I.K PLAN PAN(;KRMAN1STK
aulic coiuimHe territoriale de France, en dehors de l'annexion nécessaire des bassins miniers de Hriev, ne doit tHre faite (ju'en vertu de considérations de sh-at/'g-ie militaire. A ce sujet, après les expériences de cette guerre, il est très naturel (|ue nous n'exposions pas nos frontières à de nouvelles invasions ennemies en laissant à l'adversaire les forloresses qui nous menacent, surtout Verdun et Belfort, et les contreforts occidentaux des Vosges situés entre ces deux forteresses. Par la conquêle de la ligne de la Meuse et de la cuic française avec les embouchures des canaux, on acquerrait, outre les régions de minerais de fer déjà indiqués de Brie y, les territoires charbonniers des départements du Nord et du Pas-de-Calais. Ces augmentations territoriales, — la chose va de soi après l'expérience faite en Alsace-Lorraine, — supposent que la population des territoires annexés ne sera pas en mesure d'obtenir une influence politique sur les destinées de l empire allemand, et que tous les /nof/ens de puissance économique existant s//r ers fcrr/inirrs. // compris la propriété moyenne et la grande propriété, passeront en des mains allemandes ; la France indemnisera les propriétaires et les recueillera. »
Pour justifier ces formidables annexions, le mémoire du 20 mai, conformément à la doctrine
pangermaniste cyniquement pure, n'invoque d'autre argument que celui de la convenance prussienne et du butin utile à faire.
« Si la forteresse de Longwy, avec les nombreux hauts fourneaux français de la région, était rendue aux Français, et s'il éclatait une nouvelle guerre, avec quelques canons à longue portée, les hauts fourneaux allemands et luxembourgeois (dont la liste est donnée) seraient paralysés en quelques heures...
« De la sorte, 20 p. 100 environ de la production de fer brut et d'acier allemands seraient supprimés...
« Disons, en passant, que la production élevée d'acier étiré de la « minette », offre la seule possibilité de fournir à l'agriculture allemande, quand l'importation des phosphates est bloquée, l'acide phosphorique nécessaire.
« La sécurité de l'empire d'Allemagne dans une gnerrc future nécessite donc impérieusement la possession de toutes les mines de « minette », y compris les forteresses de Longwy et de Verdun sans lesquelles cette région ne saurait être défendue. »
Ces diverses déclarations, hautement autorisées, permettent de constater qu'en résumé les annexions que les Pangermanistes prétendaient réaliser à l'Ouest s'étendraient jusqu'en France,