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que la première ; mais, en faisant abstraction du hasard, qui là encore est le seul maître, on ne peut la préconiser d'une façon systématique. Elle comporte, en effet, quelques risques : tout d'abord, au lieu de porter sur les seules parties saines, le décollapsus peut être total. Le décalage des insufflations entraîne quelquefois de nouveaux signes fonctionnels ou généraux, qui indiquent une reprise de l'activité évolutive : on voit la température remonter, la toux et l’expectoration redevenir fréquentes. Sans doute, une nouvelle injection de gaz peut éteindre l'incendie qui recommence, mais il arrive que l'incendie persiste, et les symptômes s'éternisent quelquefois de manière inquiétante, Un autre inconvénient de la méthode est le suivant : il ne suffit pas toujours d'espacer les insufflations pour obtenir la dépression nécessaire à une rapide réexpansion. Certains poumons, soumis à de prolongés collapsus, perdent, en effet, même au niveau des parties saines, leurs capacités fonctionnelles : eb la pression à beau diminuer, le poumon pourra être tout entier aplati contre le médias- : tin. :
Enfin, dans l’observation VI, nous avons vu l’histoire d'un pneumothorax que l'opérateur aurait désiré rendre complet en établissant des pressions positives, mais qua devint et resta immédatement électif. Il s’agit donc là d'une forme toute spéciale : Ze collapsus électif qui s'impose en dehors de loule manœuvre. D'autre fois, enfin, 1a réexpansion du lobe sain se réalise tardivement et également de son plein chef, sans qu'on puisse l'empêcher par des pressions gazeuses tolérables pour les organes Voisins, Là encore, c'est le hasard, ce hasard seul qui apporte au poumon cette électivité.
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Pour la création d'un pneumothorax électif, il est donc assez vain de parler d'une technique. Mais, par contre, la technique sera rigoureuse, bien déterminée, quand üi s'agira de maintenir au poumon cette forme de collapsus.
En effet, l'entretien d'un pneumothorax électif est certainement plus délicat que celui d’ün pneumothorax habituel. Il demande au médecin une surveillance attentivs et continue. I exige du malade une grande docilité.
1° Si des modifications surviennent dans la perméabilité, la souplesse de la plèvre, ou dans l'état du poumon, il faudra préciser l'hypotension .optima nouvelle en s’aidant de l'examen clinique, -manométrique, radioscopique. En somme, il faudra qu'on s'adapte continuellement area circonstances. .
2° Le pneumothorax électif exigerä non seulement une surveillance radiologique répétée, mais des insufflations fréquentes. Comme lécrit, en effet, M. Dumarest et sur ce point insiste également M.le Professeur Courmont: «Gette pratique séduisante comporte un grave inconvénient qu'il ne faut pas perdre de vue. C'est ordinairement le lobe inférieur qui est le siège de la réexpansion : Or, pour peu qu'il y ait un peu d'état inflammatoire de la plèvre (ce qui se produit fréquemment au cours d'un pneumothorax, même sans pleurésie exsudative franche) et pour peu que le lobe inférieur, rendu à sa fonction, vienne au contact de la paroi, il y contractera très vite des adhérences qui seront le point de départ d’une symphyse progressive, capable de compromettre l'avenir du pneumothorax luimême, en y mettant prématurément fin. Sans doute, on peut, dans ce cas, espérer que le collapsus du ‘lobe supérieur sera définitif et pourra être maintenu à l'aide d'un