‹ Le pneumothorax extra-pleural. Sa place au milieu des thérapeutiques actuelles de la tuberculose pulmonaireChapitre 7 sur 35 · RATER · texte numérisé non relu

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éloignés de telles interventions étant le plus souvent des plus médiocres. 3

Plus récemment, en 1943, M. André MAURER n’a pas craint d'écrire que le Pneumothorax extra-pleural n'était qu’une somme d'abus de confiance. Abus de confiance, son appellation qui entraîne la confusion : rien de semblable entre l’établissement progressif, prudent, réglé à volonté d’un Pneumothorax de Forlanini, et le collapsus brutal et souvent très poussé d’emblée du Pneumothorax extra-pleural, parfaitement capable de déterminer des complications évolutives redoutables. Pour des lésions modérément évolutives, les suites opératoires du Pneumothorax extra-pleural sont en général beaucoup plus accidentées (non pas que celles d’un Pneumothorax artificiel qui sont nulles) mais que celles d’une thoracoplastie même étendue en présence de lésions importantes.

« Abus de confiance, la promesse d'entretenir la poche de décollement par des insufflations comparables à celles du Pneumotharax alors que ces dernières sont réglées à volonté et nullement traumatisantes à l’inverse des pressions de + 30, 40, qui sont courantes dans tout Pneumothorax extra-pleural. Les mêmes phtisiologues qui emploient ces pressions dans le Pneumothorax extra-pleural, condamnent pourtant de parti pris, les pressions positives pourtant beaucoup plus modestes de certains Pneumothorax intra-pleuraux; nous sommes pourtant convaincus depuis longtemps des bienfaits indiscutables des pneumothorax dits de « simple détente ».

« Abus de confiance, qui nous présente l’oléothorax de substitution (à peu près fatal) comme un bienfait quand nous savons tous les méfaits qui l’ont fait de plus en plus abandonner : aurait-il retrouvé de nouvelles vertus d’innocence par la seule raison qu’il serait « Extra-pleural » ?.…

« Abus de confiance enfin la promesse faite au malade d’éviter une thoracoplastie.., puisque la guérison clinique obtenue, la thoracoplastie différée devient une nécessité si l’on veut ménager l'avenir; comment s'étonner que le malade le plus raiee sonnable refuse de payer une prime d'assurance aussi lourde ?

« Nous ne saurions mieux faire que de transcrire ici ce

que l’un de nous écrivait en novembre 1940 :

« Le bilan serait bien intéressant à établir des Pneumo-

thorax extra-pleuraux poursuivis et abandonnés sans incidents

après guérison anatomo-clinique complète des lésions. Sans s’avancer beaucoup, on peut dès maintenant affirmer que bien peu resteraient à l'actif de la méthode que ses partisans de la première heure voulaient considérer comme une panacée. »

« Le Pneumothorax extra-pleural quoi qu'on en dise, ne doit être qu'une opération de second ou de troisième plan. »

En opposition avec ces opinions particulièrement pessimistes, se sont fait jour des avis très en faveur de la méthode.

Citons M. LAUMONIER, qui écrit. en 1948 : « Actuellement l'extra-pleural absorbe une grosse partie des anciennes contreindications et actuellement prend en charge tous les cas récupérables par la Streptomycine ».

Le domaine de la Thoracoplastie se restreint ainsi pour cet auteur à certains cas très limités.

Citons encore l’étude de M. MAGNIN sur les indications restantes de la thoracoplastie devant l'efficacité et la bénignité du Pneumothorax extra-pleural.

Entre ces avis très opposés que devons-nous penser de cette méthode, de ses résultats, de la place qu’elle doit tenir dans l'arsenal thérapeutique antituberculeux. Quels sont actuelle-

ment les résultats qu’il est logique d’en attendre, avec l’appui :

des perfectionnements techniques ee et des nouveautés de la mycothérapie ?

Tel est le but de cette simple étude qui est avant tout de faire connaître les limites entre lesquelles s,inscrit cette méthode de traitement.

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Nous ne décrirons pas ici la technique chirurgicale proprement dite du Pneumothorax extra-pleural. Elle est bien connue elle a été développée maintes fois et nous ne voudrions pas revenir inutilement sur ce qui a été exposé magistralement avant nous. | 2

Cependant, il nous semble bon de préciser quelles sont à notre avis les conditions nécessaires pour qu’un Pneumothorax extra-pleural donne le maximum de résultats.

Ce sont :

1°)la pose d’une indication correcte; 2°) la préparation du malade; 3°) la fixation soigneuse de la date de l’intervention; 4°) la technique opératoire, rigoureuse et minutieuse; 5°) la surveillance du malade dans les jours qui suivent

l'intervention; C

6°) l'entretien ultérieur du Pneumothorax extra-pleural.

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