’enfant des accents plus grandioses qu’aucune musique terrestre et que, dans un autre cas, les Dévas représentant certaines influences planétaires s’intéressaient à l’évolution d’un astronome.

Les Dévas, pourrait-on dire, sont aux espritsde-la-Nature(V. Manuel V), mais à un degré supérieur, ce que les hommes sont au règne animal. L’animal ne peut arriver à s’individualiser qu’en s'associant à l’homme. De même un esprit-de-la- Nature ne peut normalement arriver à la réincarnation et à l’individualité qu’en s’attachant d’une

iTiaaière analogue à des entités appartenant à la hiérarchie Déva.

Bien entendu tout ce qui a été dit et en somme tout Ce qüe l’on peut dire de cette vaste évolution angélique ne fait qu’effleUrer un sujet immense. A chaque lecteur d’acquérir des notions plus complètes quand il sera devenu conscient sur ces plans supérieurs. Les indications qui précèdent ne sont forcément qu’une légère et peu satisfaisante esquisse ; peut-être cependant don^ neront-ëlles une faible idée des aides innombrables avec lesquels, à mesure qu’il avance, l’homme entrera en rapport ; peut-être aussi montrerontelles comment chaque aspiration rendue possible à l’homme par le développement de ses facultés, au cours de sa marche ascendante^ sera plus que satisfaite grâce aux dispositions pleines de sollicitude prises en sa faveur par la loi naturelle.

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