C. Huit
Docteur ès-lettres.
{A suivre.)
1. Voici en effet comment s'eiprime Sidney dans sa Défense ofpoesy : « Every understanding knoweth the skill of each artificer standeth in that idea or foreconceit of the work, and not in the work itself . And that the poet hath that idea is manifest by the delivering them forth in such excellency as he had imagined them ; which delivering forth, also, is not whoUy imaginative, as we were wont to say by them that build castles in the air. » Dans un autre endroit, après avoir rappelé les principaux débats qui mirent aux prises les plus célèbres dialecticiens de l'antiquité, il fait cette remarque : « Which Plato and Boetius well knew ; and therefore made mistress Philosophy very often borrow the masking raiment of Poesy. »
2. Catalogue of the royal and noble authors of Enf^land, par lord Orford. —Je lis dans Lts projets de mariage de la reine Elisabeth par M. Laferrière, le trait suivant raconté par Roger Àschem, son précepteur, de Jane Grey qu'un jour il était allé visiter aux portes de Londres: « A mon arrivée au château, j'appris qu'on était à la chasse. Seule Jane, à peine ûgée de 13 ans, se trouvait au logis, et réfugiée dans un bosquet elle lisait dans le texte grec un des chefs-d'œuvre de Platon, le Phédon. » On sait que lorsque quatre ans après mourut cette infortunée princesse, elle n'était pas moins célèbre par son esprit et ses connaissances que par sa beauté. Edouard VI, dont on avait voulu lui faire occuper le trône, savait assez le grec pour avoir, dit-on, traduit dans cette langue une partie considérable des œuvres de Cicéron.
PHYSIOLOGIE ET iÀdISBOLUBILITÉ
sans enfant fût reprise par son hpau-frère, qui était chargé de susciter une famille au frère défunt : c'était pour ainsi dire l'imprégnation continuée par le même sang. Rien de plus légitime physiologiquement. Même quand la mort venait interroiTipre l'œuvre de la vie, la loi mosaïque faisait tout pour la continuer selon les lois de la nature ; rien n'est plus propre à nous donner une haute opinion de l'Ancien Testament au point de vue scientifique. Le Nouveau Testament n'a fait que renouveler celui-là en le complétant et
en le spiritualisant. j
D* A. Ferrand,
de l'Académie de médecine.
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