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H Parce (|uil est nécessaire d'assurer notr»' (it'dil sur uu'r et notre situation militaire et éconoini(|ue pour l'avenir, en face Je l'Angleterre, parce que le territoire belge, écononiiijueinenl si important, est étroitement lié à notre principal territoire industriel, la Belgique doit être au point de vue monétaire, financier et postal, soumise à la législation de l'empire. Ses chemins de fer et ses voies fhiviales doivent être étroitement reliés à nos communications. En constituant un territoire wallon et un territoire flamand prépondérant et en mettant en des mains allemandes les rntrcjtrises et les propriétés économiques si importantes pour dominer le pays, on organisera le gouvernement et i administration de telle manière que les habitants ne pourront acquérir aucune influence sur les destinées politiques de l'empire d'Allemagne ».
i^n somme, c'est l'esclavage promis aux Belges. 11 est important de remarquer, afin de bien constater qu'il s'est bien agi pour l'Allemagne de réaliser le plan que le gouvernement de Berlin élabore depuis vingt-cinq ans, que la conception des auteurs-du mémoire du 20 mai 1915, sur le sort à réserver aux populations annexées, est exactement conforme à celle exprimée dans la brochure publiée sous l'égide de VAlldeutscher Verhand. V Union Pangermaniste, et expo-
sant le plan pang;ermaniste de 1895. (Voir ce texte déjà cité p. 28.)
La seule différence qu'on puisse relever dans l'évolution des idées pangermanistes entre 1895 et 1916 c'est quà la suite de l'expérience qu'ils viennent de faire avec les Slaves et les Latins austro- hongrois, les Allemands considèrent comme possible et avantageux, sous la seule condition d'appliquer les méthodes du terrorism»' prussien, de faire combattre pour les intérêts de la Pangermanie des non-Allemands, qui en repoussent l'idée avec horreur mais qui, fortement encadrés d'éléments germaniques, sont contraints de se faire tuer pour assurer l'esclavage de leurs familles et leur maintien sous le joug allemand.
« Quant à la France, continue le mémoire du 20 mai 1915 au Chancelier de l'Empire, toujours en raison de notre situation vis-à-vis des Anglais, il est pour nous d'un intérêt vital, en vue de notre avenir sur mer, que nous possédions la région côtière voisine de la Belgique à peu près jusqu'à la Somme, ce qui nous donnera un débouché sur l" Océan Atlantique. L' « hinterland «, qu'il faut acquérir en même temps, doit avoir une étendue telle qu'économiquement et stratégiquement les ports où aboutissent les canaux puissent prendre leur pleine importance. Toute