‹ Le plan pangermaniste démasqué; le redoutable piège berlinois de "la partie nulle."Chapitre 22 sur 29 · TA · texte numérisé non relu

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des 10 à 15 millions d'Américains d'origine allemande a été organisée. Peu à peu, s'est créé au sein de la Grande République américaine un véritable État dans l'État, doté des moyens d'influence les plus puissants. En effet, parmi les Germano-Américains, des industriels,

306 LI PLAN PANGËRMANISTE

des commerçants ou des banquiers aux fortunes énormes influent sur le sort de centaines de mille d'ouvriers ou d'employés qui vivent dans leur dépendance. Les Germano-Américains possèdent encore des journaux et des associations multiples. Ils ont donc pu exercer sur la politique des États-Unis une influence considérable et même faire entrer au Congrès de Washington des hommes à eux. La loi Delbriick sur la naturalisation (V. p. 296) a achevé Torganisation allemande aux États-Unis en permettant à une notable partie des Germano-Américains de conserver Tapparence de citoyens américains tout en restant des sujets du Kaiser fanatiquement dévoués à ses entreprises d'asservissement universel.

Comme la population totale des États-Unis est de 100 millions, on conçoit aisément quelle peut être la puissance de 10 à 15 millions de Germano-Américains systématiquement organisés dans un but précis par rapport à 8o ou 90 millions d'Américains qui, ne se méfiant aucunement du péril pangermaniste, n'ont pris contre leurs concitoyens d'origine germaine aucune espèce de précaution spéciale.

C'est cet état de choses tout particulier qui explique la situation vraiment étrange dans laquelle se trouvent les États-Unis depuis l'éclat

de la guerre européenne. Depuis lors, les Germano-Américains, grâce à leurs immenses moyens d'influence et d'action préalablement préparés ont agi sous toutes les formes et avec une audace extraordinaire pour faire le jeu allemand. Ainsi l'ambassadeur allemand, le comte Bernstorfi, et ses attachés militaires von Papen, Boy-Ed, etc., ont été aidés dans leur œuvre de bouleversement des États-Unis par une multitude d'espions et d'agents germano-américains.

Pendant les premiers mois de la guerre, la propagande allemande extraordinairement intense a pu assez aisément tromper une notable partie de l'opinion américaine sur la véritable origine et les responsabilités du carnage européen. Puis la guerre se prolongeant et les Alliés passant des commandes considérables auxÉtats-Unis, le service de l'espionnage allemand s'est livré à une extraordinaire série d'attentats afin de terroriser les usiniers américains travaillant pour les Alliés. Ces violences, combinées avec les discussions byzantines et dilatoires du comte Bernstorff avec le gouvernement de Washington, avaient pour objet d'obtenir que les États-Unis interdisent aux Alliés d'armer leurs navires de commerce aOn de pouvoir se défendre contre les sousmarins allemands, de persuader aux Américains

que le blocus de l'Allemagne par l'Angleterre était pratiqué dans des conditions contraires aux règles du droit international, de ralentir ou d'empôcher la production du matériel de guerre destiné aux Alliés et enfin, une fois que les principales occupations pangermanistes eurent été réalisées en Europe, de tâcher de faire intervenir le président Wilson en faveur de la paix, sous couleur de mettre fin à la tuerie européenne, intervention qui, si elle se fût produite, aurait eu, en réalité, pour résultat pratique de faire ouvrir des négociations de paix dans des conditions éminemment favorables aux visées annexionnistes allemandes.

• Mais, à la longue, les criminelles violences des Allemands aux États-Unis ont ouvert les yeux à l'opinion américaine et l'ont progressivement soulevée. Il faut bien comprendre que c'est seulement peu à peu et au prix de grandes difficultés que les vrais citoyens des Etats-Unis, enserrés par les liens de la formidable organisation allemande, ont pu se faire sur la guerre européenne des idées conformes aux réalités. Cette évolution de l'opinion américaine a été encore retardée par le fait qu'avant la guerre, pour des raisons différentes, les pays alliés étaient incontestablement beaucoup moins estimés aux États- Unis que TAUemagne à laquelle son intense

activité commerciale, industrielle, scientifique, avait valu un très grand prestig^e.

Les Américains ne connaissaient guère de la Russie que les entraves dont les Israélites de l'Empire des Tsars se plaignent. Comme beaucoup de ceux-ci ont émigré aux États-Unis et y exercent une grande influence sur la presse, ils y entretenaient naturellement le contraire de la sympathie pour la Russie. Les Irlandais, sujets américains, se livraient à la même tâche contre l'Angleterre à laquelle d'ailleurs les États-Unis avaient dû jadis arracher l'indépendance. Quant à la France, les Américains, sur la foi d'observations trop superficielles, la considéraient comme en état de décadence irrémédiable. L'éclatante atrocité des prodigieux crimes allemands aux États-Unis, contre les passagers nonbelligérants, contre les Belges, contre les Serbes, les Arméniens et la magnifique résistance des Alliés ont finalement bouleversé tous ces points de vue. Les préventions des Américains contre la Russie et l'Angleterre se sont atténuées dans une très large mesure et l'attitude si noble, si grandiose du peuple de France, la ténacité et l'héroïsme de ses soldats ont montré que la France était bien loin d'être en décadence. Aujourd'hui on peut dire, car c'est la vérité, que la France a fini par conquérir l'admiration profonde et en-

thousiaste de tous les citoyens américains vraiment indépendants. Cette évolution progressive a rendu les Américains de plus en plus pro- Alliés.

Mais une dernière étape reste à faire par l'opinion américaine, elle consiste à comprendre de la façon la plus nette que la victoire de TAUemagne signifierait avec certitude la fin de Tindépendance des Etats-Unis. Cette étape d'ailleurs, quelques Américains particulièrement clairvoyants Font déjà franchie. En mars 1916, le D'' Elliot, ancien président de FUniversité Harvard et, assure-t-on, ami intime du président Wilson, a déclaré dans le New York Times : « Le moyen le plies rapide, le plus avantageux et le plus sûr pour les Américains de se protéger contre une invasion allemande est de conclure aoec la France et la Grande-Bretagne une alliance permanente offensive et défensive y ayant pour objet de maintenir la liberté des mers pour les Alliés et de s'opposer à une attaque maritime éventuelle... Il est temps pour tous les Américains de prendre ouvertement parti pour les peuples européens qui résistent depuis de si longs mois au despotisme militaire prussien. » (Cité par Le Temps, 15 mars 1916.)

Le D"" Elliot a ainsi posé en ses termes exacts et complets le vrai problème que les Américains ont à résoudre. On voit qu'il dépasse considéra-

bletnenl les controverses relatives à la guerre sous-marine. Il ne suffit pas, en effet, aux Américains de se faire les défenseurs du droit et de la justice contre la barbarie teutonne, il faut encore qu'Us comprennent que le maintien de l'indépendance des États-Unis dépend absolument de la victoire intégrale des Alliés en Europe. Or ce point de vue, beaucoup d'Américains sont tout près de l'admettre. Ainsi au Carnegie Hall, de New-York, à la fin de mai 1916, le major Putnam parlant devant 3.000 adhérents du comité des droits américains, a provoqué un grand enthousiasme en demandant la participation immédiate de l'Amérique à la guerre aux côtés des Alliés. Son principal argument a été : « Si l'Allemagne l'emporte dans cette guerre, sa prochaine agression sera contre notre République. » (Cité par Le Temps, 22 mai 1916.)

Mais ces idées très nettes, impliquant des mesures positives et rapides, ne sont encore partagées que par une minorité d'Américains mieux informés que les autres.

L'évolution de l'opinion américaine dominante sera achevée lorsque considérant l'ensemble des faits acquis de la guerre, à la fois en Amérique et en Europe, elle en déduira avec netteté les formidables conséquences qu'auraient pour les États-Unis une victoire allemande.

Cette vue d'ensemble à laquelle parviendra vraisemblablement bientôt la Grande République américaine, la voici. Elle sera nécessairement basée sur la connaissance exacte du plan allemand à Tégard des États-Unis, plan qui d'ailleurs est fort ancien.

En 1898, devant Manille, le contre-amiral allemand von Gœtzen, ami du Kaiser, disait à l'amiral américain Dewey : « Dans environ quinze ans, mon pays commencera sa grande guerre... Quelques mois après que nous aurons fini notre tâche en Europe nous prendrons New- York et probablement Washington et les garderons un certain temps. Nous n'avons pas l'intention de vous prendre des territoires, mais seulement de mettre votre pays à sa place en ce qui concerne l'Allemagne. Nous tirerons de New- York et autres villes un ou deux billions de dollars . » (V . Naval and Military Record cité par VÉcho de Paris du 24 septembre 1915.) Ces paroles furent alors prises pour une fanfaronnade. Or il est maintenant incontestable que déjà avant 1898, les Allemands de Berlin par les procédés rappelés p. 304 ont systématiquement constitué aux États-Unis un État dans l'État qui depuis fort longtemps mine silencieusement la Grande République américaine.

Des faits récents multiples et éclatants : près-

sions politiciennes, grèves monstres, complots et attentats déclanchés sur l'ordre d'agents officiels du Kaiser, von Papen, Boy Ed, von Igel, etc., ont pleinement démontré que l'organisation allemande aux Etats-Unis menace leur indépendance et a un caractère nettement criminel et de trahison organisée. Une phrase d'une lettre du baron de Meysenbug, consul d'Allemagne à la Nouvelle-Orléans du 4 décembre 1915 à von Papen, attaché militaire allemand à Washington et organisateur des principaux attentats aux Etats- Unis, lettre qui fut récemment saisie par les Anglais, établit que dans la pensée des Allemands informés, le tour des Etats-Unis doit aussi venir.

« Puisse le jour des règlements de comptes arriver aussi ici, et veuille que ce jour-là, notre gouvernement ait retrouvé la volonté de fer avec laquelle seulement on peut faire impression sur ce pays ». (Cité par Le Temps, 17 janvier 1916.)

D'autre part, les Américains ne peuvent pas méconnaître l'extrême gravité des récentes manœuvres pangermanistes dans les Etats de l'Amérique du Sud particulièrement en Argentine, au Brésil, destinées ultérieurement à devenir des protectorats allemands et au Nicaragua, où les agents du Kaiser ont essayé de se faire concéder le territoire nécessaire à la construc-

tion d'un canal destiné à concurrencer celui de Panama. EnGn, fait indéniable d'une menace plus immédiate encore, il y a peu de mois, l'Allemagne a préparé l'envahissement militaire du Canada avec la complicité de ses sujets affublés de la nationalité américaine. Il tombe donc sous le sens commun que si, par hypothèse, les Alliés succombaient en Europe, l'Allemagne deviendrait maîtresse du Canada et pratiquement dominerait les États-Unis. La série extraordinaire des attentats formidables que les Germano- Américains ont déjà pu se permettre sur le sol de la Grande République américaine démontre avec évidence que l'indépendance des États- Unis ne serait certainement pas compatible avec Texistence de la Pangermanie.

Tout cela, on s'en rend plus ou moins nettement compte aux États-Unis, mais où Topinion américaine demande encore à être éclairée, c'est sur Timmense danger que comporterait pour les Etats-Unis le redoutable piège berlinois dit de « La Partie Nulle », la plus dangereuse machination que les Allemands tiennent en réserve. Comme beaucoup d'Alliés n'ont pas encore compris l'énorme péril d'une Allemagne cédant momentanément à l'est et à l'ouest pour s'emparer déGnitivement de l'Europe centrale, des Balkans et de la Turquie, il est tout

naturel que les Américains n'aient point encore exactement « réalisé » la portée colossale du coup éventuel de « la partie nulle ».

La carte de la page 165 permet de saisir quel en serait le considérable danger au point de vue américain. Gomme je Tai exposé au chapitre V, la prétendue « partie nulle », en permettant à l'Allemagne de réaliser le Hambourg-Golfe Persique, assurerait au gouvernement de Berlin les moyens de mettre la main progressivement sur tous les points stratégiques maritimes essentiels qui commandent les mers de TUnivers. Il en résulterait pour les États-Unis cette conséquence que la puissance des intrigues allemandes dans l'Amérique du Sud, au Ganada, et partant aux Étals-Unis serait considérablement accrue du fait de la détention par le gouvernement de Berlin des moyens maritimes de la domination universelle.

Il est infiniment regrettable que le si distingué amiral américain Mahan n'existe plus. Si je me base sur son livre puissant. L'intérêt de r Amérique dans le Pouvoir de Mer présent et futur dont M. Jean Izoulet ajadis si remarquablement exposé la substance, je na crois pas trop m'avancer en disant que l'amiral Mahan, s'il vivait encore, résumerait ainsi, après étude de la situation d'ensemble, la ligne de conduite que

le gouvernement de Washington doit adopter à l'égard de la guerre européenne. L'amiral Mahan dirait sans doute à ses compatriotes : A aucun prix, sous aucun prétexte, les États-Unis ne doivent perynettre à l' Allemagne de réaliser le Hambourg-Golfe Persique en raison de ses répercussions maritimes universelles. Puisque l'unique et plus sûre garantie à prendre contre cette réalisation existe seulement en Europe centrale [V. p. 205), les États-Unis se trouvent avoir un intérêt absolument direct à la solution de la Question d' Autriche-Hongrie sur la base du principe des nationalités, cette solution étant par surcroît indispensable pour assurer à V Univers la fin du péril pangermaniste et des grands armements.

Donc, si Ton tient compte de cet ensemble, on arrive à constater qu'en dehors de toute question d'humanité et de justice, les États- Unis ont un intérêt absolument vital, non pas seulement à la victoire relative des Alliés en Europe, mais à leur victoire intégrale. Il est désirable que cette vérité soit admise le plus tôt possible, car alors les mesures que le gouvernement de Washington ne manquerait pas de prendre hâteraient singulièrement la fm du carnage européen.

Ces mesures éventuelles, le simple bon sens permet de les entrevoir.

De toute évidence, Texpédition au Mexique constitue un traquenard allemand; les États- Unis ont donc tout intérêt à attendre la fin de la guerre européenne avant de s'y engager plus avant. D'autre part, le fait que les Alliés en Europe tiennent l' Allemagne à la gorge constitue une occasion exceptionnelle que le gouver^ nement de Washington devrait utiliser pour opérer au plus vite la destruction qui s'impose de r organisation criminelle et parasitaire que les Germains ont pu créer sur le sol des États-Unis. Arrêter leurs chefs coupables d'incitations à la trahison et à des crimes de droit commun, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, anéantir les associations qui ne sont que des agences du gouvernement de Berlin sont des tâches que les Américains ont le plus grand intérêt à accomplir sans délai.

Il est clair encore que quand les États-Unis seront entièrement conscients des réalités, ils admettront que leur intérêt le plus strict leur fait un devoir de donner aux Alliés le concours matériel le plus complet puisque leur victoire intégrale sur TAllemagne, seule, pourra garantir rindépendance absolue future des Etats- Unis.

Dans le domaine financier, les États-Unis peuvent offrir aux Alliés des facilités de crédit

infinies qui leur seraient particulièrement précieuses.

M. Guthrie, vice-président du comité de France- Amérique à New-York a ainsi exposé la manière à la fois délicate et ingénieuse d'après laquelle les États-Unis pourraient et devraient, selon lui, prêter leur concours financier à la France.

a L'historien Parkins, dit M. Guthrie, déclare que le montant des dépenses de la France pour libérer l'Amérique s'est élevé à 772 millions de dollars... De cette énorme dépense, qui a ruiné le Trésor royal, pas un sou n'a été remboursé à la France. Elle ne l'a jamais réclamé, et elle en refuserait fièrement aujourd'hui le remboursement en nous rappelant qu'elle avait stipulé dans le traité d'alliance du 6 février 1778 qu'elle ne recevrait aucune indemnité pour sa coopération et ses sacrifices... Ce traité était sans précédent en générosité dans l'histoire du monde... Ne serait-il pas souverainement juste si le peuple américain, cent trente-quatre ans après la bataille de Yorktown, reconnaissait ce service, — je me refuse à l'appeler dette, — en offrant au peuple français un crédit commercial du principal, c'est-à-dire 772 millions de dollars, remboursable quand la France le pourrait ? Ce ne serait que l'équivalent d'une contribution de

7 dollars et demi pour chaque citoyen des États- Unis, bien moins que Timpôt qui a été payé volontairement et de bon cœur par le peuple français au xviif siècle pous nous aider. Quelle noblesse, quelle gloire, quelle splendeur de cœur, d'âme et d'esprit si les grands banquiers américaids avaient pu proclamer au monde qu'ils avaient eux-mêmes fixé le chiffre de 772 millions en reconnaissance du passé ». (V. Revue du XVIIP 5zèc/e, janvier-avril 1916.)

Dans le domaine des munitions et du matériel de guerre, les États-Unis pourraient évidemment encore intensifier leur effort. Enfin, comme on Ta déjà dit, les États-Unis seraient à môme de fournir aux Alliés des hommes puisque cette guerre sans précédent en exige des quantités si grandes. Mais, comme on sait, les États-Unis n'ont pas de grande armée et il n'est pas certain qu'ils désireraient ou pourraient rapidement en improviser une. Une solution beaucoup plus simple permettrait aux États-Unis de fournir vite aux Alliés un concours en hommes fort appréciable. Ce serait que le gouvernement de Washington donnât la faculté aux citoyens américains qui le voudraient de s'engager, sous une forme spéciale à déterminer, dans les armées alliées. Or, non seulement des Américains de langue anglaise seraient heureux de venir com-

battre les barbares teutons, mais, ce qu'on ne sait pas assez, il existe parmi les citoyens américains des millions de Slaves qui ont émigré jadis d'Autriche-Hongrie et des Balkans. Ces Slaves américains sont ardemment pro-Alliés et maintes fois dans les derniers mois, ouvriers dans les usines américaines de munitions, ils ont fait échouer les attentats allemands. Or, vraisemblablement, quelques centaines de mille de ces Slaves viendraient volontiers combattre en Europe pour concourir à la libération de l'Autriche-Hongrie et des Balkans leurs pays d'origine dont ils ont dû jadis s'expatrier en raison de l'hégémonie germano-magyare. On voit donc que sous cette forme d'engagements spéciaux, les États-Unis pourraient très vite contribuer en hommes à la lutte en Europe, sans cependant se donner l'énorme souci de créer une grande armée.

Ces divers concours américains éventuels précipiteraient évidemment le cours des événements. Il est cependant raisonnable de les considérer comme possibles, puisque c'est bien réellement l'indépendance des États-Unis que la victoire allemande mettrait en cause.

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