LE RÈGNE ANIMAL
Le règne animal est représenté "sur le plan mental par deux grandes divisions. Dans le monde céleste inférieur nous trouvons les âmesgroupes auxquelles se rattachent la plupart des animaux et, sur le troisième sous-plan, les corps causais des animaux relativement peu nombreux qui déjà sont individualisés. A vrai dire, ces derniers ne sont plus absolument des animaux ; eux seuls, à notre époque, nous permettent d^étudier le corps causal à peine formé, avant le commencement de toute croissance et n’offrant que de faibles traces de couleurs, indices des qualités naissantes et de leurs premières vibrations.
Après ses morts physique et astrale, Lanimal individualisé jouit ordinairement dans le monde céleste inférieur d’une existence très prolongée, ressemblant souvent à un demi-sommeil; son état correspond à celui de l’être humain parvenu au même niveau, mais son activité mentale
est infiniment moindre. Sans qu’il en soit bien nettement conscient, ses formes pensées l’entourent; l’image de ses amis d’ici-bas est invariablement présente; il les voit tels qu’il les a connus dans leurs heures de douceur et de bonté. Un amour assez fort et assez désintéressé pour former une image semblable étant, par cela même, capable d’agir sur l’âme de l’être aimé et de provoquer en elle une réponse, il en résulte que les animaux favoris auxquels nous prodiguons nos caresses peuvent en retour exercer sur notre évolution une faible mais incontestable action.
Quand l’animal individualisé se retire dans son corps causal pour attendre le moment où la roue de l’évolution, dans sa marche circulaire, viendra ^ mettre à sa portée une incarnation humaine primitive, il semble perdre presque entièrement conscience des objets extérieurs, étant plongé dans une sorte de rêverie béate, dans une paix et une satisfaction profondes. Son développement intérieur ne cesse pas pour cela, bien qu’il nous soit difficile d’en comprendre la nature. Mais il est un fait certain ; pour toute entité parvenue au monde céleste, qu’elle atteigne seulement l’évolution humaine ou qu’elle se prépare à la laisser en arrière, l’existence du ciel offre la félicité la plus haute qu’elle soit capable d’éprouver.