kilomètres, 187500 hectares
Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. aupim
dessous de Port-Launay, pour le passage du chemin de fer de Nantes à Brest, a 357 mètres de long, 49 à 50 mètres de haut.
VElorn, petit frère de TAune par sa naissance dans les monts d'Arrée, par sa mort dans Teau salée de Brest, commence au versant septentrional de ladite montagne; son existence entre ces deux extrêmes se borne à 52 kilomètres en une conque de 38 500 hectares. Très joli ruisseau, puis vraiment très beau fleuve grftce au flot de mer, il s'appela précédemment Dourdoun ou TEau Creuse, ou peut-être Dourdu, TEau Noire. Elorn, c*est TEau de TÉpouvante. Commencé dans les brandes, les roches noires ou grises, les marais, les solitudes, il s'élargit en estuaire à Landemeau, Tune des villes que les vaudevillistes ridiculisent ; or elles sont gracieuses en de gais ou beaux pays : Brive-la-Gaillarde, Carpentras, Quimper-Corentin, Pézénas, Landemeau c dont la lune est plus grande que celle de Paris >.
Près de sa rive droite, il reste de Joyeuse-Garde un souterrain, une porte et du lierre. Ce château, qu'aujourd'hui tous ignorent, eut une immense popularité chez nos ancêtres, bercés de son nom par les romans de la Table-Ronde : lÀ vécurent ou passèrent Lancelot du Lac, Tristan le Léonnais, la blonde Iseult, Merlin, Viviane, des héros, des enchanteurs, des fées, de belles dames, tout un monde épique et magique, toute une chevalerie qui charma les nations chrétiennes, quand du breton l'on eut traduit ces contes en français et dans les langues du moyen âge. Rien n'est plus oublié que cette fraîche source de poésie où l'Europe se désaltéra.
De Landemeau à la rade de Brest, l'estuaire de l'Elom porte en haute marée des navires de 4 mètres; sa largeur varie entre 500 et 1000 mètres.
La schisteuse Preaqvtile de Croxon^ nue,
Lxvir stérile, démantelée, rayée de brandes où s'agi-
PRESQiriLB tent les ailes de moulins à vent sépare la rade de
DE cRozoN, Brest au septentrion de celle de Douamenez (an
BAiB midi). Elle a sa racine à la gauche de l'Aune înfé-
^s rieure, au pied du Mené Hom, et s'achève parles
DouARNENEz promoutoires de Roscanvel, parles granits désolés
de Toulinguet où s'accrochent des bruyères et
par le cap de la Chèvre.
La Presqu'île de Roscsaivel est formidablement armée : ce n'est point une roche comme le c mont de Tarik >, digne de terminer l'Europe, et de contempler l'Afrique, mais ses Lignes de Quéiern ont mérité le surnom de c Gibraltar de la France ».
QUATRiAiiB Petits Monts^ Bas Plateaux, Plaines.
Étant bretonne, la péninsule aux deux tiers inculte de Crozon porte sur son plateau des dolmens, des menhirs, alignements de hautes pierres dans la lande sauvage : telles les allées de Kercolléoch ; tel l'alignement de Toulinguet, audessus d'une mer hurlante, dans une presqu'île de la presqu'île, entre l'anse de Camaret, tournée vers l'entrée du goulet de Brest, et l'anse de Dinant où le flot a creusé des arches, comme à Étretat.
Aucune côte de la France n'a vu plus de naufrages que ce bout de la chersonèse de Crozon, péril suprême des marins quand le vent d'ouest pousse en hiver contre ses roches les barques hasardées sur les eaux de l'Iroise.
Autre et grande conque de la mer entre la péninsule de Crozon au nord, la chersonèse de Cornouaille au sud, la B&ie de Douarnenex a de 8 à 9 kilomètres d'entrée : au lieu de projeter une traînée d'écueils, si ce promontoire s'avançait vers le sud par un dos de collines et rétrécissait l'ouverture en goulet, la rade de Douarnenez, avec ses dix-neuf lieues de tour, et ses fonds de 10 à 30 et 40 mètres, vaudrait la rade de Brest elle-même.
Longue de cinq lieues, large de quatre, entre plateaux et coteaux de 50 à plus de 100 mètres et dominée, non sans majesté, par les trois cimes du Mené Hom, elle tient son nom d'une ville de sa côte méridionale qui lance tous les ans à la prise de la sardine 4 000 pécheurs sur 800 bateaux : les cinq mois de la saison finis, 125 millions de sardines ont été tirées de leur élément vital. Il n'entre que de très petits ruisseaux du schiste et du granit dans cette baie qui serait la fin naturelle de l'Aune si le Mené Hom ne dressait son ardoise entre le val de Châteaulin et les vagues amères du c lac » de Douarnenez, que bordent douze cents hameaux de pêcheurs.
Des eaux enfermées de Douarnenez on passe aux eaux libres d'Audierne parle raz de Sein, entre l'île de Sein et la pointe du Raz ou cap Sizun, promontoire le plus avancé de la Cor nouaille.
La CornoiLaille serait la c pointe de la Gaule »,si son nom venait réellement des mots latins Cornu Galliœ; mais il vaut mieux le déduire du celte /Cerné, la Corne, la Pointe, qui désigne également la Cornouaille anglaise, pays jadis homophone dont la langue bretonne a disparu depuis deux cents ans.
La Pointe du Raz, c comble > de l'horreur, de l'épouvante océanique, monte à 72 mètres, et il arrive que la mer l'escalade jusqu'à la cime, en écume, en bruine, en pluie, lors de ses
Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. ohapriii
heures terribles, qui ne sont pas rares. Là, quand il passe en barque, le Breton s'écrie :
Va, Doué, va sicouret da iremen ar Raz : Bac valestr a zo hihan ae ar mor a zo hraz l
Mon Dieu, secourez-moi dans le passage du Raz : Ma barque est si petite et la mer est si grande!
Là resplendissait, d'après la tradition, la grande ville dis, qui fut criminelle comme Sodome et Gomorrhe et que le ciel détruisit comme elles ; Is, si belle, dit la légende, que Paris en prit son nom, des deux mots paris, égala Is. Son peuple impie et lascif est couché dans les ruines de ses demeures, sous les eaux de Fétang de Laoual, près de la pointe du Raz, au bord de la Baie des Trépassés dont Thistoire est aussi lugubre que le nom : c'est là que les remous de Tonde amènent les cadavres des noyés et les épaves des navires.
Toutefois la voix populaire hésite : on place aussi ce tombeau d'une ville près du cap de la Chèvre; ou sous la lame du golfe de Douarnenez; ou ailleurs encore, au bord de Tlroise, que les Bretons nomment le canal d'is.
Is ne périt point par le soufre et le feu comme les Villes Maudites, elle disparut sous les vagues, au matin d'une orgie nocturne : Ahès, fîUe du bon roi Grallon, enleva du cou de son père endormi la clef d'or des écluses de la mer et la tendit en gage d'amour à son danseur de la nuit, au beau prince dont les yeux luisaient comme la braise; c'était Satan, roi des Ténèbres; il ouvrit les écluses, et l'Océan croula sur la ville.
A une lieue et demie de la pointe du Raz, Lxviir 850 marins ont leur demeure à la brise du grand ILE large, sur une île de 2 500 mètres de long, de
DE SEIN 56 hectares d'étendue, qui est, dit Brizeux :
Teffroi de rArmoriquc,
L'tle des Sept Sommeils, Sein, rile druidique, Si basse à l'horizon qu'elle semble un radeau.
Son vrai nom breton, Sizun, veut dire, en effet, les Sept Sommeils, ou la semaine.
Des flots tumultueux, orageux, blanchissants, des écueils, une écume dont l'embrun cache l'fle à la mer et la mer à l'Ile, pas d'arbres, quelques épis d'orge, des landes nues où soufSe un vent qui porte avec lui la fraîcheur de l'Océan, l'odeur marine et le fracas des larges eaux vertes, une roche branlante, un dolmen et deux menhirs, voilà Sein dont les pécheurs et
QUATMiia Petits MontSy Bas Plateaux, Plaines.
sauveteurs furent des briseurs de navires, des c démons de la mer >, que convertit un missionnaire breton du siècle dernier.
On dit, mais la preuve n'en est pas certaine, qu'avant les Romains, et de leur temps encore, ou même après eux, neuf vierges habitaient cette île ébranlée par TOcéan ; plus qu'ébranlée, couverte par lui lors de ces raz de marée subite où, l'on ne sait pour quelle cause, la mer, sortant brusquement d'ellemême, se gonfle au-dessus des plus hauts niveaux qu'elle a coutume d'atteindre, au delà de la ligne où l'homme écrit : c Tu n'iras pas plus loin! > Ainsi en 1868 : alors les c liions » se sauvèrent sur leurs toits et sur la tour de l'église, dans les ténèbres de la nuit noire. Si la tradition n'a pas menti, ces neuf vierges, prétresses de la religion des Druides, en célébraient les mystères sous la lune voilée de l'Armorique ou au flambement des torches; elles disaient l'avenir, elles enchaînaient la tempête ; et Sein était un sanctuaire des Celtes.
L'île des Sept Sommeils n'est pas tout à fait le bout de la Comouaille, sa Pen-ar-Bed ou Fin des terres; elle se prolonge de près de quatre lieues vers l'occident par les écueils de la Chaussée de Sein, dernière bataille du continent contre l'Océan; les uns toujours au-dessous de l'onde, même à marée basse; d'autres toujours au-dessus, même à marée haute; d'autres encore que cache ou montre l'oscillation de la vague ; tous ces récifs de la chaussée font moins de veuves et d'orphelins depuis qu'ils sont éclairés par le Phare d'Ar^Men, c'est-à-dire de la Pierre. Ce phare fut planté là malgré la mer; les hommes qui Tenracinèrejit dans un des rochers les plus aventurés au large, travaillaient crispés à la pierre en attendant la vague de submersion; presque à chaque minute, en ses retours réguliers, elle les engloutissait, et parfois les mains cramponnées lâchaient prise, mais un canot recueillait le marin, car ces vaillants constructeurs n'étaient pas des maçons c d*eau douce », mais presque tous des pêcheurs de Sizun.
Au delà du passage du Raz et des granits
Lxrx grisâtres de V Enfer de PlogoiT, la nature terrible
BAiB de la Comouaille se continue le long des sables
iTAVDiBRNB; fins de la Baie d'Andierne, réellement Oddiern,
PBNMARCH ou Rivagc du roi.
La baie d'Audierne a 25 kilomètres, de la pointe de Lervily jusqu'à l'anse de la Torche de Penmarch; bordée de sable fîn, ce n'est pas une baie, mais une légère courbure en arc de cercle. Il n'y a ni villes, ni hameaux, ni prairies, ni moissons, ni jardins sur sa rive sans arbres; on y est seul avec les fureurs de l'Atlantique, et peut-être avec ses
Le Plus Beau Royaume Sous le Ciel. cHAmu
sourires : car là même il arrive que le fleuve Océan se calme et s*endort, par des heures de paix, de joie, de soleil, où les oiseaux de mer cessent de prédire ou de célébrer la tempête.
Elle s'appelle ainsi d'une bourgade presque littorale, d'un port d'échouage sur l'estuaire du Go&yeD ou Goyasen ; Audierne fut ville, quand la morue pullulait sur cette côte : la morue partie, la ville décrut en village.
De bourgade tout à fait côtiére, il n'y en a pas sur l'estran d'Audieme; tous villages et hameaux sont sur le plateau, loin de la rive nue où croasse l'oiseau pécheur qui, lui, pèche toujours, tandis que l'homme est soucieux de ne pas affronter sur ces galets et ces sables les tempêtes que la mouette, le goéland et le cormoran méprisent.
Tristes rivages que les rivages du roi !
La baie d'Audierne s'achève aux Falaises de Penmarcb, € dérochées » par des vagues < fabuleuses >.
Il y a quatre mers implacables devant la Bretagne occidentale : celle d'Ouessant; celle du bout de Grozon; celle de Sein; celle de Penmarcb, en avant d'une ville plus déchue qu'Audierne.
Penmarcli fut sous les Valois une rivale de Nantes; elle pouvait mettre au service de l'évêque de Quimper 2 500 hommes tirant de l'arc, elle commerçait au loin, elle péchait la morue.
La morue s'en alla frayer ailleurs, et la ville, aussitôt diminuée, devint ce qu'elle est, des noms de rue, des ruines, des hameaux autour de six églises, au pays de Penmarcb, de Kérity, de Saint- Guénolé.
Parmi les rochers noirs de ce rivage, celui dont les cavernes répondent à l'entrée de la mer par le tonnerre le plus éclatant, c'est la Torche de PeDmarch : quand le vent souffle du sudouest, on entend à Quimper, éloignée de 30 kilomètres, l'engouffrement de l'eau dans la Torche.
Ici brille, haut de 64 mètres, le Pbare d'Eckmuhl^ le plus éclairant qu'il y ait encore au monde : sa lumière égale celle de 36 millions de bougies, six à sept fois plus que n'importe quel autre phare, avec portée de 100 kilomètres.
A partir de Penmarcb la côte cesse de regarder i'Xx l'occident.
ODET Elle se tourne vers le midi, et désormais la
ET mer s'insurge moins; au large, des brise-lames
LAiTA l'arrêtent : îles comme Belle-lsle ou Groix; îlettes
comme Hœdic ou Houat ; îlots comme les Glénan ;
puis des écueils et des éclaboussures de rocs, des plateaux
sous-océaniens avec nom ou sans nom : toute cette digue, ici
brisée, là ébréchée, découronnée, est le reste d'un ancien rivage.
QUATRiÊMi Petits MontSy Bas PlateauXy Plaines,
Belle-Isle, plus avancée dans TOcéan que Hœdic, Houat et Glénan, fit partie d*un littoral antérieur.
L'Anse de Bénodet est la première grande échancrure de cette Bretagne moins bruyante en sa mer, moins stérile sur son rivage, souvent même bocagère jusqu'au liséré de la vague.
Elle reçoit deux fleuves : l'Aven de Pont-l'Abbé, l'Odet de Quimper; Bénodet tire son nom de l'embouchure de celui-ci, car Bénodet, affaiblissement de Pénodet, c'est < tête de l'Odet > : non son commencement, mais sa fin.
Elle enferme deux îles : l'île Chevalier, l'île Tudy. L'Ile Clievaiier, longue d'une demi-lieue, haute de 15 mètres, ne surgit pas dans l'anse même de Bénodet, mais dans l'estuaire de l'Aven, d'abord ru, pastoral et champêtre, puis au delà de Pont-l'Abbé, tout à coup bras de mer de 1 500 à 2 000 mètres de large avec jolis îlots boisés. L'Iie Tudy (39 hectares) n'est plus une île depuis que sables et chaussées l'ont soudée au continent par une longue flèche d'extrême étroitesse.
L'Odet passe à la dignité de rivière navigable dans une ville appelée réellement c Confluent », ce que signifie le celte Quimper : exactement Kimber; et avant d*étre Quimper tout court, ou Quimper-Corentin, d'après le premier évèque de la Comouaille, elle se nommait Kimber Odet ou confluent de l'Odet (et du Steir).
L'Odet, c'est-à-dire les rivages, et le Steir, c'est-à-dire la Rivière, s'unissent donc dans la charmante capitale du Finistère; ils y composent un fleuve à marée qu'on navigue de ville à mer, sur 17 kilomètres, par 2 mètres 10 en morte eau, 3 mètres 30 en vive eau, dans un estuaire de 200, 500, 1 000, 1 500 mètres entre rives, fjord qui reçoit des sous-fjords, autres apparences de fleuve continuées en amont par de minces ruisseaux. A son engloutissement dans l'anse de Bénodet, ce fils du versant méridional des Montagnes Noires a parcouru quatorze lieues , drainé 75 000 hectares ; il roule à son premier contact avec la marée 8 mètres cubes en volume coutumier, 3 au plus bas.
La seconde grande échancrure, c'est la très gracieuse Anse de ia Forét^ que bordent les chênes et qui fut elle-même forêt : d'où son nom; mais l'Océan roule sa vague sur cette sylve dès longtemps engloutie dont la très basse mer révèle parfois quelques troncs. Ce rentrant de la côte serait la moitié d'un ovale sans les trois estuaires qui l'irrégularisent en le prolongeant par trois cornes vers le nord. Une pêcheuse de sardines, Concarneau touche presque à cette anse, partie sur terre ferme à l'issue d'un beau fjord, partie sur un îlot où son quartier de
Le Plus Beau Royaume Soua le Ciel, gbapitu
Ville-G6se est muré, comme une plus sombre Aiguës-Mortes, par un vieux rempart de granit. Concameau est devenue piscicole et Ton célèbre son aquarium.
A son enfoncement dans les terres, à Tobstacle d'un plateau sous-marin de grande étendue qui sépare au sud les eaux littorales des eaux du grand large, Tanse de la Forêt doit d^ètre une des moins orageuses de TArmorique; ce plateau en briselames a pour tètes visibles, à 15 kilomètres en mer, les neuf îles de l'archipel des Qlénan^ qui toutes ensemble portent 75 Glénantois sur leurs roches éparpillées. Soixante-quinze hommes seulement, et leur sporade ne saurait les nourrir tant il y a peu d'humus, peu d'herbe sur ces débris infinitésimaux d'un ancien fronton du continent.
La troisième grande anse boit l'Aven, c'est-à-dire l'eau, la rivière, et spécialement l'Aven de Rosporden ^ qui devient fjord à partir de la rocheuse Pontaven, la c ville des meuniers > — c Pontaven, cité de renom; quatorze moulins, quinze maisons ».
La quatrième, l'Anse du Pouldu ou de l'Étang Noir absorbe la Laita, le fleuve de Qulmperlé.
Effluent de 80 000 hectares, la Laifa, qui a dix-sept lieues de déroulement à partir de la font la plus reculée de sa conque, devrait s'appeler la Lèta, des deux mots Lét Av? : Près de l'eau, près de l'Océan.
Dans Quimperlé, exactement Kimber Elle ou Confluent de l'Ellé, s'unissent les deux jolies rivières qui forment la Laita :
L'Ellé, plein de saumons, et son frère rizôle. De Scaer à Quimperlé courant de saule en saule.
Ainsi les décrit Brizeux.
L'Ellé, Ellez, Elez, c'est V c Eau sombre >, qui passe au bas du Faouet; l'Izôle, c'est la c Rivière basse », qui coule au bas de Scaér.
c Quimperlé, gracieuse et pimpante, dans l'Arcadie de Basse- Bretagne », étage ses jardins fleuris sur son < Rhône » et sur sa c Saône », à 16 kilomètres de l'Océan, qui pousse jusque-là son flot de marée et fait la Laita navigable en vive eau pour les bateaux qui n'exigent pas plus de 2 m. 4/2 de profondeur. De la ville à la mer le fleuve s'avance à la rencontre de l'Atlantique sru fond d'une sorte de cagnon, entre versants et roches de 50 à 70 mètres.