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non pulmonaire. Cependant le diagnostic peut être ‘rés difficile.
Ribadeau-Dumas, il y a quelques années, avait décrit avec beaucoup de détails en collaboration de quelques-uns de ses assistants un cas de pneumothorax du nouveau-né et l’autopsie, quelques temps après, montra qu'il s'agissait d’un grand kyste aérien broncho-pulmonaire.
Il y a cinq ans, dans la thèse de Dardaillon, M. le docteur Péhu apportait une longue observation semblant se rapporter à un cas de kyste aérien bronchopulmonaire, mais la suite de l’histoire prouva qu’il s'agissait en réalité d’un cas de pneumothorax spontané du nouveau-né, mal interprété par lui au début.
On voit, dans ce cas, la difficulté que peut présenter ce diagnostic et la prudence qu’il faudra avoir avant d’être affirmatif.
5° On trouve comme « diagnostic d’attente », dans de nombreuses observations, américaines en particulier, LE DIAGNOSTIC D’ATÉLECTASIE PULMONAIRE. Ce phénomène est explicable par le très simple mécanisme suivant. Du mucus, ou du méconium déglutis obturent une bronche et lors de la pénétration de l'air dans l’arbre pulmonaire, seul un côté est aéré et se met à fonctionner ; l’autre appendu à un conduit bou-
ché restant inutilisé.
On peut se demander comment distinguer un pou-,
mon qui est atelectasié d’un poumen collabé par pneumothorax. Cliniquement, la distinction est très difficile ; radiologiquement, au contraire, c’est simple-
Van Ebbenhorst Tengbergen (Pneumothorax bei Neu-
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borenen, 1936) reproduit une radiographie d’un enfant mort-né n’ayant pas respiré : les deux champs pulmonaires sont uniformément gris. On n’y distingue rien à l’exception d’un gril costal très net ; en particulier le cœur et les gros vaisseaux, ayant le méme opacité que les poumons ne s’en distinguent pas.
Supposons quelair pénètre et, pour le cas qui nous occupe d’un côté seulement, une des plages s’illuminera cernant la masse du cœur ; l’autre restria sombre, uniformément.
On constate du côté sombre, l’image typique d’atélectasie pulmonaire. Supposons un instant encore qu'un pneumothorax se produise de l’autre «ôté, on verra un moignon pulmonaire sombre agpendu au hile entouré d’une zone d’hyperclarté extrêinement nette. -
Il est donc radiologiquement impossible de confondre ces deux affections qui peuvent cliniquement paraître très semblables.
6° Le diagnostic n’est pas toujours aisé. Toutes les fois qu’il y aura de la température, UNE BRONCHO-PNEU- MONIE diagnostiquée ou soupçonnée, toutes les fois qu’un phénomène infectieux sera en cause, sera-t-il bien aisé de penser au pneumothorax ? Non. Mais, il faudra savoir, lors d’une aggravation soudaine et inexplicable par ailleurs, des symptômes, en particulier de la dyspnée et de la cyanose, penser à la possibilité d’une telle lésion. Une radiographie apportera tout de suite la preuve que l’hypothèse est bien fondée.
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1° Enfin c’est quelquefois au milieu des manifestations d’un traumatisme obstétrical ayant amené une hémorragie encéphalique et se traduisant par un syndrome convulsif et hypertonique avec un trouble marqué de la fonction respiratoire. qu’il faudra savoir déceler le pneumothorax. Et si, au cours de l’évolution de ces troubles, une radiographie n’est pas pratiquée, il demeurera méconnu, étant une manifestation d’arrière-plan.
I faut savoir distinguer le pneumothorax du nouveau-né, affection assez rare en somme, d’autres beaucoup plus fréquentes, comme la broncho-pneumonie ou l’hémorragie encéphalique ou même d’affections rares elles-mêmes, atélectasie, malformations cardiaques, compressions trachéales, mais il faut retenir que le pneumothorax peut être une complication évidente parfois, parfois à rechercher systématiquement de chacune de ces affections.