‹ Le Pneumothorax Électif: Étude Clinique et Physio-MécaniqueChapitre 7 sur 31 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(Malade du Docteur Dumarest)

H. M... 26 ans, arrive à Hauteville, le 20 août 1927. Il est malade

depu's sept ans. Le début clinique (poussée évolutive hémoptoïque)

apparut, en effet, en 191. Puis, après un silence de 3 ans, l’état général a décliné, le malade a commencé de tousser et de cracher. Il eut environ, tous les 6 mois, des hémoptysies légères, La température est toujours restée normale,

Cette évolution déclinante dure depuis 1924 A l’arrivée, le malade est ämaigri, faible ; il tousse principalement au réveil, heure à laquelle il présente une expectoration abondante et mucopurulente. Les crachats contiennent des bacilles de Kock.

L'examen du poumon droit montre au niveau du sommet une zone submate, obscure-et quelques rares sous-crépitants. On trouve, à gauche, une légère rudesse respiratoire, Sans bruits surajoutés.

Une radiographie pratiquée le 25 août donne les résultats suivants : la partie Supérieure du poumon droit présente un cercle transparent de la grosseur d’une mandarine, et d’un contour très net. Au-dessous de ce Cercle, dans la région parahilaire, on note des travées de condensation. Le lobe inférieur est clair. Le pounon gauche présente égalément des travées qui partent du nile et divergent en éventail les unes des autres vers da clavicule, les autres, vers la base. Mais il ne possède ni caverne, ni foyer de condensation. A:

-En résumé, il s’agit d’une tuberculose ulcéro-fibreuse du sommet droit. et d'une sclérose du poumon gauche.

Malgré lle caractère circonscrit de la lésion, la possibilité d'un pneumothorax semble très problématique, parce que. le malade est un tuberculeux ancien, dont le sommet, priori, doit être fixé à la paroi par des adhérences.

Or, le 28 octobre, - éclate une. brusque hémoptysig qui récidive

* abondamment pendant la nuit, On décide, le lendemain, de tenter un pneumothorax qui réussit contre toute attente. Pression initiale de —— 7. Pression terminale de — 4, après introduction de 600 cc. d'azote. Dès la fin de cette première insufflation, la région sous-claviculaire est sonore.

On insuffle-le 31 octobre, le 2 novembre, le 5, de 9, le 14, chaque fois environ 500 ce. d’azote et le poumon présente, à cette époque, Paspect radiologique suivant : Il dessine une bande large environ de 3 t. de d. qui est adhérente au hile, La région apicale est décollée, surmontée par une Zone gazeuse. Cependant, la caverne est encore visible, mais comme une fente allongée verticalement. Une adhérence filiforme relie le sommet à la paroï. Le collapsus semble uniforme et la base est également applatie. Jusqu'ici, les insufflations faisaient passer la pression pleurale de — % à 0. La

. dernière l'avait amenée à + 1. :

On les répète le 18, le 2% et le 30, donc à des intervalles de 6 jours. Ce rapprochement est nécessité par l'importance de la

poussée hémoptoïque qui avait duré plus de trois semaines. On

injecte, chaque fois plus de 400 cc. d'azote et la pression terminale est de + 1. L'aspect radiologique est toujours celui d’un collapsus généralisé et la caverne cesse d’être visible.

A partir de cette époque, la poussée hémoptoïque semble apaisée. Les insufflations sont donc séparées par des intervalles de 12 jours. C’est ainsi que le 12 décembre, le 23, 1e 31, le 9 janvier, le 17, on injecte environ 500 cc., en ne maintenant la plèvre qu'à une pression de — 1. On voit alors changer l’aspect radiologique : La partie supérieure du poumon est toujours bien collabée, tandis

qu'avant chaque insufflation, le lobe moyen semble légèremeni décomprimé et le lobe inférieur presque complètement n'est séparé de la paroi que par un travers de doigt. Le pneumothorax esl électif. |

Dans Ja suite, devant la rapide résorption du gaz, on est obligé de rapprocher les insufflations qu’on pratique au rythme d'une insufflation tous les 7 jours. On donne, chaque fois, 500 à

600 cc. d’azote, mais on a so:n de maintenir üune pression de — ?

Dane LH

— 1, rarement de 0 et l'aspect radiologique reste le même. (Voir fig. 1).

L'état général se relève, l’expectoration disparaît. Il ne per-

siste qu'une toux légère au réveil. Après un amaigrissement au moment des hemoptysites, le malade à repris 3 kgr. Il n'a jamais

eu le moindre épanchement pleural.

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