L'ISÈRE
Un assez gros garçon, qui pesait 4 kgs 820, fut normalement mis au monde. À la naissance, il a de la dyspnée et de la cyanose. Un pneumothorax est suspecté mais une radiographie prise le 4° jour montre seulement des laches pulmonaires. Le 9° jour, elles n'existent plus. On les considéra comme ayant été des aires d’atélectasie. A l’âge de 15 jours, une nouvelle radiographie montre un pneumothorax partiel du côté gauche. La récupération est sans histoire.
Hotz pense que dans ce cas la cyanose était due à l’atélectasie ou à une hémorragie cérébrale puisqu'au moment où le film montrait un preun:othorax l'enfant était cliniquement normal.
Certains auteurs, dont Riedweg, n'hésitent pas dans un cadre parallèle, à faire entrer l « immaturité » du centre respiratoire qui pourrait jouer un rôle analogue à celui de ces suffusions sanguines certainement beaucoup plus fréquentes.
Lors des premiers mouvements inspiratoires, le rythme de la respiration troublé pour lune ou l’autre des raisons précédentes, amène un développement brusqué, inégal du tissu pulmonaire qui, d’une masse compacte, va devenir une éponge pleine d’air. On conçoit qu’une atélectasie partielle mette, au contact d’une portion encore solide, un alvéole déplissé qu'un à-coup inspiratoire va dilater brusquement et rompre entrainant la pénétration d’air dans la cavité pleurale.