OBSERVATION IX
(Sanatorium Mangini) !
Madame D... entre le 10 septembre 1924 au Samatorium. Elle a eu la grippe en janvier 190. A la suite, elle souffre d’un point de côté, à droite, tousse et expectore. Elle continue à travailler jusqu’en juin 1923 où un médecin découvre une lésion bacillaire
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du sommet droit et conseille un séjour au Sanatorium. Elle entre au Sanatorium de Villepute où elle demeure dix mois.
A son entrée au Sanatorium Mangini, la température est Subfébrile. Elle présente de la toux, une expectoration, surtout matudinale, où l'examen montre des bacilles de Kock. L'examen pulmonaire montre qu'il s’agit d’une tuberculose fibro-caséeuse à tendance fibreuse du lobe supérieur droit et révèle des lésions fibreuses discrètes du sommet gauche.
Le 4 novembre 1924, on crée un pneumothorax droit. A la suite. la température devient normale. L'expectoration diminue. La malade qui est enceinte poursuit sa grossesse normalement. En raison de la dyspnée, le pneumothorax est maintenu en pressions négatives et revèt l'aspect radiologique suivant : la partie superieure est rétracté vers le médiastin, par contre, le lobe inférieur demeure en expans' on.
En mai 1925, la malade accouche d'un enfant de 3 kgr. 230, bien portant, Les suites de couches sont normales. L'état générai demeure assez bon. La toux et l'expectoration ont presque complètement disparu, mais la température demeure subiébrile, atteignant le soir 370,8 et même 380,2.
En janvier 1926, la malade quitte définitivement le Sanatorium. Son état général eSt excellent, sa température normale son expectoration à peu près nulle.
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a 35 — 24 , A 4 LIRE F æ | À +2 OBSERVATION X l # Fe; ; ; Ur (Malade du Doéteur Farjon) Mr, * M d ; j/) Le Monsieur S.., 96 ans, entre au Sanatorium Bellecombe, le #8 Dai 1928, 11 à été évacué du front pendant l'été 1916 pour broncinte ; ? À 4, réformé au Sanatorium de La Côte-Saint-André, 1 reprend 4 son travail par la suite, mais doit cesser en raison de Ja: fat gue r | provoquée et d'hémoptysies répétées, Deux mois avant son entrée, # 1 il à présenté une abondante hémoptysie. Le # A l'arrivée au Sanatorium, l'état général du malade #81 . fs : 13 7 > 4) 1% LL à . Fe : . Fi #0 “sf fn om, 4 É É ; ; ‘ 10400 HE :
7h de médiocre, 11 tousse, expectore et se plaint de sueurs nocturnes Pt ‘ F , d'un point de côté, à droite, L'examen pulmonairé fait entente, , d 2 “AR À droite, des rôles sous-crépitants très denses à 14 base, À gauche, : : LA la respiration est rude au sommet, ample sans anormmaux à la ke 4 base, : : 1e s , Le malade présente une hémoptysie nouvelle et, le 9 juin, on crée un pneumothorax thérapeutique droit, On passe MN ce, ns RS. de gaz avec des pressions de — 5 — 3, Deux jours après, on pra-’ Ar à f j « tique une nouvelle insufflation dé 600 ec. PI-13 PT-5 1/2, Les crachats hémoptoïques cessent, a ‘ : ÿ 42 ré Ce « =
96 = Par la suite, les insufflations sont continuées tous les 7 jours. Elles sont de 500 cc. environ. Les pressions terminales sont de — 2. Le pneumothorax prend l'aspect radiologique suivant: la base du poumon est rétracté vers le médiastin, mais la partie supérieure reste en expansion, apparait décollée de la paroi, sans
adhérences visibles.
A sa sortie du Sanatorium, le malade va très bien. Il persiste
une légère expectoration le matin, mais la température est nor-
male, le poids satisfaisant.
Nous croyons que ces observations donnent une image claire du pneumothorax électif, Toutes convergent sur un point, que nous nous réservons de commenter plus tard : l’électivité fut l'œuvre de pressions basses.
En outre, le mécanisme indiqué par Bernou el Hennel et Stivelmann, ou plütôt la technique proposée par ces auteurs fut celle qui, dans la majorité des cas, permit d'obtenir, après une phase de collapsus complet, l’apparition du caractère électif.
Mais les aspects ou, pour mieux dire, les /ormes clini: ques de ce pneumothorax furent très variables, et si nous essayons de les synthétiser, nous voyons que l’électivité porta tantôt sur le sommet et tantôt sur la base, Nous devons donc décrire les divers types suivants :
1° Pneumothorax électif du sommet.
Nous verrons plus tard que, selon nous, l'électivité est commandée par l’élasticité de rétraction du poumon. Or, cette propriété prédomine, déjà physiologiquement, son lobe supérieur, C'est donc au sommet qu’on observera te plus couramment le phénomène du pneumothorax électif,
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Il pourra montrer trois images :
1° Il existe une adhérence apicale : le lobe supérieur apparaît comme une galette de un à trois travers de doigts aplatie contre le médiastin, et se continue en bas par une vaste courbe avec les bords de la partie inférieure du poumon, parfois sensiblement en contact avec la parol thoracique.
2°-Il n'y a pas d’adhérence : le lobe supérieur se rétracte en coiffe sur la partie inférieure libre. :
3° Le lobe supérieur, également libre, bascule sur la bronche mère et pend, rétracté, sur le lobe inférieur, esquissant en battant de cloche des mouvements d’oscillation lors des changements de position, ou des mouvements repiratoires. Dans ce cas, le patient peut ressentir une sensation subjective de corps flottant, assez désagréable, surtout à terme d’insufflation où le lobe supérieur
augmente l'amplitude de ces mouvements.
2° Pneumnothorax électif de la base.
Nous en rapportons deux observations (Obs. VI et X) Nous croyons que cette forme est assez rare, car à l’état normal, le lobe inférieur présente une grande masse élas-
tique.
Pneuwmothorax électif de la partie moyenne.
Nous n’en avons observé aucun exemple. Nous croyons le fait exceptionnel et nous serions tentés de le nier, si la littérature ne nous en offrait une observation (Vaucher et Fach). 11 s'agissait, en résumé, d'un malade atteint de tuberculose ulcéro-carceuse avec caverne dans la parte moyenne du poumon droit. Un pneumothorax institué