‹ Le plateau central nigérianChapitre 3 sur 100 · DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE PARIS · texte numérisé non relu

DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE PARIS

Le reliquat de la fondaiioQ Potron a servi à constituer un prix que nous sommes appelés à donner pour la première fois cette année et qui est attribué à M. le lieutenant L. Desplagnes, de Tinfanterie coloniale. La Commission des prix s'est souvenue de la prédilection particulière du regretté défunt pour tout ce qui touchait à l'ethnographie et c'est à un mémoire particulièrement important, se rattachant à cette branche de nos études, qu'elle a attribué la rente de 600 fr. et la médaille dont elle disposait.

M. Desplagnes, qui ouvre ainsi une page nouvelle de notre livre d'or, s'est attiré la distinction qui lui est décernée par la brillante mission qu'il a poursuivie pendant deux ans dans la boucle du Niger pour le compte de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Vous avez entendu le récit pittoresque et animé do ce beau voyage qui a donné clos résultats, tout à

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1 War, Révolution, and Peace

INTRODUCTION

Les monuments préhistoriques, ruines souvent barbares ou informes d*un passe lointain, et les traces d'une civilisa* tien remontant aux origines millénaires de Tindusirie humaine sont toujours pour Thomme civilisé un spectacle qui le remplit d'admiration et d*étonnement.

Mais combien s'accroît sa surprise quand la vision de ces vestiges surgit, imprévue, au détour d'une piste, au milieu de la brousse désertique de TAfrique centrale, sur les rives de nos grands fleuves soudanais ou dans les régions à peine explorées que nous étions, jusqu'à ce jour, habitués à considérer comme le domaine exclusif de tribus primitives^ figées depuis des sit^cles dans le même stade arriéré de Barbarie.

Rechercher les origines de cette civilisation, étudier les causes qui Tout fait se déveloj)pcr et disparaître dans l'Afrique occidentale sont de captivants prohlrnios, offrant le plus grand intérêt pour les nations colonisatrices qui ont assumé la lourde tî\clie de faire gravir aux peuples soudanais les divers degrés de la hiérarchie humaine pour les

INTRODUCTION O

Je me permets de lui témoigner ici toute ma reconnaissance ainsi qu'à M. Roume, gouverneur général de TA. O.F., et à M. Merleau-Ponty, lieutenant-gouverneur du Haut-Sénégal-Niger, qui n'ont cessé, pendant toute la durée de mon séjour au Soudan, de m'accorder leur haute protection et leur puissant appui moral.

A M. Chaillev-Bcrt, directeur de TUnion coloniale française, qui, dès mon départ de France, voulut bien s'intéresser à mes travaux, j'adresse aussi mes plus sincères remerciements.

Enfin, à mes camarades de Tarmée coloniale et aux membres de FAdmiriistration coloniale commandant les différents cercles soudanais, chez qui j'ai trouvé, avec Taide la plus efficace, l'accueil le plus cordial, j'exprime ici le sincère témoignage de ma profonde gratitude.

Je ne puis toutefois oublier, en commençant l'exposé de mes travaux, que je dois la plupart des résultats obtenus et des découvertes faites pendant cette mission au concours intelligent et courageux de mes compagnons de route, indigènes, et principalement à la sagacité et au dévouement de mes interprètes Boubou Songo et Mohamed ould Badi, qui, tous deux, victimes d'un sort injuste et cruel, se virent brutalement arrachés aux joies d'un repos bien gagné, par une de ces terribles maladies qui terrassent soudainement les plus forts dans ces régions tropicales.

Mais le souvenir de leur dévouement restera intimement lié dans mon esprit h ces années do jeunesse et de voyages dans rinfini de Tespace et de la liberté, quand, échappés aux mille entraves des conventions, nous passions heureux et sans soucis des lendemains an milieu de IVxistonce de ces

6 INTRODUCTION

primitifs ({ui vivent sans edbrts et sans lois, Une vie naturelle dans les steppes immenses, les rorliers abrupts ou les mystérieuses forçats.

KiK- 6. - Aih'uillo d<- OiiullniLi. I.IOU luilroi (Mi.iit lloiliboii|. Dmis sus Dani-'a on ri;iiiai'i|iii; île iiiiinlii'uusL's giullos sqjukrales,

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