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<>/ ixitd- iinslunl aussi anuplètement sous la (/(uuination de Guillauine 11 (jue s'y trouve lu Belgique. Le conflit européen a permis:, en effet, ^occupation astucieuse, sous couleur de le défendre, de tout l'eni/fire des Habsbourff, mainmise que prévoi/ait le plan de 1911. Depuis \v (h'hul lie 11)1;>, toutes les troupes de Fran(;ois- Josepli sont entièrement sous les ordres du grand état-nmjor de Berlin. L'Autriche-Hongrie voudrait-elle conclure une paix séparée qu'elle ne le pourrait pas cartons ses organes moteurs, militaires et diplomatiques, subissent l'impulsion exclusive des agents du Kaiser. L'alliance austro-allemande est, en réalité, un simple décor. Le procédé dont on a parlé pour incorporer à l'Allemagne la monarchie des Habsbourg par un moyen détourné, c'est-à-dire par son entrée dans le Zollverein ou union douanière allemande, est une monumentale comédie. Elle ne saurait tromper que ceux, malheureusement encore trop nombreux, qui sont insuffisamment informés des réalités austro hongroises. La fusion austro-allemande sous la forme d'une union douanière n'est pas d'ailleurs une nouveauté. Ce procédé d'absorption de l'Autriche- Hongrie a été prévu et expliqué tout au long dans la brochure pangermaniste de 1895 exposant les lignes fondamentales du plan de cette

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même date. Tout le bruit fait, au début de 1916, par la presse allemande sur les soi-disant désirs des Austro-Hongrois d'entrer dans le ZoUcerein allemand a constitué le plus « kolossal » et le plus déloyal des bluffs. En réalité, près des 3/4 environ des populations actuellement sujettes de François-Joseph ne veulent à aucun prix être absorbées par TAUemagne, pas plus sous la forme économique que politique. Tout le « battage » fait dans les empires du centre à propos de l'entrée de la monarchie des Habsbourg dans le ZoUcerein a été uniquement le fait des meneurs pangermanistes de IJerlin, de ceux de Vienne et de l'aristocratie magyare et non pas du peuple magyar ce qui nest pas la même chose. Il convient donc de ne pas être dupes du bluff de la presse allemande sur la question du Zollverein. C'est une infime minorité en Autriche-Hongrie qui la veut, faisant ainsi le jeu de Berlin. Mais ce qui est incontestable c'est que, pour l'instant, l'Autriche-Hongrie est entièrement sous la domination prussienne.

2^ Balkans.

La Serbie est entièrement envahie par les Allemands. La situation de la population seil)e est atroce. Elle est ou massacrée, ou affamée systématiquement, ou déportée en Allemagne

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pour Iravailler soit dans les usines, soit à la terre allemande Ces eflroyabies mesures de coercition n'ont j)as enipôché le Kaiser d'avoir adressé un manifeste : « A /y/on noble et héroïcjue peuple serbe ». 11 s'aj^issait de tenter par de belles paroles, de désarmer moralement ce qui reste de la population serbe terrorisée par une série de souffrances qui n'ont jamais été dépassées au cours de l'bistoire. Quant à la Serbie, le Kaiser la ofl'erte pour partie à l'Autriche, toujours conformément au plan de 1895 qui prévoit cette solution, car donner une fraction de la Serbie à une Autriche faisant partie du ZoUverein c'est, pratiquement, la placer sous la domination immédiate de l'Allemagne.

Quant à la Bulgarie, alliée de l'Allemagne, elle est entièrement pénétrée et les Allemands s'y conduisent en maîtres dans toute la mesure où ils le peuvent. L'héroïque Monténégro a eu exactement le même sort que la Serbie, une partie de l'Albanie est aussi occupée. Si les Alliés avaient commis l'aberration de ne pas comprendre à la onzième heure l'importance de Salonique, la Grèce et la Roumanie qui comptent des éléments germanophiles, peu nombreux mais fort influents, suivraient elles-mêmes déjà intégralement les volontés de Berlin.

En supposant, pour la commodité du raison-

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nement, la victoire allemande, nous verrions aussitôt Berlin constituer une Confédération balkanique sous la présidence de l'Autriche considérée comme puissance balkanique, toujours parce que sous l'apparence de l'Autriche ce serait TAUemag-ne qui imposerait sa volonté à la future confédération.

3" Turquie.

L'Empire ottoman subissait au début de 1916, donc avant l'avance russe en Arménie, dans la totalité de son étendue l'action de l'Allemagne. L'influence de celle-ci a même débordé sur la Perse. C'est là un fait qui aurait eu une importance extrême pour le développement du mouvement panislamique dirigé à la fois contre la Russie, la France et l'Angleterre, si l'action anglo-russe n'avait récemment mis bon ordre aux intrigues germaniques dans l'empire du Schah.

« L'établissement de relations directes avec la Turquie a une valeur inestimable au point de vue militaire, — a dit le chancelier allemand dans son discours du 11 décembre 1915, — tandis qu'au point de vue économique la possibilité d'importer des denrées des États Balkaniques et de Turquie augmentera nos approvisionnements d'une façon propre à nous réjouir. » (V. Le Temps,

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