‹ Le Pneumothorax Précocement Efficace: Association de la Section de Brides et de la Chrysothérapie Intra-PleuraleChapitre 12 sur 42 · LES · texte numérisé non relu

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La « mystique » de la cure doit done s’effacer. L’expérience montre combien sont fragiles la plupart de ses succès. Ses conséquences matérielles et morales sont souvent fàcheuses.

La collapsothérapie précocement réalisée pour des lésions minimes nous offre d’autres perspectives, et cela sans contre-partie, car la crainte des compl'cations, critique fréquemment faite, ne saurait intervenir dans de telles conditions.

Les accidents, comme le note Miranda, ne sont nullement comparables aux risques qui menacent le malade en l’absence de pneumothorax. « La collapsothérapie gazeuse appliquée à des formes relativement peu étendues, écrit Burnand, ne fait courir au malade que de très faibles risques. Ainsi tombe lobjection souvent formulée contre le pneumothorax : « vous risquez d’aggraver par l’opération un cas en lui-même peu redoutable ».

Toutes les statistiques concordent :

— Turner, pour 45 cas, ne relève qu’un épanchement sans gravité et une symphyse progressive.

— Benzaquen, sur un total de 44 pneumothorax pour lésions discrètes n’a observé aucune perforation pulmonaire. Douze fois est apparu un épanchement

pleural du type radiologique et douze fois un épanchement fébrile bénin.

— Cedric Shaw compare les accidents, suivant l'importance des lésions traitées. Il aboutit aux chiffres suivants :

épanchements séreux : lésions discrètes... 21 % lésions avancées. 45 %

épanchements purulents . . ............. 22%, Contre IE AUNUIR AE 10

pérforations puimonaires eu 2 ue: 0 % CONTES URI THEN ER Duc

— Enfin, Bronfin conclut que plus longue est la durée de la maladie, plus grands sont les risques de complications : la fréquence des épanchements passe de 26 % si le pneumothorax a été institué moins d’un an après les premiers symptômes, à 33 % entre un et trois ans et 44 % de trois à cinq ans.

À peu de risques, de tels pneumothorax donnent des guérisons dont le pourcentage peut atteindre 80 %.

— Wherret a suivi pendant une durée de 1 à 13 ans, à Fort Q’Appel Sanatorium, 291 pneumothorax précoces avec 28 % de résultats défavorables dont 10 % de mortalité.

— 80 % des malades de Lassen ont retrouvé leur capacité de travail.

— Myers sur 52 cas a eu 4 décès et 3 bilatéralisations; 42 malades ont repris leur activité.

— Benzaquen apporte une statistique de 44 cas : 6

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sont aggravés, 38 ne présentent plus aucun trouble fonctionnel ni général.

—— La comparaison de C. Shaw est éloquente cas minimes : mortalité avec pneumothorax 0 — sans pneumothorax 23 % cas modérés : mortalité avec pneumothorax 10 % = sans pneumothorax 45 %

Plusieurs points sont à souligner :

— 1° La rareté des adhérences. Elles peuvent sans doute exister dans les formes initiales, note Miranda, mais elles sont d’autant plus rares que l'intervention est plus précoce.

C’est la conclusion de Minning, de Bronfin, de C. Shaw.

Turner et Collins donnent le pourcentage de 88 % de collapsus totaux.

Myers relève trois cas d’adhérences gênantes pour 52 pneumothorax.

Une seule section de brides a été nécessaire pour les 44 malades de Benzaquen.

— 2° La solidité de la guérison est soulignée par tous les auteurs : en particulier Benzaquen et C. Shaw insistent sur le fait que l’épreuve du travail a été bien supportée et n’a entraîné aucun réveil évolutif.

— 3° La rapidité de l’amélioration : Les malades traités ont pu reprendre leur travail dans un délai de six mois à un an (Turner, C. Shaw, Benzaquen).

La disparition rapide des bacilles n’est pas un des moindres avantages; en moyenne la stérilisation de l’expectoration a été obtenue entre trois et six mois.

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— 4° Même ainsi comprise la collapsothérapie ne saurait être d'emblée un traitement ambulant. La cure sanatoriale reste nécessaire. On la dosera pour chaque malade au maximum réalisable.

Mais le pneumothorax précoce va permettre par la rapidité de son action, de résoudre une grosse part des difficultés : la cure sera moins longue et plus efficace, la réadaptation plus facile.

Rareté des complications et des récidives, guérison et guérison solide dans 80 % des cas, possibilité d’un retour rapide à la vie active, adaptation de la cure aux exigences économiques, sociales, familiales; tels sont les avantages que nous offre le pneumothorax précocement réalisé pour des lésions minimes.

Si l’on veut bien mettre en regard la gravité de la tuberculose habituelle, faisant tomber la critique d’une intervention inutile chez des malades susceptibles de guérir spontanément, on mesurera toute la supériorité de la collapsothérapie.

L'évolution de la tuberculose est absolument imprévisible.

Quelle que soit la bénignité apparente de la lésion initiale, son développement ultérieur nous reste inconnu. Nous avons vu les restrictions à faire au sujet des améliorations spontanées et de leur solidité; pour surseoir au pneumothorax il importerait non seulement de prévoir qu’une amélioration va se produire, mais encore qu’elle sera durable.

Rien, actuellement, ne nous permet de telles pro-

phéties.

Toute tuberculose unilatérale, si discrète soit-elle, est donc justiciable du pneumothorax.

« Que le pneumothorax étant réalisable, il soit légitime de donner à la simple cure sa chance, c’est ce que, après l’avoir cru, j’ai, instruit par l’expérience, cessé de croire » (Rist).

« S’il est démontré à tous, écrit Guinard, que les chances de guérison s’équilibrent entre unilatéraux traités de bonne heure par le pneumothorax et ceux qui survivent sans cela, il semble, d’ores et déjà, que la préférence doive revenir à l’intervention précoce pour le surplus de garanties qu’elle confère. »

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