‹ Le Pneumothorax du Nouveau-NéChapitre 31 sur 34 · VII — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

VII — TRAITEMENT

A-T-ON AFFAIRE A UN PNEUMOTHORAX AVEC HYPERPRES- SION ? Le petit patient est très cyanosé, très dyspnéique ; les ailes du nez battent, l’état va s’aggraver à brève échéance. Que faire ?

Il faut ponctionner. Prélever 20 à 30 cc. d’air, sans aller trop profond, de crainte de piquer la plèvre pariétale et de provoquer un nouveau pneumothorax. L'état de l'enfant s'améliore rapidement ; dyspnée et cyanose s’atténuent et un soulagement évident s’en- Suite en

Si, quelques heures après, l’enfant est pris d’une nouvelle crise de suffocation très violente mettant evidemment ses jours en danger, il faut ponctionner

à nouveau.

SI L’ON EST EN PRÉSENCE D'UN PNEUMOTHORAX MOINS DRAMATIQUE, ou même d’un pneumothorax partiel dont les symptômes ne sont pas alarmants, il ne faut pas ponctionner. La ponction est inutile et contreindiquée. On se contentera d’attendre que l’état ainéliore spontanément; si le gain n’est pas très rapide, on pourra donner de l'oxygène à l'enfant et quelques

gouttes de Coramine. Le soulagement obtenu sera

suffisant.

VIIL —— PRONOSTIC

Il sera parfois impossible de donner un avis ferme. Le pronostic dépendra certainement du facteur causal mais aussi de l’état du tissu, aux dépens duquel s’est produit la rupture : tissu sain ou tissu infecté. I] dépendra de létat du poumon du côté cpposé et de la présence d’une valve causant la tension du pneumothorax. |

Il est favorable, pour le pneumothorax traumatique, qui se résorbera rapidement.

Favorable encore, dans un pneumothorax qui persiste sans donner de signe d’une gêne chez l'enfant qui en est porteur à tel point que l’on a pu suivre deux (Stein 1928), trois et même jusqu’à dix ans (Tidestrôm 1925), de tels malades. Une malformation bronchique congénitale en est la cause et l'organisme s’adapte fort bien.

Par contre, pour un pneumothorax survenant au décours d’une maladie infectieuse, le plus souvent broncho-pneumonie ou abcès du poumon, il faut craindre l’ensemencement de la plèvre et la pleurésie purulente dont le pronostic est sombre.

Quant au pneumothorax sous tension, la question est simple : si la thérapeutique agit d’une façon durable, si une ponction de l’épanchement gazeux ou.

ER he =

à la rigueur deux ou trois suffisent à vider la plèvre et si alors cet épanchement ne se reproduit pas, le pronostic est bon. La résorption de la quantité de gaz restant se fera sans doute sans difficultés, et tout guérira sans séquelles. Si, malgré les ponctions répétées, la plèvre se remplit d’air à nouveau, le collapsus cardiaque est à craindre.

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