‹ Le Pneumothorax du Nouveau-NéChapitre 25 sur 34 · AUREZ · texte numérisé non relu

AUREZ

n’envisageait que ce côté du problème, il n'y aurait aucune considération spéciale à émettre concernant le nouveau-né ; mais il faut tenir compte de ce fait essentiel que, immédiatement après la naissance, l’établissement régulier de la fonction respiratoire est, pour des causes multiples, difficile, lent, ou incomplet. Il faut bien avouer que la connaissance exacte des mécanismes qui président à l'établissement de la respiration n’est encore que partielle. On n’a pas encore de documents radiologiques sur les premiers instants de la naissance. Il serait certainement de très grand intérêt de connaître l’aspect physiologique du poumon à l’instant même où l'enfant naît, de pouvoir suivre en une série de radiographies, voire en un film radiographique, les progrès de son expansion. De simples examens radioscopiques très attentifs pourraient déjà donner dans ce domaine de précieux renseignements. Cette expansion se fait-elle d’un seul coup ? le déplissement peut-il parfois être partiel ? Ce poumon met-il quelques minutes ou quelques heures à parvenir à l’état qui sera le sien durant toute sa vie ? Ne peut-on pas imaginer que le pneumothorax partiel est un accident presque physiologique qui guérit sans laisser de traces ?

Il est en tout cas certain que le nombre des cas de cette affection est devenu beaucoup plus grand du jour où systématiquement on l’a recherchée -— ce qu’a fait M. Hotz en Suisse — dès les premiers instants de la vie.

Cependant, malgré le manque de bases physiolo-

Mie

giques solides, on peut accorder aux facteurs mécaniques une place importante dans la génèse du pneumothorax du nouveau-né. C’est à cette donnée qu'ont conduit les recherches actuelles sur létiologie d’une telle manifestation.

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