III. — Oripanlsatlon interne de la famille
Dans les pbînes de TEst, chez les Houmbébéy la famille habite la même Soukalay c'est-à-dire le même groupe de cases ou de paillottes entourées d'une forte barrière : tandis que dans la montagne elle est logée dans une maison à étage. Toutefois, il ne faut entendre par famille que le groupe d'individus composé d'un homme, de ses femmes et de ses enfants en bas âge, car les autres parents vivent dans diverses maisons ou a Soukala » voisines, ainsi que les captifs, les artisans de passage ou les étrangers. Quant aux jeunes garçons, ils ont, dès Tàge de 6 à 7 ans, abandonné la maison paternelle pour se loger dans les maisons de leurs associations où ils reçoivent leurs petites amies.
Dans la maison familiale, le mari habite le premier étage, tandis que chaque femme possède sa chambre ou sa case au rez-de-chaussée.
Cependant les fillettes n'ont qu'une pièce, commune à elles toutes, dans la maison de leur père.
Le mari consacre à tour de rôle une journée à chacune de ses épouses, dont il devient l'hôte. En principe chaque femme doit, le jour où le chef de famille réside dans sa chambre, assurer la nourriture de toute la maisonnée. Pour cela, vers deux heures de l'après-midi et vers huit heures du soir, elle fait porter à son mari et à ses amis un plat ; un autre est préparé pour les femmes de la maison, un troisième pour les fillettes, un quatrième est réservé aux captifs ou aux ouvriers de passage, enfin le dernier est adressé aux garçons. En général, la première femme du mari, c'est-à-dirfe
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la plus ancienne mariée^ dirige les travaux du ménage, répartit l'ouvrage et distribue les provisions.
Chaque hameau n'est formé, le plus souvent, que par les membres d'une même famille exploitant une propriété commune. Le chef, en général le plus âgé, répartit les tâches, distribue le grain, la viande, le lait, et préside avec les vieillards aux travaux des champs.
Chaque membre doit, dans sa jeunesse, s'il veut profiter des bienfaits et des produits de la communauté, cinq jours de travail sur six pendant la saison des cultures.
Toutes les autres périodes de l'année ainsi que la journée laissée libre pendant la semaine, restent à la disposition de chacun, hommes, enfants, femmes ou captifs pour l'employer à leur profit personnel, soit pour cultiver un champ particulier, soit pour aller à la chasse, à la pêche, faire de rélevage, du tissage, de Texploitation du fer, de l'industrie ou du commerce avec le secours des associations.
Tous les bénéfices de ces travaux exécutés en dehors de la communauté sont personnels, et avec eux Findigène se procure les vêtements, objets de luxe, parures, chevaux, etc.
Quand une des jeunes filles se marie et quitte définitivement la maison paternelle, son père lui fait cadeau de têtes de bétail ou d'arbres fruitiers, comme l'usage en existe aux environs de Bandiagara^ chez les Ndogom, Kambé^ Nononké; de même, lorsqu'un des jeunes garçons quitte la communauté pour aller s'établir dans la plaine, ce qui arrive fréquemment de nos jours, il reçoit un cadeau proportionné au travail qu'il a fourni dans la maison paternelle.
En revanche chez les Houmbi (Houmbébé), établis dans les vastes terrains de culture de la plaine chez qui Tesprit indi-