OBSERVATION II
(Malade du Docteur Lamy)
Monsieur P..., 15 ans, dont une sœur est mortè de tuberculose, présente, en mai 1928, de la toux et de ja fièvre. On trouve a l'auscultation des signes de condensation du poumon droit : SOnorité et respiration diminuée, quelques, râles humides dans Les fosses épineuses et sous la clavicule, Une radiographie. montre une infiltration massive du poumon droit. \
Le Docteur Lamy crée, le ? juin, un pneumothorax qui Sup prime immédiatement la fièvre.
Le malade est revu le 15 mars 1929. Son état fut parfait jusqu'en décembre ; mais, à partr de cette époque, il déclina de nouveau et l’on trouve, au moment de l'examen, quelques râles dans Ia région périhilaire «et la radiographie révèle une image circulaire
DA
dans le tiers inférieur du lobe supérieur. Le Docteur Lamy conseille alors un pneumothorax bilatéral qui semble d'autant plus indiqué que le pneumothorax droit est élect'f et fut constamment S. . entretenu avec des pressions terminales dé — 3. (Voir fig.2£ et 3).
LE -— -OBSERVATION II (Malade du Docteur Rougy)
y M. D.., dont la femme est morté de tuberculose pulmonaire. arrive à Hauteville, le 12 décembre 1927. Il présente, à ce moment, une température à 380, un état général déficient, des sueurs noc-
4 turnes abondantes. La toux est fréquenté, l’expectoration numu-
laire est très riche en bacilles. Une radiographie, pratiquée à
ce moment, Montre une lobite supérieure droite excavée en plu-
sieurs points. Une grosse cavité siège immédiatement au-dessus
- du plancher scissural La base droite parait normale. Le poumon
‘gauche présente des travées de sclérose nombreuses qui partent
| du hile. /
Quelques jours après l’arrivée du malade, le 19 décembre, on
crée un pneumothorax thérapeutique droit, Après deux insufflations, le lobe supérieur apparait comme une masse noire, Maintenue par deux adhérences filiformes. La pression terminale fut toujours de — 2 et les quantités de gaz injectées furent de 300, de 500 et de 500 cm. cubes: , Le, pneumothorax fut entretenu par des insufflations hepdo- Wadaires de 500 cm. cubes en moyenne, qui amenèrent la pression = terminale à 0. Au mois de février, l'aspect radiologique était le suivant”: Je lobe supérieur droit n'était pas complètement collabé, les adhérences persistaient. Au contraire, les.deux lobes inférieurs, très comprimés, étaient sensiblement plus rapprochés de la colonne, Le cœur était légerement dévié. Le malade, légèrement dyspnéique, gardait une expectorat on de 5 à 6 crachats par joun.
HE __ La température était normale, le poids en progrès. Mais les phé-
nomènes toxiques (sueurs nocturnes, troubles. digestifs), persis-
taient.
Mere À
En raison de la dyspnée légère et de la déviation du médiastin, Jde malade fut amené progressivement, en 3 insufflations, à une pression terminale qui oscilla entre — 2 et — 3.
Quatre mois plus tard, en juin 1928, l'aspect radiologique était
le Suivant : la limite externe du lobe supérieur n'était pas à plus
de trois travers de doigt du bord de la colonne, Les adhérences. persistaient. Le lobe supérieur, par contre, avant l’insufflation, était à deux fravers de doigts de la paroi, et respirait. T1 état donc net que le lobe Supérieur s'était rétracté, en même temps
SE 7 Ra
que le lobe inférieur recommençait à respirer. L’expectoration s'était tarie. Les troubles digestifs avaient disparu.
EH faut remarquer, cependant, qu'autour du 10 juin, sans que la pression terminale dépassat — 2 ou — 3, et bien que le pneu: mothorax fut électif, un pet't épanchement combla le sinus costodiaphragmatique, et Se” produisit, sans que ni la température, ni les signes subjectifs accusés par le malade aient pu le faire prévoir.
L'état général était du reste excellent et le malade ne tarda
pas à reprendre ses occupations.